• Bd/manga

    Dans cette rubrique, vous trouverez ces chroniques :

    • Bakuman, de Tsugami Ohba et Takeshi Obata yes
    • Vie de carabin, tome 1, chronique d'un étudiant en médecine, de Védécé happy
    • Vie de carabin, tome 2, confidence d'un apprenti médecin, de Védécé clown
    • Alchimia, tome 1, de Samantha Bailly et Miya no
    • Death note, de Tsugami Ohba et Takeshi Obata biggrin
    • Charles darwin, la théorie de l'évolution version manga oops
    • Tu mourras moins bête [mais tu mourras quand même] Tome 2 : Quoi de neuf docteur moustache ?, de  Marion Montaigne oh
    • Princesse Sara, tome 1 : Pour une mine de diamants, d'Audrey Alwett glasses
    • Autobiographie d'une fille Gaga, de Diglee sarcastic
    • La complainte des landes perdues, cycle 1, Rosinski et Dufaux happy
    • Chats !, tome 1, 2 et 3, de Frédéric Brrémaud et Paola Antista ^^
    • Lou, tome 1, journal infime, de Julien Neel winktongue
    • Love, friendship et autres complications, de Diglee happy
    • Rockin'Heaven, tome 1, de Mayu Sakai
    • Rockin' Heaven, tome 2, de Mayu Sakaï ^^
    • Rockin' Heaven, tome 3, de Mayu Sakai happy
    • Celle que, tome 1, celle que je ne suis pas, de Vanyda
    • Celle que, tome 2, celle que je voudrais être, de Vanyda
    • Celle que, tome 3, celle que je suis, de Vanyda
  • Bakuman

    (20 tomes)

    Tsugumi Ohba (sénario) et Takeshi Obata (dessin)

     

    Titre en VO : Bakuman

    Année de la première publication (en France) : 2010 (tome 1) à 2014 (tome 20)

    Nombre de pages : en moyenne 190 page par livre

    Editeur : Kana, collection shonen

    Site de l’éditeur : ici

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : Qui veut passer un bon moment avec un manga vraiment sympa : un vrai shōnen mais sans vraie bagarre, c'est un joli coup !

    Quatrième de couverture : 

    Deux garçons veulent devenir mangakas, une route très difficile qui peut leur apporter une gloire à laquelle seule une petite poignée de personnes ont accès. Voici l'histoire de Moritika Mashiro, très doué pour le dessin, et d'Akito Takagi, doté d'aptitudes supérieures pour l'écriture, qui vont créer une nouvelle légende dans le monde des mangas !!

     

    Mon avis :

    Alors encore une fois, je chronique la série complète, mais comme je l'ai lu à suivre, je trouve cela plus simple.

     

    Donc pour l'histoire, c'est celle de deux collégiens qui décident de former une duo de mangakas car ils sont passionnés par ça, et de faire le meilleur manga possible. On y ajoute un coté mignon car l'un des deux qui aime une fille qui elle rêve de devenir doubleuse de dessins animés, et ces deux-là se promettent de se marier quand ils auront réalisé leur rêve. Et voilà l'histoire.

    C'est simple, sans prise de tête.Et ça permet beaucoup de choses à travers ce manga.

     

    Les personnages, maintenant.

    Mashiro, un garçon plutôt blasé et pas très bavard au début, et timide avec la fille qu'il aime. Il a des connaissances sur les mangas, sa passion pour le dessin est très forte. Il est très têtu et obstiné pour absolument tout.

    Takagi, le scénariste du duo, et plus spontané, plus joyeux. Lui aussi est persévérant quand il s'agit de son rêve. Très intelligent, il arrive a faire des histoires très bien ficelées, mais il est complètement nul en dessin. Pourtant, il veut absolument faire du manga, et non pas écrire des romans.

    Ensuite, il y a Azuki, la fille dont Mashiro est amoureuse. Pas toujours présente, ça dépend des moments. Belle, aussi timide et aussi têtue que Mashiro, mais tout de même plus sensible aux autres. Elle aussi veut réaliser son rêve.

    Il y a Kaya, la meilleure amie d'Azuki et la copine de Takagi. Sportive, spontanée, jalouse, un fort caractère, elle est un soutien sans faille. Je l'ai beaucoup appréciée, elle apporte une touche de bonne humeur très agréable et rafraichissante.

