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    Paranoïa

    Tome 1

    Melissa Bellevigne

     

     

    Paranoïa, de Melissa Bellevigne

     

     

     

    Titre en VO : Paranoïa 

    Année de la première publication (France) : 2016

    Nombre de pages : 314 

    Editeur : Hachette, collection Black Moon 

    Site de l’éditeur : http://www.lecture-academy.com/ 

    ISBN :978-2-01-39423-3 (grand format)

    Site de l’auteur : http://www.goldenwendy.com/ (blog de l'auteur) 

    Ma note : 6,5/10 

    Publique conseillé : Adolescents à partir du lycée  

    Quatrième de couverture :  

    Lisa Hernest, psychiatre spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l'institut Saint-Vincent. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, vingt ans et enceinte de cinq mois, internée pour paranoïa et hallucinations. 

    Dès leur première entrevue, Judy fait preuve d'une lucidité et d'un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions. 

    Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence d'un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours.

    Progressivement, Lisa l'experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. 

    A mesure que les mois passent et que la date de l'accouchement approche, la vérité paraît s'éloigner.

     

    Mon avis :  

    Etant donné que le résumé est assez long, je n'en ferais pas.

      

    Les personnages sont assez complexes à cerner.

     

     

    Lisa, une psychiatre renommée s'occupe de patients dont le cas est difficile. Elle arrive, en général à cerner la personnalité des gens. 

    Lisa va voir ses certitudes être chamboulées à cause de Judy et va se remettre en question notamment sur sa vie - amoureuse, son envie de fonder une famille, au niveau professionnel -.

     

     

    Judy, 20 ans, souffre de paranoïa et d'hallucinations depuis son plus jeune âge. Elle croit qu'elle a un ami imaginaire, Alwyn, qui la suit depuis toujours. Sa famille la pense folle. La jeune femme fait tout pour qu'Alwyn ne vienne pas la déranger et la perturber.

     

     

    Alwyn, "l'ami imaginaire" de Judy est un jeune homme est surprotecteur. Il parle un peu de manière vieillotte et semble avoir une "mission" à accomplir.

     

     

    L'écriture de l'auteur est pas mal. Le vocabulaire et la tournure des phrases sont recherchés. 

    Elle développe de manière simple mais complète la psychologie de ses personnages.

     

     

    La capitale londonienne, Londres - non, sans blague, on ne le savait pas ! - est assez présente et la quasi totalité de l'intrigue se passe là-bas. On sent tout l'attachement que l'auteur à pour cette ville. Les thèmes de la maternité, de la famille, des racines familiales sont récurrents tout au long du récit.

     

     

    Il y a une alternance de ponts de vue entre Lisa, pendant les séances avec Judy où elle essaye de comprendre son "histoire", puis des passages avec la jeune femme, où celle-ci nous raconte sa vie sous forme de flash-back avant qu'elle ne soit internée dans la clinique psychiatrique.

     

     

    Malgré tout, j'ai trouvée que les passages avec Judy étaient plus approfondis que ceux avec Lisa. Il y a eu aussi quelques longueurs à certains moments. Judy, dans ses passages narratifs nous relate plus sa vie en "cohabitation" et sa relation avec Alwyn, ce qui est dommage.

     

     

    La fin... Je ne sais pas quoi dire dessus, à part qu'elle est déroutante. 

    Je vous le conseille ? Pour une fois, je ne vous dis pas "oui" ou "non", à vous de voir !

     

     

    Extrait : (choix : l'énigme de Judy ?) 

    "Ne fait pas cette tête, Alwyn, tu es l’énigme de ma vie. (...) Si j'arrive à savoir qui tu es, je saurai aussi qui je suis. "

     

     

    On adore : Les personnages, le côté psychologique, l'alternance de point de vue, le fait que l'on parle d Londres. 

    On regrette : Les longueurs, le fait que Lisa soit moins mise en avant que Judy, peut-être la fin.


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  • Le caveau de famille

    Katarina Mazetti

    Titre en VO : Familjegraven

    Année de la première publication (en France) : 2011

    Nombre de pages : 238

    Editeur : Editions Gaïa

    Site de l’éditeur : http://www.gaia-editions.com/#&panel1-1

    ISBN : 978-2-84720-192-5 (grand format)

    Site de l’auteur : http://www.katarinamazetti.com/enfrancais001.html

    Ma note : 6/10

    Publique conseillé : je ne sais pas vraiment. Féminin.

    Quatrième de couverture :

    Elle c’est Désirée, la bibliothécaire, et lui c’est Benny le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur livres et produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche…

     

    Mon avis :

    Autant, j’ai beaucoup apprécié le premier tome, autant le deuxième… Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit au niveau du premier, mais quand même…

     

    L’histoire est assez bien expliquée dans le résumé, je trouve. Si ça marche, ils vont devoir construire leur vie ensemble… Ce qui arrive.

