• Junk, de Melvin Burgess

    Junk

    Melvin Burgess 

      

     

    Titre en VO : Junk

    Editeur : Gallimard jeunesse, en scripto

    Site de l’auteur : http://melvinburgess.net/

    Ma note : 6

    Quatrième de couverture :

    Un père violent, une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi, par goût de l’aventure aussi.

    Comment s’en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ? Squatter, fumer… Très vite, ils sont pris dans l’engrenage de la drogue. La première dose d’héroïne les précipite dans une longue descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n’en sont pas encore conscients.

    Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire.

     

    Mon avis :

    C’est l’histoire de Nico et de Gemma, deux jeune de 14 ans, deux amis, un peu plus pour Nico. Et, le titre parle de lui-même, de la drogue. Tout commence quand Nico fugue. Parce que son père le bat et que sa mère est alcoolique. Gemma le suit, car elle trouve ses parents trop sévères. Nico a trouvé un squat, il y est bien, mais les personnes avec qui il vit ne plaisent pas du tout à Gemma. Alors quand elle se fait invité par deux squatteurs de 16 ans, Lily et Rob, elle fonce là-bas. Et Nico l’y rejoint. Lily et Rob se droguent. Et Gemma et Nico suivent. Alors commence une longue décente, un cercle vicieux implacable.

    Nico est un garçon innocent au début, un peu naïf. Il aime dessiner. Et il veut faire un magnifique pissenlit pour Gemma, il est amoureux d’elle.

    Gemma, elle, n’est pas amoureuse. Elle trouve juste que Nico est un bon pote. C’est une gentille fille au début, enfantine dans son style vestimentaire et dans sa ténacité à resté loin de chez elle alors qu’elle n’a pas de raison pour partir comparé à Nico. Et elle veut faire grande du haut de ses quatorze ans.

    Rob est un gars sympa, la tête sur les épaules.

    Lily, elle, est envoutante, magique et colérique.

    Il y a aussi Skolly (qui aide Nico a trouvé son premier squat), Richard, Vonny et Jerry (les habitants du premier squat), Sally et Dev (d’autres drogués).

    Ce livre a plusieurs points de vue, on voit à travers les yeux de tout les personnages. Et le nom de la personne qui raconte est indiqué au début de chaque chapitre. Parfois, un extrait de chanson l’accompagne.

    Je trouve que la déchéance des personnages est mal montrée, que la difficulté pour s’en sortir est trop facile. Sauf peut-être au passage de la cabane. Et encore.

    L’histoire entre Nico et Gemma pourrait être intéressante et bien exploitée, mais elle ne l’est pas. Nico aime Gemma quand il est normal, Gemma aime Nico quand elle est droguée. Je trouve que franchement, on ne l’utilise pas assez.

    Ce livre pourrait être dur, mais il ne l’est pas. Pas assez. Il n’est pas dérangeant, il est trop agréable à lire. Un livre sur la drogue ne doit pas être comme ça, selon moi. On dit sur la couverture qu’on ne devrait pas entendre parler de la drogue la première fois lorsque l’on vous en propose, mais ce livre ne rempli pas cet office de prévention. C’est juste de la description, et pas assez précise.

    J’ai lu, il y a un an ou deux, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée. Je trouve que celui là rempli bien son office. Il est dur, on a envie de le jeter par la fenêtre et en même temps, de le continuer et d’aller au bout. Lui, c’est un vrai vaccin. J’avais 13 ans, comme l’héroïne, quand je l’ai lu. Je pense que je vais le relire, voir ce que ça donne après Junk, mais je pense aussi que l’ordre dans le quel je les ai lu a franchement influencé mon jugement sur la dureté de Junk. Il y a aussi l’herbe bleue dans ce style là, je compte aussi le lire, tant que j’y suis, mais plus tard.

     

     

    Extrait : (choix : c’est le début, et Nico a la trouille)

    « Je me sens bien, elle a dit.

    Qu’est-ce que c’est ? j’ai demandé.

    Lily a agité un doigt comme s’il était dangereusement magique, et elle a répondu :

    De l’héroïne. Yeah !

    De l’héroïne ? Non, c’est pas vrai ? j’ai dit.

    J’était horrifié. Rob a préparé une nouvelle feuille. Moi, je pensais : « C’est une junkie, c’est une junkie, c’est une junkie… » »

     

    On adore : L’histoire, bien qu’elle pourrait être vraiment mieux exploitée.

    On regrette : Beaucoup de chose. Le manque de détails, de dureté, d’exploration, toutes les portes que l’auteur ouvre et ne referme pas ou alors avec une solution de facilité.

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