    Il y a aussi Eiji, un autre mangaka, un rival du duo. Génie du manga, il fonctionne beaucoup à l'intuition, il dessine énormément. Il est assez spécial, mais c'est un personnage amusant.

    Hattori est l'éditeur du duo, c'est un homme qui sait reconnaitre un bon manga et donner de bons conseils. Parfois il manipule un peu les autres pour parvenir à créer l'atmosphère qui aidera tout le monde à progresser.

    Les autres personnages sont nombreux, il y a un certains nombre notamment d'éditeurs, de mangakas, etc... mais je ne vais pas tout vous détailler.

     

    Les personnages sont intéressants à suivre, ils apprennent à évoluer en fonction les uns des autres avec une atmosphère de rivalité pour être le meilleur tout en étant des amis sincères.

     

    Les dessins sont bien réalisés, c'est agréable à regarder.

    Concernant le style d'écriture, par rapport à d'autres mangas plus classique de shonen (type de manga destiné aux jeunes garçons type One piece), il y a plus de textes, c'est plus dense, et il n'y a pas de bagarre directe. Mais tous les auteurs se battent par l'intermédiaire de leur manga, en visant la première place du classement, donc on retrouve l'esprit shonen, avec de l'amitié, des combats acharnés pour être le meilleur, des rivalités, et une morale qui peut être la suivante : "pour atteindre objectifs et réaliser ses rêves il faut fournir tous les efforts possibles et donner le meilleur de soi même". Bref, une valeur de travail, de mérite, qui dit que tout est possible en travaillant dur. C'est ce qu'essaie de faire passer ce manga.

     

    L'histoire d'amour donne un but encore plus ultime que celui d'être les premiers et donne aussi un peu de fraicheur, tout en accentuant l'aspect "réaliser ses rêves".

     

    Il y a aussi une mise en abime très intéressante, puisqu'on parle de création de manga dans un manga. Et quand on avance dans la série, on arrive à certains moments où on se doute que, pour créer Bakuman, les auteurs ont eu une réflexion similaire à celle des personnages du livre (la question de la baston marginale notamment, comment créer un manga de baston qui ne soit pas classique ? On se rend compte en lisant que Bakuman en est un exemple). Au point où on est en droit de se demander à quel point ils se sont inspiré d'eux-même pour certaines scènes.

     

    Ce manga permet aussi de montrer les dessous de l'édition de manga, la pression qui pèse sur les auteurs pour fournir leur dessins en temps et en heure quand il ont une série, etc... Et je pense que c'est assez réaliste sur ce point. 

     

    En bref, un manga que je recommande, qui transmet de bonnes valeurs, qui est sympa à lire, avec beaucoup de rebondissements, de réflexion tant derrière que dans le manga.

    Le seul petit reproche que je peux faire, c'est que certains éléments sont prévisibles. Bon, la fin l'est beaucoup, mais on l'attendait tellement qui si ça avait fini autrement ça aurait été une déception, et elle est belle, j'ai beaucoup aimé la scène finale qui est très bien dessinée, alors ça ne m'a pas dérangée.

     

    Extrait : (choix : au hasard, c'est au tout début de l'histoire, il s'agit de Mashiro. Je trouve que le dessin est bien fait)

    Bakuman, de Tsugumi Ohba (sénario) et Takeshi Obata (dessin)

     

    On adore : L'histoire, les personnages et l'émulation qu'il y a entre eux du fait de leur rivalité et amitié, les dessins, la réflexion qu'il y a dans ce manga.

    On regrette : Peut-être certains éléments qui étaient facilement prévisible, mais on ne regrette tout de même pas tant que ça...

    Jiji


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  • Vie De Carabin (tome 2)

    Confidence d'un apprenti médecin

    Védécé

     

    Titre en VO : Vie de carabin, confidence d'un apprenti médecin

    Année de la première publication (en France) : 2015

    Nombre de pages : 136

    Editeur : S-Editions

    Site de l’éditeur : https://s-editions.com/articles_fiche_gen.php?id=146&&Vie%20de%20Carabin%202

    ISBN : 9782-35640-105-2 (format papier)

    Site de l’auteur : https://twitter.com/VieDeCarabin?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor (C'est sa page twitter, c'est comme ça qu'il s'est fait connaitre)

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : Premièrement, les étudiants en santé, parce que ça fait rire (et aussi peur pour la suite de nos études). Deuxièmement, tout public, encore une fois, parce que c'est drôle, tout simplement.