     

    Désirée change beaucoup au cours de ce tome, ce qui est normal, puisqu’elle devient maman, et vient vivre à la ferme. Elle apprend à s’occuper d’enfants, elle apprend ce qu’est la vie à la ferme, et elle apprend à s’occuper de Benny. Elle se donne à 200 %, même si elle voudrait plus, de l’aide de Benny et du temps pour elle.

    Benny, lui, change beaucoup, mais surtout envers Désirée, sur qui il apprend à compter, peut-être un peu trop. Mais il l’aime toujours autant, même si elle ne le voit pas toujours…

     

    Ce tome-ci décrit donc la vie de famille au fil des ans. Les sacrifices, les joies, les peines. Et de manière très réaliste, avec un ton humoristique.

     

    Mais il a manqué à mon goût un quelque chose, qui se trouvait dans le premier tome, pour vraiment me faire rire et m’embarquer dans l’histoire. Je l’ai lu très vite, mais je reste sur ma faim. Je pense que je me suis aussi sentie moins concernée.

     

    Par contre, le fait que ce soit toujours en alternance de point de vue entre les deux personnages est encore très sympa. On a les deux points de vue, très divergents… Ce manque de compréhension…

     

    Extrait : (choix : Proposition très originale… Il lui demande ça alors qu’elle vient d’accoucher et qu’il n’a pas pu y assister…)

    « — Tu veux qu’on se marie, Désirée ?

    Elle a reniflé d’exaspération.

    — Ce n’est pas ce que je voulais dire. De nos jours, personne…

    — Je sais. Je te propose seulement de partager mes dettes pour le meilleur et pour le pire ! »

     

    On adore : L’alternance de point de vue, le côté humoristique.

    On regrette  : Ce petit truc en plus, qui fait que l’on est embarqué dans l’histoire.

     

    Chronique du tome 1 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-mec-de-la-tombe-d-a-cote-de-katarina-mazetti-a118045298


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  • Le mec de la tombe d’à côté

    Katarina Mazetti

    Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti

    Titre en VO : Grabben I graven bredvid (c’est suédois)

    Année de la première publication (en France) : 2006

    Nombre de pages : 221

    Editeur : France Loisir, collection Piment

    Site de l’éditeur : http://www.franceloisirs.com/

    ISBN : 978-2-298-04159-0 (format poche)

    Site de l’auteur : http://www.katarinamazetti.com/enfrancais001.html

    Ma note : 8/10

    Publique conseillé : Plutôt féminin

    Quatrième de couverture :

    Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante.

     

    Mon avis :

    Un roman d’amour qui verse dans la comédie… J’ai beaucoup apprécié !

    C’est l’histoire de Désirée, bibliothécaire, citadine, femme simple avec une vie coincée dans les livres, et qui va parfois voir son mari… au cimetière. Assise sur le banc, avec son carnet de poésie, la tombe d’à côté et le mec qui s’en occupe l’horripile. Trop tape-à-l’oeil…

    C’est aussi l’histoire de ce mec, Benny. Agriculteur qui court dans tous les sens, il vient parfois s’occuper de la tombe de ses parents, en y plantant des fleurs. Il trouve la tombe d’à côté si terne… Et cette fille, la fille beige…

    Un jour, assis sur le banc, un évènement des plus basique va faire naître un sourire sur leurs lèvres, et leur regard se croise… Le coup de foudre !

    Mais la vie n’est pas si simple. Une citadine, un paysan. Une accro des livres, un mec qui estime que lorsqu’on a lu un livre, on les a tous lu. Une vie bien rangée, une vie débordée. C’est le choc culturel. (Je vous aurai bien mis un extrait sur le choc culturel, mais j’en aie préféré un autre, tout aussi drôle.) Comment allier les deux ? Elle qui ne quitterait sa ville et sa bibliothèque pour rien au monde, lui qui ne veut en aucun cas quitter la ferme familiale.

     

    Désirée est si pragmatique… La fille en beige, elle se fond dans la masse, comme si se faire remarquer lui faisait peur. Timide. Mais elle a quand même du caractère.

    Benny ne fait que courir, et n’a pas le temps de réfléchir à quoi que se soit, ni de suivre le conseil de sa mère de sortir pour rencontrer quelqu’un. Pourtant, c’est un tombeur… Il rêverait d’une femme avec lui, qui pourrait l’aider à la ferme… Alors Désirée, tout l’inverse, ce n’est pas du tout ce qu’il lui faut !

    Tout cela donne un couple explosif ! Il leur arrive de se disputer tellement souvent…

     

    L’histoire n’est pas des plus originales, mais c’est tellement bien raconté… Et la fin ! J’ai adoré la fin !

    Chose originale, l’histoire est racontée par Désirée ET par Benny, c’est un chapitre sur deux. J’ai adoré cet échange de point de vue, qui nous laisse voir les peurs et espérances de chacun concernant l’autre.

    Le style est assez drôle.

