• Le liseur du 6h27

    Jean-Paul Didierlaurent

    La ligne E accueille "Le liseur du 06h27" dans ses trains

     

    Titre en VO :Le liseur du 6h27

    Année de la première publication (en France) :2014

    Nombre de pages :193

    Editeur :Editions folio

    Site de l’éditeur : ici

    ISBN : 978-2-07-046144-8 (format poche)

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 9.5/10

    Publique conseillé : Celles et ceux qui veulent rêver, malgré le quotidien.

    Quatrième de couverture : 

    «Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien.
    Ça va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin.»

    Sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6 h 27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps va l’amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie.

     

    Mon avis :

    J'ai placé ce livre dans romance, parce que techniquement, ça en est. Mais avant ça, c'est un conte moderne. Un véritable conte à mes yeux, même s'il n'y a ni prince ni princesse.

     

    L'histoire, c'est celle de Guylain, dans la trentaine, travailleur dans une usine de recyclage de livres. Il a une vie monotone, et surtout dans laquelle il n'est pas heureux. Il n'aime pas du tout son travail, et sa seul compagnie quand il rentre chez lui le soir, c'est un poisson rouge. Alors, pour se donner du courage le matin, il lit à voix haute dans le RER qui le mène à son travail. C'est un personnage touchant. Il m'a émue à plusieurs reprises. Il est dévoué à ses quelques amis, c'est un homme gentil. Auquel il manque juste une petite étincelle de vie. Du moins au début...

    Et l'histoire, donc, c'est celle de ce qui va basculer pour lui. De quelques rencontres, et d'un peu de hasard, qui vont lui redonner goût à la vie.

    Enfin, j'ai dit hasard. Mais on est dans un conte, et j'ai plutôt envie d'appeler ça le destin. Parce que c'est plus beau et que ça fait rêver.

    L'histoire, c'est aussi celle de Julie. Julie que l'on découvre au travers de ses écrits, exactement comme Guylain la découvre, sans jamais réellement la côtoyer dans le livre. C'est assez étrange comme relation avec un personnage de livre, celle qu'on a avec elle. Uniquement à travers ses récits, et au travers des yeux de Guylain, quand le hasard amènera ce dernier à la découvrir.

    Donc Julie, c'est un personnage aussi touchant que Guylain, mais différemment, elle m'a moins émue. Dans son travail, elle est chez elle, elle maitrise. Et pourtant, elle est simple dame-pipi, mais on a l'impression que les toilettes du centre commerciale sont son domaine à elle, qu'elle y est maitresse de demeure. Dans ses récits, elle ne mâche pas ses mots. Mais malgré la vie, son travail, tout ça, elle attend toujours le prince charmant sur son cheval blanc, elle y croit encore du haut de ses 28 ans. Et c'est ce qui me l'a rendu touchante justement, qu'elle y croit encore, qu'elle espère.

    Les autres personnages sont secondaires, mais tout aussi attachant que les deux premiers. Il y a Yvon, "alexandrophile" comme dit dans le livre (ou disons plus clairement fan de théâtre vouant un culte aux alexandrins), et gardien de l'usine à ses heures perdus, il manie ses mots avec amour de la langue française. Les sœurs Delacôte, deux petites vieilles admiratrice du liseur dans le RER, l'une timide et l'autre à la tendance très exacerbées à écorcher les noms. Il y a Giuseppe, victime d'un accident qui lui a fait perdre ses jambes (qu'il cherche désespérément à retrouver, d'ailleurs...), homme de quête. Et il y a Bruner, le collègue sournois, et Kowalski, le patron préoccupé par les chiffres de l'usine.

    Bref, beaucoup de personnages, que j'ai tous apprécié.

     

    La romance est très longue à arriver, mais l'auteur sait nous faire patienter, nous faire découvrir ses personnages. Certains trouveraient que c'est un mauvais point, mais ce n'est pas mon cas. Je suis patiente, et j'ai préféré découvrir l'univers de Guylain, et comprendre réellement le personnage, à une romance qui arrive trop vite.

