• Chick-lit

    Dans cette rubrique, vous trouverez mes avis sur :

  • Samantha, bonne à rien faire

    Sophie Kinsella

     

    Samantha, bonne à rien faire, de Sophie Kinsella

    PODCAST : https://www.youtube.com/watch?v=p1sJtjpMU24

     

    Titre en VO : The Undomestic Godess

    Année de la première publication (France) : 2007

    Nombre de pages : 458

    Editeur : Editions retrouvées

    Site de l’éditeur : http://www.hugoetcie.fr/nos-labels/editions-retrouvees/

    ISBN : 978-2-36559-246-8 (grand format)

    Site de l’auteur : https://www.sophiekinsella.co.uk/

    Ma note : 8/10

    Public conseillé : Tout le monde

    Quatrième de couverture :

    En Angleterre, de nos jours. Pas de soirées, pas de week-end, pas de vacances, pas d’amoureux. Samantha, la trentaine, ne vit que pour sa carrière d’avocate. Elle va enfin avoir la promotion qu’elle espérait tant. Mais, en une journée, elle fait perdre à son meilleur client, une énorme somme d’argent. Désespérée, elle prend le premier train pour la campagne et, sur un malentendu, se fait embaucher comme bonne à tout faire chez un couple d’excentriques charmants. Four, fer à repasser, aspirateur, Samantha va découvrir un monde peuplé d’objets étranges. Et comprendre qu’on peut avoir 168 de Q.I. et ne pas savoir mettre en route une machine à laver. Mais surtout, elle va réaliser, en deux tournées de lessive, que le bonheur est peut-être dans le pré…

     

    Mon avis :

    Avant de commencer je remercie les éditions Retrouvées pour l’envoi de ce roman. Les éditions Retrouvées sont un label des éditions Hugo & Cie qui propose des romans best-seller en gros caractères, ce qui permet à des lecteurs ayant des problèmes visuels de pouvoir les découvrir. Je tiens à le signaler car c’est assez rare.

     

    J’ai passé un bon moment de lecture ! Samantha est une brillante avocate qui fait passer son travail avant sa vie personnelle. Après avoir fait perdre une grosse somme d’argent à un client, elle décide de tout plaquer et de devenir bonne à tout faire. Elle va aller de surprise en surprise et va vivre des expériences plus rocambolesques les unes que les autres…

     

    Les personnages sont attachants même s’ils sont clichés. Samantha est avocate financière dans l’un des plus grands cabinets londonien. Elle passe tout son temps à travailler. C’est une jeune femme fragile.

     

    Trish et Eddie, ses employeurs en tant que bonne à tout faire sont excentriques. Trish est une femme frivole. Elle aime beaucoup Samantha. Eddie est un homme effacé qui se dispute souvent avec sa femme.

     

    Nathaniel est le jardinier du couple. Dès le début, il va être présent auprès de la jeune domestique. Il est touchant et va tout faire pour l’aider. Leur relation va-elle évoluer ?

     

    Guy, un des collègues de Samantha ne jure que par son travail. Il est arrogant.

     

    Les autres protagonistes apportent une touche de légèreté à l’histoire.

     

    L’intrigue est simple, efficace et sans prise de tête. C’est l’histoire du quotidien de l’héroïne avec ses joies et ses peines. Les chapitres sont assez courts, ce qui permet de garder un bon rythme.

     

    L’écriture est comme l’intrigue simple et efficace. Par contre, dans certaines phrases, il manque des mots.

     

    La couverture est très jolie assez « années 1950 ».

     

    La fin est bien et clôt à merveille le récit !

     

    En bref, une bonne lecture et je remercie encore une fois les éditions Retrouvées.

     

    Extrait : (choix : j’aime bien cette phrase)

    « Parfois on n'a pas besoin de se fixer un but, ni d'avoir une vue d'ensemble. Il suffit de savoir ce que l'on doit faire au moment présent. »

     

    J’ai aimé : Les personnages, l’écriture, l’intrigue, la couverture, la fin, le fait que le roman soit écrit en gros caractères.

    Je n’ai pas aimé : Le fait qu’il manque des mots dans les phrases.