     

    C’était la deuxième fois que je lisais ce livre, et j’ai adoré, toujours autant. Je l’ai lu en une après-midi.

     

    J’ai appris qu’il y en a un deuxième, alors je vais le lire rapidement pour en faire la chronique aussi.

     

    Je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie le placer, car, si je choisirai romance, il est aussi classé comme contemporain, et dans la mesure où il y a un deuxième tome qui ne sera, je pense, pas romance (ou très peu), je vais mettre les deux dans contemporain.

     

    Extrait : (choix : Parce que ce passage m’a fait rire.)

    « Amour » est le besoin de variation génétique de notre espèce, sinon il suffirait qu’il y ait des femelles qui se multiplient par parthénogenèse.

    Bien sûr que je suis au courant des forces incroyables qui s’agitent entre les hommes et les femmes. L’ovule baigne là dans notre ventre, et tout ce qu’il veut, c’est être fécondé par un spermatozoïde convenable. Dès qu’il y en a un qui approche, la machinerie hoquète et se met en branle.

    Mais je n’étais pas préparé à ce que l’enveloppe du spermatozoïde ait un tel sourire ! L’ovule se mit à frétiller en moi, à bondir, à clapoter, à faire des sauts périlleux et à envoyer des signaux : « Par ici ! Par ici ! »

     

    On adore : Le style, la fin, le fait que les deux protagonistes prennent la parole.

    On regrette : Je ne sais pas.


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  • Les stagiaires

    Samantha Bailly

     

    Les Stagiaires, tome 1 de Samantha Bailly

     

    Titre en VO : Les Stagiaires

    Année de la première publication (France) : 2014

    Nombre de pages : 350

    Editeur : Milady, collection Romance

    Site de l’éditeur : http://www.milady.fr/ 

    ISBN : Pas trouvé (format kindle)

    Site de l’auteur : http://www.samantha-bailly.com/ 

    Ma note : 10/10

    Publique conseillé : Tout public mais surtout les jeunes adultes qui rentrent dans la vie active

    Quatrième de couverture :

    Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
    Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
    Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
    Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro...
    Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent.
    Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

    Quand la "génération Y" entre en collision avec le monde du travail : un récit marquant dans lequel beaucoup de jeunes adultes se reconnaîtront.
     

     

    Mon avis :

    Comme vous pouvez le voir, le résumé est très long et résume bien le roman.

     

    Les personnages sont sympathiques, même si on en apprécie certains plus que d’autres.

    Ophélie habite à Rennes avec son petit-ami. Elle cherche un stage en communication d’une durée de 6 mois. C’est une jeune femme discrète qui doit être débrouillarde dans sa vie, ses parents sont trop occupés avec leur restaurant. On se prend d’affection pour elle.

    Arthur est un jeune parisien qui vit dans les beaux quartiers de la capitale. Il fait partie de la « jeunesse dorée ». Il a tout ce qu’il veut mais souhaite toujours plus. Ses parents veulent contrôler sa vie. Il est en stage dans le domaine de la finance et de la gestion. Il est d’abord insupportable mais au fil de l’histoire il change de visage et montre un autre côté de sa personnalité.

     Alix, fait un stage dans l’éditorial. Elle adore la culture japonaise, et les mangas. C’est la plus gentille du groupe.

    Enissa est une stagiaire en marketing. C’est une jeune femme dynamique qui utilise ses charmes pour séduire les hommes. Malgré ce côté séductrice, elle cache des failles.

    Hugues est dans le domaine graphique. Il est toujours l’opposé des autres. 

    Vincent, dans le service des ressources humaines est quelqu’un de droit.

     

    L’entreprise appelée Pyxis où les personnages font leur stage est spécialisé dans les mangas et les jeux vidéo. C’est un lieu dynamique où les salariés sont décontractés.

     

    Samantha Bailly, avec son écriture fluide et agréable arrive très bien a nous montrer l’atmosphère dans une entreprise – ses joies, la peur de ne pas trouver de travail après le stage… - Autant de problèmes que comprendront les personnes qui sont en stage ou cherche un emploi.

    Les chapitres sont cours et alternent les points de vue d’Ophélie et d’Arthur et vice versa.

     

    Dans le livre, il y a l’organigramme de l’entreprise pour bien situer les personnages – qui fait quoi ? Qui est le stagiaire de qui ? – Très pratique vu le nombre de personne !

    Il y a aussi  des tableaux et des images.

     

    La fin juste pas super.

    Je recommande ce tome 1 à tout le monde mais surtout aux jeunes qui rentrent dans le monde du travail.

    Un tome 2 est prévu !

    Extrait : (choix : tellement vrai !)

    « Quand on cherche désespérément quelque chose, on ne le trouve pas. Et quand on s’efforce quelque chose on peut être sûr que ça va venir vers nous tout naturellement. »

    On adore : Les personnages, l’univers réaliste des stages et de l’entreprise.

    On regrette : La fin. 


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