    Quatrième de couverture : Quand « Védécé » a commencé à publier sur internet son quotidien d’étudiant en médecine – ce qui allait devenir « Vie De Carabin » - il n’aurait jamais cru que ce petit personnage croqué à la va-vite sur le papier, avec tout juste une houppette pour le rendre reconnaissable, irait si loin !
    Après l'immense succès de « Chronique d'un étudiant en Médecine », Védécé a choisi de nous faire partager son expérience de jeune interne dans ce nouveau volume « Confidences d'un apprenti médecin » !

    Vie De Carabin, tome 2 : Confidence d'un apprenti médecin, de Védécé

     

    Mon avis :

    Voilà a suite de Vie de Carabin !

    Nous suivons toujours l'étudiant en médecine du tome 1, mais cette fois ci durant son internat. Il nous raconte ici quelques jours de son internat.

     

    C'est toujours aussi drôle et sympa à lire. Et toujours aussi flippant pour mon propre internat le jour où j'y serais ;) Et pour certaines situations, si c'est ici présenté de façon à en rire et avec bonne humeur, ça n'empêche que dans la réalité, les vivre, ça ne doit pas être drôle tous les jours. Autant pour les étudiants que pour les patients que pour tout le personnel hospitalier.

    Mais j'ai quand-même bien ris durant ma lecture, autant qu'en lisant le tome 1. 

     

    Les dessins sont toujours assez simples, dans le même style que pour le livre précédent, et accompagnent toujours très bien ce que raconte l'auteur, ça se lit bien, vite, facilement. Quand on l'a commencée, on n'a pas envie de lâcher la BD, encore une fois.

     

    En bref, si l'envie vous prend de vous plonger dans les dessous de l’hôpital, n'hésitez pas.

     

    Extrait : (choix : celui que j'ai trouvé)

    Vie De Carabin, tome 2 : Confidence d'un apprenti médecin, de Védécé

    On adore : l'humour, la simplicité et la facilité de lecture. Dessins simples et efficaces.

    On regrette : Euh... Je n'ai pas trouvé.

    Jiji


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  • Vie De Carabin (tome 1)

    Chronique d'un étudiant en médecine

    Védécé

     

    Titre en VO : Vie de carabin, chronique d'un étudiant en médecine

    Année de la première publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 96

    Editeur :S-Editions

    Site de l’éditeur : https://s-editions.com/articles_fiche_gen.php?id=100&&Vie%20De%20Carabin

    ISBN : 9782-35640-105-2 (format papier)

    Site de l’auteur : https://twitter.com/VieDeCarabin?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor (C'est sa page twitter, c'est comme ça qu'il s'est fait connaitre)

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : Premièrement, les étudiants en santé, parce que ça fait rire (et aussi peur pour la suite de nos études). Deuxièmement, tout public, encore une fois, parce que c'est drôle, tout simplement.

    Quatrième de couverture : Quand « Védécé » a commencé à publier sur internet son quotidien d’étudiant en médecine – ce qui allait devenir « Vie De Carabin » - il n’aurait jamais cru que ce petit personnage croqué à la va-vite sur le papier, avec tout juste une houppette pour le rendre reconnaissable, irait si loin ! « Vie De Carabin » n’était à l’époque qu’un défouloir où il pouvait partager ses coups de cœur et ses coups de gueule sur le rude monde hospitalier… Aujourd’hui, c’est une bande dessinée pleine d’anecdotes vécues qui n’a aucune vocation hormis celle d’être le simple témoignage d’un étudiant en médecine…

     

    Mon avis :

    Voilà une BD qu'une amie m'a prêtée. Et je la remercie beaucoup !

    C'est donc un étudiant en médecine qui parle de ses études. Il nous raconte tous pleins d'anecdotes.

    C'est drôle, c'est sympa à lire. Mais c'est aussi un peu flippant. Je m'explique, dans ce tome 1, l'auteur parle de ses études de la première année (vive la PACES) à la fin de l'externat (la 6e année). Je suis à l'heure actuelle entre ma deuxième et ma troisième année, j'ai donc pu me rendre compte de à quel point ce qu'il raconte dans le début du livre est réaliste, et du coup ça donne une idée de ce à quoi m'attendre pour la suite. Mais bon, je verrais quand j'y serais.

    Je disais donc, j'ai bien ris durant ma lecture.

     

    Les dessins sont assez simples, ce qui accompagne très bien ce que raconte l'auteur, ça se lit bien, vite, facilement. Quand on l'a commencée, on n'a pas envie de lâcher la BD.

