• Trop curieuse, de Christophe Gresland

    Trop curieuse

    Christophe Gresland

     

    Titre en VO : Trop curieuse

    Année de la première publication (en France) : 2015

    Nombre de pages : 333

    Editeur : City édition

    Site de l’éditeur : https://www.city-editions.com/index.php?page=livre&ID_livres=677&ID_auteurs=252

    ISBN : 978-2-8246-0968-3 (format poche)

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 12/20

    Publique conseillé : plutôt féminin, qui cherche un moment sans prise de tête et avec rires, mais pas de la grande littérature.

    Quatrième de couverture :

    Alice a vraiment un vilain défaut : elle est beaucoup trop curieuse. Un jour, en plantant un clou dans le mur de sa chambre, elle fait un trou dans la cloison et surprend une étrange conversation chez Julien, le beau ténébreux qui vient de s'installer à côté.

    L'homme est-il aussi dangereux qu'il en a l'air ? Alice ne peut pas s'empêcher de mettre son nez dans la vie de son voisin avec l'aide d'une petite bande aussi loufoque que déjantée. À commencer par Delia, ancienne top-modèle polonaise extravagante et Agathe, fillette de six ans qui zozote un peu mais a oublié d'être idiote.

    Évidemment, tout dérape et les aventures délirantes, hilarantes et émouvantes s’enchaînent. De quoi secouer sacrément la vie bien tranquille de la trop curieuse Alice...

     

    Mon avis :

    J'ai trouvé ce livre chez un bouquiniste, la couverture m'a plu, l'avantage de ce genre de commerce, c'est que c'est pas cher, alors je me suis laissée tenter.

    Et je dois dire que, si ce n'est pas désagréable à lire, ce n'est pas non plus une trouvaille formidable.

     

    Concernant l'histoire, le résumé est assez complet, je ne rajouterais rien pour cette fois.

    Donc passons aux personnages.

    Alice est une jeune femme plutôt petite, et qui n'aime pas qu'on lui rappelle. Un sacré caractère, sûre d'elle, peut-être parfois un peu trop, elle travaille dans les assurances. Elle est très curieuse. Et du genre à ne pas réfléchir aux conséquences de ses actes pour autrui. Si elle avait juste là une vie bien tranquille (métro-boulot-Agathe-dodo), ça ne va pas durer. Je ne l'ai pas détesté, mais je ne l'ai pas adorée non plus.

     

    Agathe, la fille d'Alice, m'a fait craquer. Complètement. Du haut de ses six ans, intelligente, avec elle aussi son petit caractère qu'elle tient de sa maman. Bien élevée, fan de coquillette et de Danette, rêve d'avoir un hamster. Et une vraie éponge à expressions, elle répète facilement ce qu'elle entend dans la bouche des adultes.

     

    Delia, meilleure amie d'Alice, complètement déjantée. Ancien top-modèle, aussi grande qu'Alice est petite, un peu alcoolique sur les bords (très épais les bords). Elle m'a beaucoup fait rire. Elle fait preuve d'une inconscience pure par moment, ce qui amène pas mal de rebondissements.

     

    Jean-Edern, alias J.E parce que c'est plus simple, est l'ex mari d'Alice, et le père d'Agathe. Homme d'affaire auparavant, ayant viré hippie pendant quelques années où il n'a pas fumé que de la cigarette, on le trouve sur le retour, besoin d'argent, il se réinsère dans la société et quitte sa cabane au fond des bois. Malgré un rire très particulier et quelques années passées en ermite, il est un homme intelligent (quand il n'est pas sous l'emprise de produit pas très licites), et beaucoup plus mesuré que son ex-femme. Il n'en reste pas moins un père à peu près responsable pour Agathe. Ne prend de réelle importance que sur la fin du récit, il m'a longtemps laissé assez indifférente.

     

    Alain Le nerval, collègue d'Alice, plus mesuré que les deux femmes suscitées, avec ses complexes capillaires. Il se débrouille dans le domaine de la recherche d'information, et sera d'une grande aide pour percer les mystères du voisin d'Alice. Il est son soupirant depuis que J.E l'a quittée, bien qu'Alice ne soit pas intéressée et tente de lui faire comprendre qu'elle préfère qu'ils restent amis. Je l'ai plus apprécié.

     

    Papounet, le père d'Alice, un retraité, néanmoins jeune dans son corps et dans sa tête, au vocabulaire peu recommandable pour l'oreille de sa petite fille de six ans. Assez impulsif, protecteur envers sa famille. Il m'a fait rire, mais j'ai trouvé ses réactions exagérées sur la fin.

     

    Reste Julien, le voisin qui éveille la curiosité d'Alice, mais je ne dirais rien sur lui, ça serait gâcher la surprise.

     

    Voilà pour la palette de personnages. Ça fait beaucoup, mais quand on lit le livre, il nous sont bien présentés, et on s'y retrouve très vite. C'est d'ailleurs un très bon point pour l'auteur, d'avoir autant de personnages, qu'ils soient si différents dans leur caractère et leur façon d'être, et de réussir à ce que le lecteur s'y retrouve sans aucun problème. Chacun est vraiment unique, avec une personnalité marquée et travaillée.

     

    L'histoire en elle même est intéressante et originale. On a beaucoup de rebondissements, vous pouvez être sûre de ne pas vous ennuyer du tout. Mais ça part trop loin à mon goût. L'auteur a, je trouve, voulu en faire trop, ce qui dessert son récit. Je trouve la fin too much, ce qui a beaucoup fait baisser la note que j'ai mise.

     

    Le style, la façon d'écrire est simple, le français utilisé est fluide, mais parfois trop simple, à ne plus être totalement français. Pour avoir de la qualité littéraire, il faut chercher ailleurs.

     

    En bref, ça se lit bien, c'est écrit avec un humour agréable, mais faut pas y chercher le roman de l'année ni être trop exigeant(e).

     

    Extrait : (choix : au hasard, deux petites citations.)

    « "Restons amis", lui ai-je murmuré à plusieurs reprises. Sans effet. L'amour est aveugle, dit-on. Je pense plutôt que l'amour est sourd. »

    « La ponctualité est la politesse des rois, à en croire un autre proverbe débile. Ça tombe bien, je revendique mon statut de routière. »

     

    On adore : Les personnages, hauts en couleur, et l'humour.

    On regrette : Le coté too much de l'histoire.

    Jiji

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