     

    Articles précédents :

    Alex bouquine en Prada répond à mes questions

    La Passe-miroir, tome 4, de Christelle Dabos

    - Sorties littéraires - Juin 2020 dans catégorie "nouveautés"


  • Mary et Lola

    Tome 1 : Pour un selfie avec lui

    Sam Riversag

     

    Mary et Lola, tome 1, de Sam Riversag

    PODCASThttps://www.youtube.com/watch?v=GU9eVu7kU0I

     

    Titre en VO : Pour un selfie avec lui

    Année de la première publication (France) : 2018

    Nombre de pages : 227

    Editeur : Editions AFNIL

    Site de l’éditeur : Pas trouvé

    ISBN : 979-10-97353-00-1 (format numérique)

    Site de l’auteur : https://www.babelio.com/auteur/Sam-Riversag/456388 (sa page auteur)

    Ma note : 5/10

    Public conseillé : Pour tout le monde

    Quatrième de couverture :

    En découvrant l’infidélité de mon compagnon, je me suis retrouvée brutalement dans une autre dimension. Ma réaction intersidérale m’a sidérée moi-même : Je serai une femme libre, sans contrainte ni belle-mère. Mais voilà que le félon demande son pardon. Et puis quoi encore ? Que feriez-vous à ma place ?

     

    Mon avis :

    J’ai lu ce livre grâce au site SimPlement et à l’auteur qui m’a proposé de le découvrir que je remercie !

    Le roman étant court (227 pages), je ne ferai pas de résumé pour vous laisser la surprise.

    Je n’ai pas vraiment aimé.

     

    Les personnages sont assez clichés. Mary est une jeune femme qui décide de quitter son petit-ami. Elle le vit plutôt bien au début puis, petit à petit, elle va changer d’avis. Elle tient un blog de son acteur préféré. C’est une girouette en ce qui concerne son avenir amoureux.

     

    Simon, son petit-ami est un « fils à maman ». Il ne jure que par sa mère ce qui énerve beaucoup Mary. Je l’ai détesté.

     

    Lola, la meilleure amie de Mary lui prodigue beaucoup de conseils – soit bons soit mauvais -. On la voit principalement par téléphone.

     

    Les autres personnages n’apportent pas grand-chose à l’histoire.

     

    L’intrigue est sans prise de tête, les chapitres sont courts, il y a beaucoup de dynamisme. On suit le quotidien de l’héroïne.

     

    L’écriture est simple et efficace. Tout comme l’intrigue, elle est sans prise de tête.

     

    La relation Mary/Simon est chaotique. Les deux protagonistes changent tout le temps d’avis. Au bout d’un moment, cela m’a agacée.

     

    Il y a des touches d’humour mais je n’ai pas accrochée.

     

    La fin est correcte.

     

    En bref, une lecture mitigée et je remercie encore une fois l'auteur pour sa confiance !

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « Dix minutes plus tard, ce fut incroyable, mais j'eus droit à des félicitations. J'étais passée reine en mobilisation des orteils. J'arrivai à bouger rien que le plus petit d'avant en arrière, en laissant tous les autres immobiles. Essayez donc, vous verrez que ce n'est pas facile... »

     

    J’ai aimé : L’écriture, l’intrigue, la fin.

    Je n’ai pas aimé : Les touches d(humour, la relation Mary/Simon, les personnages.

     

    Articles précédents :

    Rohana : Les héritiers de Dyméria, de Benjamin Chavouet

    Comme meurt une danse, de Claire Quilien

    - Les femmes ne plaisantent pas avec l'amour, de Jean-Pierre Levain dans catégorie "policier/thriller"


  • La vie rêvée des chaussettes orphelines

    Marie Vareille

     

    La vie rêvée des chaussettes orphelines, de Marie Vareille

    PODCAST : https://youtu.be/_icGRgG0rYE

     

    Titre en VO : La vie rêvée des chaussettes orphelines

    Année de la première publication (France) : 2019

    Nombre de pages : 345

    Editeur : Editions Charleston

    Site de l’éditeur : https://editionscharleston.fr/ 

    ISBN : 978-2-36812-472-7 (format kindle)

    Site de l’auteur : https://marievareille.com/ 

    Ma note : 5/10

    Public conseillé : Plutôt féminin

    Quatrième de couverture :

    Sur le papier, Alice va très bien : célibataire parfaitement assumée, elle a une carrière en or dans la finance à New-York, un loft avec vue sur Central Park et un secret si profondément enfoui qu’elle peut presque prétendre l’avoir oublié. Certes, elle ne dort plus sans somnifères, elle collectionne les crises d’angoisse, les TOC et les névroses, mais on ne va pas en faire tout un plat. Tout le monde a ses petits secrets, non ? Mais le problème avec les petits secrets, c’est qu’ils peuvent générer de grosses complications... et si Alice est devenue experte à fuir le passé, elle est beaucoup moins douée quand il s’agit d’affronter la réalité.