     

    En bref, je recommande cette tranche de rire à qui le voudra.

     

    Extrait : (choix : celui que j'ai trouvé)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On adore : l'humour, la simplicité et la facilité de lecture. Dessins simples et efficaces.

    On regrette : Euh... Je n'ai pas trouvé.

    Jiji


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  • Alchimia tome 1

    Samantha Bailly (scénario) et Miya (dessin)

      

    Alchimia, tome 1, de Samantha Bailly (scénario) et Miya (dessin)

     

     

    Titre en VO : Alchimia tome 1

    Année de la première publication (France) : 2016

    Nombre de pages : 200

    Editeur : Editions Pika

    Site de l’éditeur : http://www.pika.fr/ 

    ISBN : 978-2-8116-2293-0 (grand format)

    Sites des auteurs :

    Samantha Bailly : http://www.samantha-bailly.com/ 

    Miya : https://chezmiya.weebly.com/ 

    Ma note : 5/10

    Public conseillé : Adolescents à partir de 14-15 ans

    Quatrième de couverture :

    Saë, une jeune alchimiste, sillonne le royaume d’Alchimia en bateau. Avec ses compagnons, elle utilise ses dons magiques pour collecter et protéger la mémoire de son peuple. Mais la guerre éclate avec Ifen, le royaume voisin qui refuse la pratique de cet art. En pleine tourmente, Saë est sauvée par Idan, un soldat ifenien… Alors que tout les oppose, le destin les pousse l’un vers l’autre…

     

    Mon avis :

    C’est mon premier manga.

    Quand je l’ai acheté, je voulais savoir si j’allais l’apprécier. J’ai été un peu déçue.

     

     

    Nous suivons Saë, une alchimiste des mots qui vit sur un bateau appelé l’Atelier. Elle voyage au travers du royaume d’Alchimoa et va rencontrer des difficultés.

     

     

    Saë est une jeune femme qui est une alchimiste dont on ne sait pas grand-chose. Elle semble très belle et avoir toujours vécue au sein du bateau. C’est une alchimiste des mots – elle peut transformer les souvenirs des gens en une substance qu’elle range dans des fioles -.

     

     

    Ethiel, son ami, est protecteur envers elle. Il sait prendre des décisions quand cela est nécessaire. On peut penser qu’il est amoureux de Saë. C’est un alchimiste des âmes – il peut changer les sentiments des autres -.

     

     

    Ruby et Vidamo respectivement le capitaine du bateau et le cuisinier sont des personnages que l’on ne voit pas beaucoup à mon sens et qui sont très secondaires à l’intrigue.

     

     

    Idan est un soldat ifenien – un soldat du royaume voisin qui refuse la magie de l’alchimie – va se retrouver au sein du groupe un peu par hasard. Il va très vite se lier d’amitié avec la jeune fille.

     

     

     

    L’univers mis en place est intéressant mais introductif de par le fait qu’il s’agît d’un tome 1.

     

     

    Les dessins sont par très beaux. On arrive bien à distinguer les personnages et leurs expressions faciales.

     

     

    Au début du manga, il y a des pages en couleurs et la colorisation est magnifique !

     

     

    La jaquette de couverture est double : on peut soit mettre celle avec Saë et Idan ou bien celle avec Saë et Idan. Personnellement, j’ai opté pour celle avec Idan et sa belle couleur bleu nuit.

     

     

    Je regrette par contre l’histoire à laquelle je n’ai pas vraiment accrochée.

     

     

    En résumé, une lecture mitigée et je ne sais pas si je lirai la suite.

     

    Extrait : (choix : aucun car je n’en ai pas trouvé)

     

    On adore : Les personnages, l’univers, la couverture réversible, les dessins, la colorisation au début du livre.

    On regrette : L’intrigue.

     

     

                                                                                                      Debo


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  •  Death Note

    (12 tomes + 1)

    Tsugumi Ohba (sénario) et Takeshi Obata (dessin)

    Death Note, de Tsugumi Ohba (sénario) et Takeshi Obata (dessin)

    Oui, je sais, ce n'est pas une couverture, ce sont seulement les tranches de tous les livres de la série... Mais c'est pensé que c'était mieux que vous mettre les couvertures de tous les bouquins, ça aurait fait beaucoup d'images d'un coup ^^'

    Titre en VO : death note

    Année de la première publication (en France) : entre 2007 et 2009

    Editeur : Kana, collection dark

    Site de l’éditeur : http://www.kana.fr/mangas/?tab=collection&collection=dark-kana

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : public averti, assez psychologique, ne pas avoir peur d'aborder des thèmes pas joyeux et des questions éthiques.

