• L’enfant du lac

    Kate Morton

     

    L'enfant du lac, de Kate Morton

     

    Titre en VO : The Lake House

    Année de la première publication (France) : 2016

    Nombre de pages : 632

    Editeur : Presse de la cité

    Site de l’éditeur : https://www.lisez.com/presses-de-la-cite/6

    ISBN : 978-2-258-13642-7 (format kindle)

    Site de l’auteur : https://www.katemorton.com/francais/

    Ma note : 6/10

    Public conseillé : Adultes

    Quatrième de couverture :

    1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon. 
    Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

     

     

    Mon avis :

    Après Le jardin des secrets, j’avais très envie de découvrir un autre titre de Kate Morton.

    Je suis déçue !

     

     

    Les personnages ne sont pas top. Sadie est une jeune policière qui, à la demande de son coéquipier part quelques semaines en Cornouailles chez son grand-père pour se « mettre au vert ». Elle va découvrir une maison abandonnée et va mener l’enquête pour savoir ce qui arrivé à ce petit garçon, Theo.

     

     

    Bertie, le grand-père de Sadie est un homme jovial qui a quand même du mal à se remettre de la mort de sa femme, Ruth. Il est toujours de bons conseils pour sa petite-fille.

     

     

    Alice Edevane, une des sœurs de Theo est une romancière à succès. Elle est exigeante et n’accorde que très peu sa confiance. Rongée par la disparition inexpliquée de son petit frère, elle ne veut plus en entendre parler.

     

     

    Peter, le secrétaire particulier d’Alice a une grande affection pour elle et fait tout pour lui rendre la vie agréable.

     

     

    Les personnages secondaires comme les parents d’Alice ou ses deux autres sœurs sont moins présents surtout la plus jeune.

     

     

    L’écriture de l’auteur est agréable, on arrive bien à s’immerger dans les paysages de la région de Cornouailles avec ses forêts verdoyantes et ses falaises vertigineuses.

     

     

    Les chapitres ont plusieurs temporalités : de nos jours en 2003 avec Sadie, en juin 1933, le jour de la disparition de l’enfant et 1911 période à laquelle les parents d’Alice se sont rencontrés.

     

     

    La fin est belle, l’auteur m’a surprise avec son dénouement.

     

     

    Il y a des bémols : les chapitres longs et le fait que pendant très longtemps il ne se passe pas grand-chose.

     

     

    En résumé, une lecture moins bonne que le premier livre lu.

     

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « Et jusqu'à son dernier soupir, Alice ne put jamais dire si ce fut la cuisine qui, à ce moment précis, fut traversée par un courant d'air froid, un coup de vent venu du parc, ou si son propre thermostat interne lui fit défaut, face aux rafales de la vraie vie - le passé la heurtant de plein fouet comme une vague qui se serait retirée depuis si longtemps, et que la marée relâchait enfin. »

     

     

    On adore : L’écriture, les descriptions des paysages, les différentes temporalités des chapitres, la fin.

    On regrette : Les personnages, les chapitres longs, le fait qu’il ne se passe pas grand-chose.

     

     

                                                                                                     Debo


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  • Les Sœurs Carmines

    Tome 1 : Le complot des corbeaux

    Ariel Holzl

      

    Les sœurs Carmines, tomme 1, d'Ariel Holzl

     

     

     

    Titre en VO : Le complot des corbeaux

    Année de la première publication (France) : 2017

    Nombre de pages : 263

    Editeur : Mnémos, collection Naos

    Site de l’éditeur : https://www.mnemos.com/

    ISBN : 978-2-35408-558-2 (format kindle)

    Site de l’auteur : http://arielholzl.com/auteur/

    Ma note : 9/10

    Public conseillé : Adolescents à partir de 14 ans

    Quatrième de couverture :

    Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
    Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

     

     

    Mon avis :

    Cette série m’a attirée de par sa couverture magnifique !

    Comme d’habitude, le résumé étant long, pas besoin d’en dire davantage.

     

     

    Les personnages sont attachants quoiqu’un peu clichés.

    Merryvère -Merry -, la cadette de la famille Carmine est une monte-en-l’air c’est-à-dire une voleuse qui passe par les toits. C’est elle qui rapporte l’argent à ses sœurs même si elle n’est pas très douée. Elle est débrouillarde et ne laisse pas faire par les bandits qui peuplent la ville.