     

    Mon avis :

    Je dois dire que c’est à cause du titre que j’ai commencé ce roman.

     

    Alice arrive à Paris pour reprendre sa vie en main après un drame. Elle va être embauchée dans une jeune start-up dynamique. Elle va devoir cacher son secret. Va-elle y arriver ?

     

    Les personnages sont assez clichés.

    Alice est une jeune femme très angoissée qui vit dans un petit studio avec son chat, David. Elle a de nombreuses crises d’angoisses qu’elle fait passer grâce à des médicaments. Elle est américaine et se retrouve à Paris pour tourner la page.

     

    Victoire et Reda, ses deux collègues apportent de la légèreté. Reda veut vivre aux Etats-Unis mais son niveau d’anglais est catastrophique.

    Victoire, quant à elle est très franche. Elle n’a pas vraiment de filtre et peut avoir des phrases blessantes.

     

    Christophe est un des PDG de l’entreprise. Il est extraverti et déteste la médiocrité. Il croit dur comme fer à son projet d’application qui peut réunir les chaussettes orphelines (d’où le titre du roman !).

     

    Jeremy, le second PDG est plus introverti. Il a une petite fille, Zoé. On a l’impression au début du récit qu’il n’apprécie pas trop l’héroïne.

     

    Saranya, une amie d’Alice est d’origine indienne. Elle aide la jeune femme à s’intégrer à sa vie parisienne.

     

    L’écriture est simple mais efficace. Les chapitres alternent entre le présent et des passages où nous découvrons le journal d’Alice en 2012 qui nous raconte son passé difficile.

    Le livre est découpé en plusieurs parties qui sont très longues (des fois, la partie fait plus de 2h de lecture !). J’ai préféré les passages dans le présent.

     

    Les thèmes abordés – la famille, le fait de ne pas réussir à tomber enceinte depuis plusieurs années… - sont bien abordés.

     

    La fin apporte son lot de surprise mais sans plus.

     

    Par contre, j’ai trouvé des longueurs, ce qui fait que je me suis ennuyée pendant ma lecture et de plus, je trouve que l’on ne parle pas assez des chaussettes orphelines.

     

    En bref, une lecture mitigée.

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « Non, tu es un artiste, et tous les artistes sont des losers jusqu'au jour où ils réussissent. »

     

    On adore : Les thèmes abordés, l’écriture.

    On regrette : Les personnages, les longueurs, la fin, le fait que l’on ne parle pas assez des chaussettes.

                                                                                                       Debo


  • La petite boulangerie

    Tome 1 : La petite boulangerie du bout du monde

    Jenny Colgan 

     

    La petite boulangerie, tome 1, de Jenny Colgan

    PODCAST : https://youtu.be/GyzuqtSr5FU

     

    Titre en VO : Little beach street bakery

    Année de la première publication (France) : 2015

    Nombre de pages : 463

    Editeur : Prisma

    Site de l’éditeur : http://www.editions-prisma.com/ 

    ISBN : 978-2-8104-1417-8 (format kindle)

    Site de l’auteur : https://www.jennycolgan.com/ 

    Ma note : 6/10

    Public conseillé : Adolescents à partir de 16 ans

    Quatrième de couverture :

    Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Elle s'installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d'une boutique laissée à l'abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu'il n'y a plus dans le village qu'une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s'échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d'échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l'esprit d'entraide et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu'un simple " break " devient l'entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante. Un feel good book qui, sur fond de crise économique prône des valeurs de partage et d'entraide. Un ton bienveillant et drôle, pour une histoire romantique avec quelques accents mélancoliques qui ne tombe jamais dans la mièvrerie. 

