• Un coeur en flamme, de Nora Roberts

    Un cœur en flamme

    Nora Roberts

     

     

     

     

    Titre en VO : Chasing fire

    Année de la première publication (en France) : 2012

    Nombre de pages : 367

    Editeur : Michel Lafon

    Site de l’éditeur : http://www.michel-lafon.fr/ 

    ISBN : 978-2-7499-1640-8 (grand format)

    Site de l’auteur : http://www.noraroberts.com/ 

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : fille, à partir de 14, 15 ans (selon maturité et pudeur, quelques scènes explicites).

    Quatrième de couverture :

    Depuis la mort de son coéquipier lors d’un incendie, Rose Tripp fait des cauchemars toutes les nuits. Pas question d’abandonner sa vocation de pompier. Il lui faut trouver la force de se battre, même quand elle est accusée d’avoir précipité son collègue dans les flammes, même quand le matériel est saboté, même quand les soupçons entame la solidarité de la caserne…

    Le beau Gull, la nouvelle recrue qu’elle doit former, aimerait bien la consoler. Mais Rose a une règle d’or : ne jamais mélanger cœur et travail. Avec les menaces qui se précise et le danger constant qui plane sur chacune de ses missions, une simple erreur peut devenir fatale.

     

    Mon avis :

    Presque un coup de cœur. J’ai adoré. Une histoire…brûlante.

     

    Rose est pompier. Elle fait partie des Zulies, ceux qu’on largue en parachute dans les incendies de forêts. Jim (son coéquipier) est mort l’été précédent (les Zulies ne travaillent que l’été). Elle revient pour cette saison. Elle est en charge de la formation des nouveaux. L’un des bleus, Gull, s’éprend d’elle. Cette histoire, c’est la leur, au milieu de tout les problèmes qu’ils ont cet été, qu’ils soient personnels (Rose accuse mal le fait que son père se trouve une copine) ou à la caserne (d’une esclandre lors de la soirée d’intronisation des bleus, de Dolly (la copine de Jim) qui accuse Rose est la pompier de la mort de Jim, à sa mort, aux incendies criminels, au sabotage du matériel, et à encore bien d’autres…)

    C’est une histoire à rebondissement, une romance sur fond de policier

     

    Rose, c’est une femme forte, une femme à caractère. Je l’apprécie beaucoup. Elle se fait de mauvaise idée sur des relations de couples, et ont comprend que c’est à cause de ses parents, de sa mère surtout, au cours du livre. Elle a la bougeotte, elle aime le parachute et son métier.

    Gull (alias Gulliver, j’ai trouvé son nom un peu débile tout au long du livre, ce qui ne m’empêche pas d’ADORER le personnage) est un homme intelligent, très réfléchi, et observateur. Romantique aussi. La tête sur les épaules. D’une patience extrême, on doit lui reconnaître. Et toujours le mot pour faire rire.

    Il y a aussi Lucas, le père du Rose. Ancien pompier, propriétaire d’une école de parachutisme. Il a élevé sa fille seul, la mère l’ayant quitté avant son premier anniversaire. A cause de son métier de pompier. Protecteur envers sa fille. Pompier un jour, pompier toujours, il passe souvent à la caserne pour aider où voir ses anciens coéquipier.

    Sinon, il y a Emma (la copine de Lucas, intelligente, attentionnée), Michael (le chef des pompiers, toujours présent), Marg (la cuisinière, comme une mère pour Rose), Dobie (pompier, un bleu, le mot pour rire, toujours du Tabasco sur lui), Janis et Libby (deux femmes pompiers dans ce « monde de brute »), Dolly (copine de Jim, une menteuse professionnelle, qui considère le sexe comme un moyen d’obtenir ce qu’elle veut), Cards, Yangtree, Gibbons, Matt, Stovic,…(des pompiers). La caserne est une grande famille, où règne une ambiance enjouée et solidaire.

    Tous les personnages ont leur caractère. Il y a une large gamme de personnages secondaires, mais en même temps, se serait difficile de faire autrement dans une caserne. Du coup, ils sont peu creusés, logique. Les personnages principaux étant, eux, bien définis, ça ne pose pas problème.

     

    L’auteur nous mène sur un dénouement logique, jusque dans les dernières pages, où elle met ses personnages en danger. Un danger mortel.

    Elle a un bon style, une bonne plume et elle allie bien les genres, tout en restant dans la romance. Les scènes explicites ne sont pas toutes soft, mais elles ne sont ni vulgaires ni choquantes pour autant. Un juste dosage.

    J’aurais peut-être aimé qu’elle conclue autrement la dernière page. C’est mon regret, la fin. Pas dans le fond (en tant qu’auteur, elle a jusqu’au droit de vie et de mort sur ces personnages) mais dans la forme, dans les mots choisis. Je l’aurais écrite autrement.

     

    Extrait : (choix : L’ambiance, je pense, ça reflète bien l’esprit de la caserne.)

    « Rose revint à la table.

    — Eh, tu m’as piqué ma place !

    — Je te la gardais.

    Gull tapota sa cuisse. A sa grande surprise, Rose s’assit sur ses genoux.

    — Tu ne danse pas ? demanda-t-elle.

    — Pas pour l’instant. J’attends qu’ils jouent quelque chose qui m’écorche moins les oreilles.

    — Tu les entends encore ? On va remédier à ça. Je vais commander une tournée.

    — Pas pour moi, protesta Gibbons. La dernière fois que tu m’as piégé à ce petit jeu, j’ai mis une semaine à m’en remettre.

    — Méfie-toi, Gull, intervient Yangtree. Rose a une descente redoutable. Elle tient ça de son paternel.

    Rose se tourna vers Gull.

    — Regarde-moi ces petits joueurs… Tu trinqueras avec moi ?

    Il s’imagina lui mordre la lèvre inférieure. Juste une petite morsure, rapide et sauvage.

    — Avec quoi ?

    — Tequila, il n’y a que ça de vrai !

    Elle rejeta la tête en arrière et éclata d’un rire de fille de saloon. »

     

    (Et un deuxième, juste parce que celui là m’a fait rire.)

    « — Je crois que je suis amoureux, avoua ce dernier.

    — A ta place, je ne m’amouracherais pas d’une fille capable de me mettre KO. »

     

    On adore : Les personnages, l’environnement, l’histoire, la plume,…

    On regrette : La dernière page.

     


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