     

     

    Tristabelle, sa sœur ainée est insupportable. La jeune fille ne pense qu’à elle et adore les bals. On ne la voit pas beaucoup.

     

     

    Dolorine, la benjamine est encore moins présente que Tristabelle. Elle est rigolote et détend l’atmosphère. On la voit par l’intermédiaire de son journal « secret et mystérieux ». Elle est accompagnée de Monsieur Nyx, une poupée de chiffon qui semble lui parler.

     

     

    Les autres personnages sont secondaires mais apporte quelque chose à l’intrigue.

     

     

    L’écriture de l’auteur et l’univers sont très bien travaillés. Les chapitres sont courts et dynamiques.  La ville de Grisaille est perpétuellement plongée dans la brume ce qui donne un aspect sombre et onirique.

     

     

    La fin est très intéressante et donne envie d’en savoir plus.

     

     

    En bref, une bonne lecture qui n’est pas un coup de cœur car il manquait un petit truc sans savoir quoi.

     

     

    Extrait : (choix : pour montrer comment cela se passe dans la ville)

    « D'autres soutenaient que la Reine avait trouvé le taux de mortalité de ses sujets préoccupant...pour les finances du royaume. Elle souhaitait donc qu'ils restent vivants un peu plus longtemps pour payer un peu plus d'impôts. 
    En revanche, tout le monde connaissait les méthodes de ses agents avec précision. Et pour cause : nobles, bourgeois ou gueux des bas-fonds, le meurtre était le passe-temps favori à Grisaille. »

     

     

    On adore : Les personnages, l’univers, l’écriture, la couverture, la fin.

    On regrette : Un petit truc mais je ne sais pas quoi.

     

     

                                                                                                      Debo


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  • Ne dit jamais « mon frère »

    Sabrina Gramage

      

    Ne dis jamais "mon frère"

     

     

     

    Titre en VO :  Ne dit jamais « mon frère »

    Année de la première publication (France) : 2018

    Nombre de pages : 691

    Editeur : Librinova

    Site de l’éditeur : https://www.librinova.com/

    ISBN : 979-10-262-2064-0 (format kindle)

    Site de l’auteur : https://www.librinova.com/auteur/sabrina-gramage (page « auteur »)

    Ma note : 6,5/10

    Public conseillé : Adultes

    Quatrième de couverture :

    Lorsque sa mère rencontre Jon, Howie intègre la famille Emington et découvre son nouveau pseudo demi-frère, Louis.
    Plus âgé de quatre ans, il le fascine. Au fil des années, Howie comprend mieux cette fascination pour celui qu'il ne veut pas qu'on appelle « son frère ». Espoir, désespoir, innocence.
    Plans foireux, sincérité, amour.
    Les aventures et surtout mésaventures d'un garçon timide et amoureux. Un conte sans vraie fée... mais avec Warrick.
    Bienvenue dans le monde de Howie Blaches, espérant devenir un jour Emington, et pas par l'adoption...

     

     

    Mon avis :

    Je remercie Librinova pour leur confiance !

    Le résumé étant long, je n’en dirai pas plus.

     

     

    Les personnages sont attachants, surtout Howie, le protagoniste principal. Il aime la vie, sa famille et les petits bonheurs de la vie. Il adore son « pseudo demi-frère », Louis. Il déteste l’eau à cause de son passé.

     

     

    Warrick, son meilleur ami adore parler de tous les détails au téléphone. Il est rigolo mais sait ce qu’il veut.

     

     

    Louis, le « frère » d’Howie est très protecteur envers lui. Plus il vieillit, moins il semble s’en préoccupé en tout cas en apparence.

     

     

    Les personnages secondaires ne sont pas laissés de côté et on suit les aventures de tout le monde.

     

     

    L’écriture de l’autrice est agréable, simple mais peut être parfois incisive. Les chapitres sont très longs, voir un peu trop.

     

     

    Le thème de l’homosexualité est bien exploité mais également la famille et l’amitié.

     

     

    La fin est correcte et clôture bien ce roman.

     

     

    Par contre, j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs et que la romance – car oui, il y en a une ! – met du temps à se mettre en place il faut attendre la moitié du livre.

     

     

    En résumé, une bonne lecture et je remercie encore une fois Librinova pour cette découverte.

     

     

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « - Quoi ? Tu es romantique dans l'âme, c'est beau. Je ne suis pas romantique. Toi, tu rends tous ces trucs beaux, et moi sales. On se complète. On n'est pas meilleurs amis pour rien. »

     

    On adore : Les personnages, les thèmes abordés, l’écriture, la fin.