     

    Mon avis :

    J’ai apprécié ce roman plein de gourmandises. Par contre, je trouve que le résumé en dit trop.

     

     

    Les personnages sont attachants quoiqu’un peu clichés.

    Polly est une jeune trentenaire qui a fait faillite avec son compagnon. Elle ne sait pas vraiment quoi faire pour s’en sortir. Elle adore préparer du pain. Au fil du récit, elle va reprendre pied et s’épanouir à nouveau.

     

     

    Chris, son compagnon est dévasté par la perte de son entreprise. On ne le voit pas beaucoup et il semble « mou » et sans réelle consistance.

     

     

    Kerensa, la meilleure amie de Polly est extravagante. Elle aime les choses luxueuses et souhaite que la jeune femme remonte la pente. Elle est une pimbêche par certains côtés.

     

     

    Huckle est américain et est apiculteur – il s’occupe des abeilles -. Il semble s’être installé en Angleterre pour se remettre d’une situation difficile. Il va très vire apprécier Polly.

     

     

    Mrs Manse est la boulangère du village. C’est une femme aigrie qui a mauvais caractère. Cela va faire des étincelles !

     

     

    Les personnages secondaires apportent de l’humour à l’histoire et cela renforce le côté « petit village où tout le monde se connait ».

     

     

    L’intrigue est prévisible mais n’est pas toute légère non plus. En effet, Jenny Colgan, grâce à son écriture simple arrive à nous transmettre une myriade d’émotion, on passe du rire à la tristesse en peu de temps.

     

     

    La gourmandise est très présente, ce qui donne souvent envie de grignoter. A la fin du livre, il y a quelques recettes.

     

     

    La fin est bien, je lirai la suite avec plaisir !

     

     

    Il y a un petit bémol : les longueurs qui font que le récit perd son souffle à des moments.

     

     

    En résumé, une bonne lecture.

     

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « Lorsque tu as trouvé l'endroit où ancrer ton coeur, il reste à jamais en toi. »

     

    On adore : Les personnages, l’écriture, l’intrigue, la gourmandise, la fin.

    On regrette : Les longueurs.

                                                                                                      Debo


  • Trop curieuse

    Christophe Gresland

     

    Titre en VO : Trop curieuse

    Année de la première publication (en France) : 2015

    Nombre de pages : 333

    Editeur : City édition

    Site de l’éditeur : https://www.city-editions.com/index.php?page=livre&ID_livres=677&ID_auteurs=252

    ISBN : 978-2-8246-0968-3 (format poche)

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 12/20

    Publique conseillé : plutôt féminin, qui cherche un moment sans prise de tête et avec rires, mais pas de la grande littérature.

    Quatrième de couverture :

    Alice a vraiment un vilain défaut : elle est beaucoup trop curieuse. Un jour, en plantant un clou dans le mur de sa chambre, elle fait un trou dans la cloison et surprend une étrange conversation chez Julien, le beau ténébreux qui vient de s'installer à côté.

    L'homme est-il aussi dangereux qu'il en a l'air ? Alice ne peut pas s'empêcher de mettre son nez dans la vie de son voisin avec l'aide d'une petite bande aussi loufoque que déjantée. À commencer par Delia, ancienne top-modèle polonaise extravagante et Agathe, fillette de six ans qui zozote un peu mais a oublié d'être idiote.

    Évidemment, tout dérape et les aventures délirantes, hilarantes et émouvantes s’enchaînent. De quoi secouer sacrément la vie bien tranquille de la trop curieuse Alice...

     

    Mon avis :

    J'ai trouvé ce livre chez un bouquiniste, la couverture m'a plu, l'avantage de ce genre de commerce, c'est que c'est pas cher, alors je me suis laissée tenter.

    Et je dois dire que, si ce n'est pas désagréable à lire, ce n'est pas non plus une trouvaille formidable.

     

    Concernant l'histoire, le résumé est assez complet, je ne rajouterais rien pour cette fois.

    Donc passons aux personnages.

    Alice est une jeune femme plutôt petite, et qui n'aime pas qu'on lui rappelle. Un sacré caractère, sûre d'elle, peut-être parfois un peu trop, elle travaille dans les assurances. Elle est très curieuse. Et du genre à ne pas réfléchir aux conséquences de ses actes pour autrui. Si elle avait juste là une vie bien tranquille (métro-boulot-Agathe-dodo), ça ne va pas durer. Je ne l'ai pas détesté, mais je ne l'ai pas adorée non plus.