    Quatrième de couverture :

    Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes !! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet : Ryûk, un dieu de la mort ! Poussé par l’ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet…

     

    Mon avis :

    Pour cette fois, je chronique une série complète.

    Je fais ce choix de faire tous les tomes d'un coup, car un seul tome de ce manga, je trouve que c'est trop léger pour une chronique. Et puis, ça me permets aussi d'aborder de façon plus global le fond de l'histoire.

     

    Bon, déjà, l'histoire.

    Un carnet « tombé du ciel ». Ou plutôt laissé tomber par un dieu de la mort, de façon volontaire, le dieu en question s'ennuyait et voulait voir ce que ça donnerait.

    En effet, c'est un carnet particulier. Il s'agit d'un death note. (Soit un cahier de la mort, mais c'est moins classe en français. Et puis, même dans le pays d'origine, le Japon, où prend place l'histoire, son nom est bien donné en anglais, c'est volontaire de la part des auteurs.)

    Un death note, c'est un carnet qui permet de donner la mort. C'est-à-dire que si quelqu'un écrit le nom d'une personne dans ce carnet, cette dernière mourra. (La façon de mourir est soumise à quelques règles et peut être modifiée, mais je n'aborderais pas ce point, je vous laisse les découvrir, et ce n'est pas nécessaire pour la chronique.) Autrement dit, une arme redoutablement mortelle.

    Ce carnet, c'est Light Yagami qui l'a trouvé. Ce lycéen a un idéal, il souhaiterai créer un monde sans criminel. Alors, la curiosité étant le propre de l'homme, l'adolescent teste le cahier en y écrivant le nom d'un criminel. Et ça marche. Alors, il entreprend de punir les criminels qui le méritent. Dans le but de créer un monde nouveau, un monde où règne la paix.

    Mais cette vague de mort parmi les pires criminels du monde attire l'attention des autorités. Et un détective privé, qui se fait appelé L et dont l'identité est inconnu de tous, va entrer en confrontation avec Light, que l'opinion publique a surnommé Kira. Une lutte s'engage, c'est au premier qui découvrira qui est l'autre.

     

    Bon, l'histoire, c'est ça. (Enfin, vous vous doutez que sur 12 tomes, il y a plus que ça derrière, mais je vais pas vous spoiler non plus...) Bref, voilà les bases. Pour les personnages, je ne vais pas m'étendre dessus, parce que je peux difficilement le faire sans vous spoiler, et ça m'embêterai. Donc je ne vais pas les détailler.

    Mais ça ne m'empêche pas de dire qu'ils sont creusés, travaillés d'un point de vue psychologique. Qu'on a du mal à ne pas plonger dans l'histoire, et ses cotés sombres. Les deux personnages principaux, Kira-Light et L sont tous deux très intelligents, et jouent une véritable partie d'échec dont ils planifient leurs coups longtemps à l'avance dans le but de se piéger l'un l'autre. Ils ont un caractère différent, l'un charismatique et l'autre négligé, l'un social et l'autre solitaire,... Le même but (se débarrasser de criminels), mais pas la même façon de faire, pas le même éthique (L ne tuera pas, mais n'allez pas croire que c'est un ange pour autant, hein, loin de là... Bref, on arrive à la question de savoir si la fin vaut les moyens...). Et tous deux se ressemblent par leur façon de penser, leur intelligence. Je dirai même qu'ils s'entendent bien à un moment donné, qu'ils sont presque amis (enfin, en apparence).

    Et tous les personnages ont leur part, sont creusés, sont intéressants à découvrir. Chacun a sa motivation, sa façon de faire, son éthique.

     

    Les dessins valent le coup d’œil aussi.

    Régulièrement, selon la mise en page, on a des extraits des règles du death note, ce que je trouve intéressant, j'ai bien aimé cette façon de faire des auteurs pour nous plonger dans l'univers.

     

    En bref, j'ai beaucoup aimé, je me suis plongée dedans, c'est une amie qui me les a prêté, et je les ai tous très vite lu.