    On regrette : Les chapitres longs, que la romance mette du temps à se mettre en place.

     

     

                                                                                                      Debo


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  • La tresse

    Laetitia Colombani

     

     

    Titre en VO : La tresse

    Année de la première publication (en France) : 2017

    Nombre de pages : 240

    Editeur : le livre de poche

    Site de l’éditeur : https://www.livredepoche.com/livre/la-tresse-9782253906568

    ISBN : 978-2-253-90656-8 (format poche)

    Site de l’auteur : non trouvé.

    Ma note : 8,5/10

    Publique conseillé : Pour qui voudra. Je pense que ça se lit bien. Mais il ne faut pas le choisir un jour où on a envie d'un truc fleur bleue et gnangnan, ça ne correspondrait pas vraiment.

    Quatrième de couverture :

    Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
    Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
    Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
    Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
    Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

     

    Mon avis :

    Ce roman, quand je l'ai soulevé pour regarder la quatrième de couv', je n'en attendait pas grand chose. La couverture m'a attirée de loin par sa couleur, mais je ne l'ai pas trouvé transcendante au départ. Mais j'avais le livre dans les mains, alors je l'ai retourné pour lire le résumé. Le résumé m'a intriguée. Qu'est-ce qui liait ces trois femmes si différentes d'un premier abord ? Alors qu'à priori, elles n'avaient pourtant rien en commun. Ça m'a suffisamment posé question pour que je prenne le livre. Je n m'attendais pas à une perle, pas à une pépite, mais j'étais curieuse, et ça m'a suffit. Je l'ai entamé un soir où je n'arrivais pas à dormir. Et vous savez quoi ? Je n'ai dormi que plusieurs heures plus tard, quand je l'ai eu finit !

     

    Ce livre n'est pas très long, se lit bien, il m'a entraînée dans le sillage de ces femmes. Ces femmes qui chacune se battent pour quelque chose. Et le lien qui les unit, que j'ai deviné un peu avant la fin (bien que je pense qu'en prenant un peu de recul, j'aurais pu le deviner vers la moitié/les deux tiers du livre), est surprenant.

     

    Bref, pour l'histoire de chacune de ces femmes, le résumé est assez clair, donc je vais surtout vous donner mon ressenti sur les personnages.

     

    Smita, l'indienne qui rêve de voir sa fille aller à l'école. Mais quand on est intouchable en Inde, les rêves sont interdit, et elle l'apprendra vite. Alors il lui faut prendre une décision. Cette femme est forte. Elle n'a pas eu la possibilité de se battre pour elle même, mais elle le fait pour sa fille. Et malgré sa condition, malgré le fait que sa voix doive rester discrète (question de survie), elle est là. Murmure prêt à pousser des montagnes. J'admire le courage dont elle fait preuve. Courage pour vivre supporter sa vie, et courage pour changer celle de sa fille. C'est un femme déterminée. Définitivement, le sentiment qu'elle a provoquer en moi, c'est bien l'admiration.

    Sa petite fille Lalita a hérité du courage de sa mère. Elle aussi a su trouver mon admiration. Une enfant, qui peut-être ne se rend pas bien compte de la portée de ses actes, mais qui agit comme il lui semble juste.

    L'histoire de ces deux personnages nous ouvre les yeux sur les conditions de vie en Inde. Je pense que beaucoup on entendu parler des intouchables. Mais est-ce que autant savent à quel point ce système est toujours d'actualité ? Personnellement, j'ai découvert des choses que j'ignorais. J'en avais entendu parlé il y a un moment, mais je n'avais pas poussé ma curiosité (honte à moi). J'ai découvert l'étendu de ce que ça représente, et ce même encore aujourd'hui, à travers ce livre.

     

    Giulia, une jeune fille à laquelle je me suis identifiée. Je suppose qu'elle a dans mes âges, et elle sait ce qu'elle veut faire de sa vie, quel métier elle vise, et elle a la tête sur les épaules, sachant prendre les décisions qui s'imposent, même quand ça ne convient pas à son avenir et contrevient à son indépendance, quand il s'agit de sauver les gens qu'elle aime de la faillite.