     

    Agathe, la fille d'Alice, m'a fait craquer. Complètement. Du haut de ses six ans, intelligente, avec elle aussi son petit caractère qu'elle tient de sa maman. Bien élevée, fan de coquillette et de Danette, rêve d'avoir un hamster. Et une vraie éponge à expressions, elle répète facilement ce qu'elle entend dans la bouche des adultes.

     

    Delia, meilleure amie d'Alice, complètement déjantée. Ancien top-modèle, aussi grande qu'Alice est petite, un peu alcoolique sur les bords (très épais les bords). Elle m'a beaucoup fait rire. Elle fait preuve d'une inconscience pure par moment, ce qui amène pas mal de rebondissements.

     

    Jean-Edern, alias J.E parce que c'est plus simple, est l'ex mari d'Alice, et le père d'Agathe. Homme d'affaire auparavant, ayant viré hippie pendant quelques années où il n'a pas fumé que de la cigarette, on le trouve sur le retour, besoin d'argent, il se réinsère dans la société et quitte sa cabane au fond des bois. Malgré un rire très particulier et quelques années passées en ermite, il est un homme intelligent (quand il n'est pas sous l'emprise de produit pas très licites), et beaucoup plus mesuré que son ex-femme. Il n'en reste pas moins un père à peu près responsable pour Agathe. Ne prend de réelle importance que sur la fin du récit, il m'a longtemps laissé assez indifférente.

     

    Alain Le nerval, collègue d'Alice, plus mesuré que les deux femmes suscitées, avec ses complexes capillaires. Il se débrouille dans le domaine de la recherche d'information, et sera d'une grande aide pour percer les mystères du voisin d'Alice. Il est son soupirant depuis que J.E l'a quittée, bien qu'Alice ne soit pas intéressée et tente de lui faire comprendre qu'elle préfère qu'ils restent amis. Je l'ai plus apprécié.

     

    Papounet, le père d'Alice, un retraité, néanmoins jeune dans son corps et dans sa tête, au vocabulaire peu recommandable pour l'oreille de sa petite fille de six ans. Assez impulsif, protecteur envers sa famille. Il m'a fait rire, mais j'ai trouvé ses réactions exagérées sur la fin.

     

    Reste Julien, le voisin qui éveille la curiosité d'Alice, mais je ne dirais rien sur lui, ça serait gâcher la surprise.

     

    Voilà pour la palette de personnages. Ça fait beaucoup, mais quand on lit le livre, il nous sont bien présentés, et on s'y retrouve très vite. C'est d'ailleurs un très bon point pour l'auteur, d'avoir autant de personnages, qu'ils soient si différents dans leur caractère et leur façon d'être, et de réussir à ce que le lecteur s'y retrouve sans aucun problème. Chacun est vraiment unique, avec une personnalité marquée et travaillée.

     

    L'histoire en elle même est intéressante et originale. On a beaucoup de rebondissements, vous pouvez être sûre de ne pas vous ennuyer du tout. Mais ça part trop loin à mon goût. L'auteur a, je trouve, voulu en faire trop, ce qui dessert son récit. Je trouve la fin too much, ce qui a beaucoup fait baisser la note que j'ai mise.

     

    Le style, la façon d'écrire est simple, le français utilisé est fluide, mais parfois trop simple, à ne plus être totalement français. Pour avoir de la qualité littéraire, il faut chercher ailleurs.

     

    En bref, ça se lit bien, c'est écrit avec un humour agréable, mais faut pas y chercher le roman de l'année ni être trop exigeant(e).

     

    Extrait : (choix : au hasard, deux petites citations.)

    « "Restons amis", lui ai-je murmuré à plusieurs reprises. Sans effet. L'amour est aveugle, dit-on. Je pense plutôt que l'amour est sourd. »

    « La ponctualité est la politesse des rois, à en croire un autre proverbe débile. Ça tombe bien, je revendique mon statut de routière. »

     

    On adore : Les personnages, hauts en couleur, et l'humour.

    On regrette : Le coté too much de l'histoire.

    Jiji





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