     

    Mais ce sur quoi j'ai envie de revenir (et une des raisons pour lesquelles j'ai fait une seule chronique pour la série entière), c'est ce qu'il y a derrière. En effet, si le but de Light est louable, sa façon de faire est plus que discutable d'un point de vue éthique. La fin en vaut-elle les moyens ?

    Sans donner mon avis pour le moment, je vais vous faire un peu de philo, parce que j'ai trouver que c'était le meilleur exemple que j'ai jamais vu pour parler de l'éthique de la vertu, de l'éthique déontologique de l'éthique conséquentialiste. Ma prof de l'année dernière avait beau être une très bonne prof et être intéressante, ses exemples ne valaient pas ce manga. (Si vous voulez passer sur la philo, je ne vous en voudrais pas, je vous laisse aller directement à l'extrait wink2 Il est a noté que la réflexion a suivre est la mienne, et uniquement la mienne. Les auteurs vise avant tout une histoire de manipulations et de guerre psychologique, ce que je trouve un pari réussi haut la main. Ils laissent aussi quelques petits mystère ça et là pour nous laisser réfléchir et tirer les conclusions que l'on préfère... Mais ne nous demandent pas d'aller sur les considérations que j'expose ci dessous.)

    L'étique déontologique (Kant), c'est que l'action est éthique/moralement bonne si elle est conforme au devoir, à ce que nous dicte notre conscience. Dans ce point de vue là, l'action de Kira de tuer des gens, même si ce sont des criminels et que l'objectif poursuivi est un monde sans crimes, n'est pas bonne, parce que tuer des gens n'est pas moral. Pas trop compliqué.

    ► Si on prend l'étique conséquentialiste (Bentham et Mill), c'est exactement l'inverse. Là, une action est morale si les conséquences sont bonnes. Hors, obtenir un monde de paix, sans crimes, c'est tout de même de bonnes conséquences, non ? Donc si on se place dans ce point de vue là, l'action de Light-Kira est tout à fait éthique.

    Vous en dites quoi ? Comment on départage dans tout ça ? Parce que là, on a deux points de vue opposés, avec des conclusions opposées. Problématique. Et personnellement, je ne suis adepte d'aucun de ces deux modes de pensée.

    ► Alors je vais maintenant vous donner la version de l'éthique que je préfère : l'éthique de la vertu. (Vive Aristote.) Ici, une action est bonne si les conséquences sont bonnes et que l'action en elle même est adapté à la situation.

    Dans le cas qui nous occupe, une des deux conditions est remplie (le but est bon), mais pour l'autre, à votre avis, est-ce qu'on peut considérer que tuer les criminels est adapté à la situation ? Est-ce que le moyen est bon pour obtenir le résultat ? Ou plutôt, est-ce que le moyen est approprié ? Et bien là, je vais vous dire que pour moi, le moyen est carrément disproportionné. Mais ce n'est que mon avis, parce que même si je préfère Aristote, une partie des théorie de Kant me plaît aussi, et que ma morale personnelle fait que je trouve que ce n'est juste pas possible de faire un truc pareil. Sans compter que je voue une grande importance à la vie humaine (je ne suis pas étudiante en médecine pour rien...).

     

    Mais il n'empêche que ce manga m'a fait réfléchir, parce que oui, même si je ne suis pas d'accord avec ce que fait Light-Kira, je comprends son point de vue. Et j'ai trouvé extrêmement intéressante cette occasion de pousser les limites du conséquentialisme aussi loin. Définitivement, ce n'est pas ma philosophie de vie, mais tout de même, d'un point de vue intellectuel, pour ma réflexion personnel, j'ai adoré.

    Si vous voulez me donner votre avis, je suis toute ouïe !

     

    En bref, j'ai adoré, absolument tout de A à Z. Je ne reviendrais pas sur le tome 13, qui complète la série avec des trucs sympas, mais ne fait pas partie de l'histoire.

    Il existe une animé, j'irais peut-être le regarder, mais pour le moment, je ne sais pas ce qu'il vaut.

     

    Extrait : (choix : trouvé sur internet, la rencontre de Light avec son dieu de la mort)

     

     

    On adore : Le concept, la psychologie des personnages, les réflexions philosophiques que l'on peut voir derrière (sans obligation aucune), l'histoire en elle même, les dessins (j'ai toujours trouvé les dessins de manga beaux, même si je n'en lis pas beaucoup), et je ne suis pas sûre de ne pas en avoir oublier...

    On regrette : Rien !

    Jiji


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