    Je ne pense pas que je serais capable de tant d'abnégation, mais je reconnaît sa passion pour un métier qu'elle aime (bien que ce soit pour un métier totalement différent de celui que j'étudie), et en cela, elle m'a touchée. J'ai aimé le personnage aussi pour ses liens avec sa famille et les gens qu'elle aime. Le genre de personne que j'apprécierai dans la vraie vie. Elle aussi est courageuse, et elle se bat pour l'entreprise familiale.

     

    Sarah, l'avocate qui se voit presque arrivée au sommet, avant que la maladie ne la rattrape pour la faire tomber. Une femme ambitieuse. C'est aussi une bonne mère, bien que trop débordée pour être suffisamment présente auprès de ses enfants. Elle compartimente sa vie, entre le professionnel et le privé, avec à mon avis, un déséquilibre certain entre les deux, mais c'est le prix du succès dans son métier. Au début, pas celle dont je me suis sentie le plus proche. Sa maladie la déstabilise, mais elle tient à n'en rien laissé paraître. Sa façon de rester dans le déni au début, réaction normale suite à une telle annonce. Puis certains événements la pousseront à admettre la réalité de ce qu'elle vit. Pour elle, j'ai eu de l'empathie. Elle aussi est courageuse, et se bat contre la maladie.

     

    Voilà pour mon avis sur les personnages. Ces trois femmes ont comme point commun leur courage et leur combat (même s'il est différent, il est important dans leur vie, marqueront des tournants). Mais ce qui les lie est encore autre chose.

     

    J'ai beaucoup aimé ce livre. Je n'en attendais pas autant, et ces trois histoires m'ont réellement touchée, et le lien qui les unit aussi. Une lecture qui a dépassée mes attentes, et de loin.

     

    J'ai aimé la façon d'écrire, d'alterner les personnages, le style appréciable à lire. Ça coule tout seul, je l'ai lu en une traite. Je n'ai même pas vu l'heure passée... En bref, je le conseille.

     

    En profondeur, c'est aussi un livre sur la femme. Sur sa place dans la société. Mais aussi (et surtout) sur ce qui fait qu'on est femme, sur la féminité, et sur des choses que toutes les femmes ont en commun. Et j'ai beaucoup apprécié ce point.

    Alors, d'après vous, qu'est-ce qui fait la féminité ?

     

    Extrait : (choix : j'en ai choisit trois, un pour chaque femme de ce livre.)

    « Elle sait qu'ici, dans son pays, les victimes de viol sont considérées comme les coupables. Il n'y a pas de respect pour les femmes, encore moins si elles sont Intouchables. Ces êtres qu'on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l'homme qui a des dettes en violant sa femme. On punit celui qui fraye avec une femme mariée en violant ses sœurs. Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. Certains parlent d'épidémie.[...]
    Smita a déjà entendu ce chiffre, qui l'a fait frissonner : deux millions de femmes, assassinées dans le pays, chaque année. Deux millions, victimes de la barbarie des hommes, tuées dans l'indifférence générale. Le monde entier s'en fiche. Le monde les a abandonnées. »

    « Sarah se souvient de cette femme, dans l'ancien cabinet où elle exerçait, qui venait d'être promue associée et qui, à l'annonce de sa grossesse, s'était vue destituée, renvoyée au statut de collaboratrice. C'était une violence sourde, invisible, une violence ordinaire que personne ne dénonçait. »

    « Elle prend la main de Kamal. Il lui semble à cet instant qu'ils ne sont plus deux êtres indépendants aux trajectoires hasardeuses, errant dans les méandres de l'existence, mais un homme et une femme qui s'amarrent l'un à l'autre. Qu'importe ce que dira la mamma, pense Giulia, sa famille et les gens du quartier. Elle se sent femme aujourd'hui, auprès de cet homme qui l'a révélée. »

     

    On adore : Les trois histoires, toutes touchantes, ces trois femmes courageuses, le lien qui les unit, la féminité qui habite ce livre.

    On regrette : Euh... J'ai pas trouvé....

    Jiji


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  •  Death Note

    (12 tomes + 1)

    Tsugumi Ohba (sénario) et Takeshi Obata (dessin)

    Death Note, de Tsugumi Ohba (sénario) et Takeshi Obata (dessin)

    Oui, je sais, ce n'est pas une couverture, ce sont seulement les tranches de tous les livres de la série... Mais c'est pensé que c'était mieux que vous mettre les couvertures de tous les bouquins, ça aurait fait beaucoup d'images d'un coup ^^'

    Titre en VO : death note

    Année de la première publication (en France) : entre 2007 et 2009

    Editeur : Kana, collection dark

    Site de l’éditeur : http://www.kana.fr/mangas/?tab=collection&collection=dark-kana

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : public averti, assez psychologique, ne pas avoir peur d'aborder des thèmes pas joyeux et des questions éthiques.