    Le style de la plume est recherché, on sent que la forme du texte est aussi travaillée que le fond. Il y a une recherche de vocabulaire, du mot juste (dont certain que j'ai découvert!), ce que je trouve très appréciable. L'écriture c'est pas fluide tout de suite, il faut se mettre dedans, surtout qu'il y a souvent des phrases longues. Mais au bout de quelques pages, quand on est pris par le style de l'auteur, ça devient tellement agréable à lire, de se couler entre les lignes et de se laisser guider... Ce n'est pas un style d'écriture très habituel, mais j'ai beaucoup apprécié.

     

    Voilà pour ce conte moderne, un véritable conte dans la vraie vie. C'est une lecture agréable qui vous emmène auprès de personnages touchants. Un livre humain. Et un quasi-coup de cœur.

     

    Extrait : (choix : j'en mets deux, l'un pour Guylain, l'autre pour Julie.)

    (Pour Guylain:) "Tandis que s'évanouissait sur son palais l'empreinte des derniers mots prononcés, il contempla pour la première fois depuis son entrée dans la rame les autres voyageurs. Comme souvent, il découvrit sur les visages de la déception, voire de la tristesse. Ça ne dura que le temps d'un ébrouement. Le wagon se vida rapidement. Il se leva à son tour. Le strapontin émit un claquement sec en se repliant sur lui-même. Clap de fin. Une femme entre deux âges lui glissa un merci discret à l'oreille. Guylain lui sourit. Comment leur expliquer qu'il ne faisait pas ça pour eux ?"

    (Pour Julie:) "Peut-être aussi parce qu'il reste en moi encore un peu de cette petite fille de 8 ans qui attend que son prince charmant daigne enfin venir la libérer. Un vrai prince charmant qui, après avoir garé son beau destrier blanc dans le parking (une Audi A3 ou une DS intérieur cuir par exemple), fera halte chez moi pour vider sa vessie avant de m'emporter dans ses bras pour une longue aventure. Faut que j'arrête de feuilleter Nous Deux moi. Ça me tape un peu trop sur les œstrogènes des lectures pareilles."

    On adore : Les personnages, le style d'écriture de l'auteur, le côté conte moderne.

    On regrette :J'ai dit quelque chose de négatif ?

    Jiji


  • Ne dit jamais « mon frère »

    Sabrina Gramage

      

    Ne dis jamais "mon frère"

     

     

     

    Titre en VO :  Ne dit jamais « mon frère »

    Année de la première publication (France) : 2018

    Nombre de pages : 691

    Editeur : Librinova

    Site de l’éditeur : https://www.librinova.com/

    ISBN : 979-10-262-2064-0 (format kindle)

    Site de l’auteur : https://www.librinova.com/auteur/sabrina-gramage (page « auteur »)

    Ma note : 6,5/10

    Public conseillé : Adultes

    Quatrième de couverture :

    Lorsque sa mère rencontre Jon, Howie intègre la famille Emington et découvre son nouveau pseudo demi-frère, Louis.
    Plus âgé de quatre ans, il le fascine. Au fil des années, Howie comprend mieux cette fascination pour celui qu'il ne veut pas qu'on appelle « son frère ». Espoir, désespoir, innocence.
    Plans foireux, sincérité, amour.
    Les aventures et surtout mésaventures d'un garçon timide et amoureux. Un conte sans vraie fée... mais avec Warrick.
    Bienvenue dans le monde de Howie Blaches, espérant devenir un jour Emington, et pas par l'adoption...

     

     

    Mon avis :

    Je remercie Librinova pour leur confiance !

    Le résumé étant long, je n’en dirai pas plus.

     

     

    Les personnages sont attachants, surtout Howie, le protagoniste principal. Il aime la vie, sa famille et les petits bonheurs de la vie. Il adore son « pseudo demi-frère », Louis. Il déteste l’eau à cause de son passé.

     

     

    Warrick, son meilleur ami adore parler de tous les détails au téléphone. Il est rigolo mais sait ce qu’il veut.