    Quatrième de couverture :

    Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes !! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet : Ryûk, un dieu de la mort ! Poussé par l’ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet…

     

    Mon avis :

    Pour cette fois, je chronique une série complète.

    Je fais ce choix de faire tous les tomes d'un coup, car un seul tome de ce manga, je trouve que c'est trop léger pour une chronique. Et puis, ça me permets aussi d'aborder de façon plus global le fond de l'histoire.

     

    Bon, déjà, l'histoire.

    Un carnet « tombé du ciel ». Ou plutôt laissé tomber par un dieu de la mort, de façon volontaire, le dieu en question s'ennuyait et voulait voir ce que ça donnerait.

    En effet, c'est un carnet particulier. Il s'agit d'un death note. (Soit un cahier de la mort, mais c'est moins classe en français. Et puis, même dans le pays d'origine, le Japon, où prend place l'histoire, son nom est bien donné en anglais, c'est volontaire de la part des auteurs.)

    Un death note, c'est un carnet qui permet de donner la mort. C'est-à-dire que si quelqu'un écrit le nom d'une personne dans ce carnet, cette dernière mourra. (La façon de mourir est soumise à quelques règles et peut être modifiée, mais je n'aborderais pas ce point, je vous laisse les découvrir, et ce n'est pas nécessaire pour la chronique.) Autrement dit, une arme redoutablement mortelle.

    Ce carnet, c'est Light Yagami qui l'a trouvé. Ce lycéen a un idéal, il souhaiterai créer un monde sans criminel. Alors, la curiosité étant le propre de l'homme, l'adolescent teste le cahier en y écrivant le nom d'un criminel. Et ça marche. Alors, il entreprend de punir les criminels qui le méritent. Dans le but de créer un monde nouveau, un monde où règne la paix.

    Mais cette vague de mort parmi les pires criminels du monde attire l'attention des autorités. Et un détective privé, qui se fait appelé L et dont l'identité est inconnu de tous, va entrer en confrontation avec Light, que l'opinion publique a surnommé Kira. Une lutte s'engage, c'est au premier qui découvrira qui est l'autre.

     

    Bon, l'histoire, c'est ça. (Enfin, vous vous doutez que sur 12 tomes, il y a plus que ça derrière, mais je vais pas vous spoiler non plus...) Bref, voilà les bases. Pour les personnages, je ne vais pas m'étendre dessus, parce que je peux difficilement le faire sans vous spoiler, et ça m'embêterai. Donc je ne vais pas les détailler.

    Mais ça ne m'empêche pas de dire qu'ils sont creusés, travaillés d'un point de vue psychologique. Qu'on a du mal à ne pas plonger dans l'histoire, et ses cotés sombres. Les deux personnages principaux, Kira-Light et L sont tous deux très intelligents, et jouent une véritable partie d'échec dont ils planifient leurs coups longtemps à l'avance dans le but de se piéger l'un l'autre. Ils ont un caractère différent, l'un charismatique et l'autre négligé, l'un social et l'autre solitaire,... Le même but (se débarrasser de criminels), mais pas la même façon de faire, pas le même éthique (L ne tuera pas, mais n'allez pas croire que c'est un ange pour autant, hein, loin de là... Bref, on arrive à la question de savoir si la fin vaut les moyens...). Et tous deux se ressemblent par leur façon de penser, leur intelligence. Je dirai même qu'ils s'entendent bien à un moment donné, qu'ils sont presque amis (enfin, en apparence).

    Et tous les personnages ont leur part, sont creusés, sont intéressants à découvrir. Chacun a sa motivation, sa façon de faire, son éthique.

     

    Les dessins valent le coup d’œil aussi.

    Régulièrement, selon la mise en page, on a des extraits des règles du death note, ce que je trouve intéressant, j'ai bien aimé cette façon de faire des auteurs pour nous plonger dans l'univers.

     

    En bref, j'ai beaucoup aimé, je me suis plongée dedans, c'est une amie qui me les a prêté, et je les ai tous très vite lu.

     

    Mais ce sur quoi j'ai envie de revenir (et une des raisons pour lesquelles j'ai fait une seule chronique pour la série entière), c'est ce qu'il y a derrière. En effet, si le but de Light est louable, sa façon de faire est plus que discutable d'un point de vue éthique. La fin en vaut-elle les moyens ?

    Sans donner mon avis pour le moment, je vais vous faire un peu de philo, parce que j'ai trouver que c'était le meilleur exemple que j'ai jamais vu pour parler de l'éthique de la vertu, de l'éthique déontologique de l'éthique conséquentialiste. Ma prof de l'année dernière avait beau être une très bonne prof et être intéressante, ses exemples ne valaient pas ce manga. (Si vous voulez passer sur la philo, je ne vous en voudrais pas, je vous laisse aller directement à l'extrait wink2 Il est a noté que la réflexion a suivre est la mienne, et uniquement la mienne. Les auteurs vise avant tout une histoire de manipulations et de guerre psychologique, ce que je trouve un pari réussi haut la main. Ils laissent aussi quelques petits mystère ça et là pour nous laisser réfléchir et tirer les conclusions que l'on préfère... Mais ne nous demandent pas d'aller sur les considérations que j'expose ci dessous.)

    L'étique déontologique (Kant), c'est que l'action est éthique/moralement bonne si elle est conforme au devoir, à ce que nous dicte notre conscience. Dans ce point de vue là, l'action de Kira de tuer des gens, même si ce sont des criminels et que l'objectif poursuivi est un monde sans crimes, n'est pas bonne, parce que tuer des gens n'est pas moral. Pas trop compliqué.

    ► Si on prend l'étique conséquentialiste (Bentham et Mill), c'est exactement l'inverse. Là, une action est morale si les conséquences sont bonnes. Hors, obtenir un monde de paix, sans crimes, c'est tout de même de bonnes conséquences, non ? Donc si on se place dans ce point de vue là, l'action de Light-Kira est tout à fait éthique.

    Vous en dites quoi ? Comment on départage dans tout ça ? Parce que là, on a deux points de vue opposés, avec des conclusions opposées. Problématique. Et personnellement, je ne suis adepte d'aucun de ces deux modes de pensée.

    ► Alors je vais maintenant vous donner la version de l'éthique que je préfère : l'éthique de la vertu. (Vive Aristote.) Ici, une action est bonne si les conséquences sont bonnes et que l'action en elle même est adapté à la situation.

    Dans le cas qui nous occupe, une des deux conditions est remplie (le but est bon), mais pour l'autre, à votre avis, est-ce qu'on peut considérer que tuer les criminels est adapté à la situation ? Est-ce que le moyen est bon pour obtenir le résultat ? Ou plutôt, est-ce que le moyen est approprié ? Et bien là, je vais vous dire que pour moi, le moyen est carrément disproportionné. Mais ce n'est que mon avis, parce que même si je préfère Aristote, une partie des théorie de Kant me plaît aussi, et que ma morale personnelle fait que je trouve que ce n'est juste pas possible de faire un truc pareil. Sans compter que je voue une grande importance à la vie humaine (je ne suis pas étudiante en médecine pour rien...).

     

    Mais il n'empêche que ce manga m'a fait réfléchir, parce que oui, même si je ne suis pas d'accord avec ce que fait Light-Kira, je comprends son point de vue. Et j'ai trouvé extrêmement intéressante cette occasion de pousser les limites du conséquentialisme aussi loin. Définitivement, ce n'est pas ma philosophie de vie, mais tout de même, d'un point de vue intellectuel, pour ma réflexion personnel, j'ai adoré.

    Si vous voulez me donner votre avis, je suis toute ouïe !

     

    En bref, j'ai adoré, absolument tout de A à Z. Je ne reviendrais pas sur le tome 13, qui complète la série avec des trucs sympas, mais ne fait pas partie de l'histoire.

    Il existe une animé, j'irais peut-être le regarder, mais pour le moment, je ne sais pas ce qu'il vaut.

     

    Extrait : (choix : trouvé sur internet, la rencontre de Light avec son dieu de la mort)

     

     

    On adore : Le concept, la psychologie des personnages, les réflexions philosophiques que l'on peut voir derrière (sans obligation aucune), l'histoire en elle même, les dessins (j'ai toujours trouvé les dessins de manga beaux, même si je n'en lis pas beaucoup), et je ne suis pas sûre de ne pas en avoir oublier...

    On regrette : Rien !

    Jiji


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