     

     

    Louis, le « frère » d’Howie est très protecteur envers lui. Plus il vieillit, moins il semble s’en préoccupé en tout cas en apparence.

     

     

    Les personnages secondaires ne sont pas laissés de côté et on suit les aventures de tout le monde.

     

     

    L’écriture de l’autrice est agréable, simple mais peut être parfois incisive. Les chapitres sont très longs, voir un peu trop.

     

     

    Le thème de l’homosexualité est bien exploité mais également la famille et l’amitié.

     

     

    La fin est correcte et clôture bien ce roman.

     

     

    Par contre, j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs et que la romance – car oui, il y en a une ! – met du temps à se mettre en place il faut attendre la moitié du livre.

     

     

    En résumé, une bonne lecture et je remercie encore une fois Librinova pour cette découverte.

     

     

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « - Quoi ? Tu es romantique dans l'âme, c'est beau. Je ne suis pas romantique. Toi, tu rends tous ces trucs beaux, et moi sales. On se complète. On n'est pas meilleurs amis pour rien. »

     

    On adore : Les personnages, les thèmes abordés, l’écriture, la fin.

    On regrette : Les chapitres longs, que la romance mette du temps à se mettre en place.

     

     

                                                                                                      Debo


  • November 9

    Colleen Hoover

     

    Titre en VO : november 9

    Année de la première publication (en France) : 2017

    Nombre de pages : 384

    Editeur : Pocket

    Site de l’éditeur : https://www.lisez.com/livre-de-poche/november-9/9782266270069

    ISBN : 978-2-26627-006-9 (format papier)

    Site de l’auteur : https://www.colleenhoover.com/

    Ma note : 9,5/10

    Publique conseillé : Aimant la romance. Attention, certaines scènes explicites ne conviennent pas aux plus jeunes.

    Quatrième de couverture :

    Fallon et Ben se rencontrent par hasard alors que leur vie est en train de changer.
    La jeune femme est sur le point d’aller s’installer à New York où elle espère poursuivre une carrière d’actrice au théâtre. Ben veut devenir écrivain.
    Ils se croisent comme des étoiles filantes mais l’intensité de ce qu’ils partagent les pousse à se fixer un rendez-vous annuel, le neuf novembre.
    Fallon devient alors la source d’inspiration du roman de Ben. Chaque rendez-vous est une mine d’informations pour lui et, pour tous les deux, c’est le moyen de faire le point sur leur vie.
    Jusqu’au jour, un neuf novembre évidemment, où Fallon se met à douter de ce que Ben lui raconte sur lui-même. Peut-il avoir inventé sa vie comme un roman ? Et pourquoi ferait-il une chose pareille ?

     

    Mon avis :

    Voilà une romance qui me tentait depuis un petit moment.

    L'histoire de Ben et Fallon m'a énormément plu.

     

    Fallon est une fille avec un certain caractère, bien qu'un accident datant de deux ans lui ai fait perdre toute sa confiance en elle. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle compte partir de Los Angeles pour New-York, pour se reconstruire, elle a besoin de s'éloigner.

    C'est depuis cet accident qu'elle a des relations compliqué avec son père, et le début du roman se joue lorsqu'elle lui annonce qu'elle part, et que ce dernier ne la soutient absolument pas, et dit des choses maladroites (voir cruelles). C'est lorsque ce dernier remue le couteau dans la plaie en rappelant à Fallon le vide de ses relations sentimentales que Ben intervient. Il se fait passer pour son petit copain auprès de son père pour lui clouer le bec. C'est un parfait inconnu, et pourtant, il prend la défense de la jeune fille.

    De là, les deux jeunes gens passent la journée ensemble, une journée magique, pleine de rires, aussi de belles paroles et d'encouragement. Fallon refuse de lui donner ses coordonnées, car elle veut vraiment démarrer sa nouvelle vie à New-York et a peur qu'échanger avec lui l'éloigne de son but. Mais c'est une telle alchimie entre eux qu'il conviennent de se revoir tous les neuf novembre pour les cinq ans à venir et de voir où ils en seront respectivement après ces cinq ans, lorsqu'ils auront 23 ans, et un peu plus d'expérience dans la vie.

     

    Voilà donc pour le début de l'histoire, ce concept de se voir une fois par an pour voir ce qu'il adviendra m'a tout de suite plu.

    Les personnages principaux sont donc Fallon et Ben évidemment, et je me contenterai de présenter ces deux là.

     

    Fallon est un fille qui a un certain caractère pour tenir tête à son père, mais qui a un énorme manque de confiance en elle à la suite d'un accident survenu deux ans plus tôt. Avant cet événement, elle était actrice dans une série télévisée, et elle rêve de continuer ce métier d'actrice, d'où le fait qu'elle veuille tenter sa chance à Brodway, cette fois-ci sur les planches de théâtre. Et petit à petit au court du livre, elle retrouvera une partie de sa confiance perdue, elle réapprendra, en partie grâce à Ben, à être elle même et à ne plus se cacher. Elle est aussi intelligente, et observatrice.

     

    Ben est un étudiant, et rêve de devenir écrivain. Il a tout de suite trouver Fallon magnifique, il est immédiatement tombé sous son charme. Il est persévérant. Il a un certain humour que j'ai bien aimé. Je l'ai aussi trouvé très touchant. Il a aussi ses secrets, qui se révéleront sur le tard du livre, même si on le sent dès le début. Des secrets qui expliqueront beaucoup de choses, qui sont bouleversants, et dévoilées d'une façon particulière qui m'a touchée. En les relisant j'ai même été relire notamment une scène du début pour les voir avec un œil neuf. Bref, c'est un personnage complexe et intéressant.

     

    Et la relation qui se tisse entre les deux, ces moments qu'ils partagent, profonds, intenses, et à la fois fugaces, sont un régal à lire. Le fait de retrouver les personnages à chaque fois avec un an de décalage, ça permet de voir leur évolution, de les voir mûrir au fur et à mesure qu'ils grandissent, c'est très appréciable.

    De plus, dans chaque chapitre, on alterne les points de vue, ce qui nous permet de voir réellement l'évolution des deux personnages. Et d'être dans la tête du bon personnage aux moments cruciaux du bouquin, pour amener les révélations (ou les suspens) le mieux possible.

     

    Ce livre est pour moi un quasi coup de cœur. J'ai vraiment adoré ma lecture, j'ai passé un super moment, la plume est on ne peut plus agréable, ça se lit très bien, très fluide.

    C'est une romance, très belle, et qui en plus laisse place à un réel développement des personnages, et également a une intrigue intriquée avec la romance, une intrigue prenante avant son lot de secrets et de révélations.

     

    Extrait : (choix : J'en mets deux. La première parce que ça témoigne de la relation entre les deux personnages, de l'humour dont ils peuvent faire preuve ensemble. La deuxième, juste parce que j'ai envie.)

    « - Tu penses à des trucs salaces...
    - Pas du tout !
    - Fallon. Ça fait deux heures qu'on sort ensemble, maintenant. Je lis en toi comme dans un livre ouvert et là, je dirais que c'est un livre érotique. »

     

    « - Et, d’après vous, comment est-ce que je vois le monde, au juste, Monsieur Kessler?
    - Avec les œillères d’un crétin arrogant. »

     

    On adore : Les personnages et leur développement, l'intrigue, les secrets, l'histoire entière.

    On regrette : Rien.

    Jiji


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    Je voudrais que tu me rappelles

    Christophe Morice 

     

     

    Je voudrais que tu me rappelles, de Christophe Morice

     

      

    Titre en VO : Je voudrais que tu me rappelles 

    Année de la première publication (France) : 2018  

    Nombre de pages : 324

    Editeur : Librinova 

    Site de l’éditeur : https://www.librinova.com/ 

    ISBN : 979-10-262-2104-3 (format kindle)

    Site de l’auteur : Pas trouvé

    Ma note : 4/10 

    Public conseillé : Adultes 

    Quatrième de couverture :

    « Si je t’aime, prends garde à toi ! » l’avait défié Eva lors d’une de ses interprétations de Carmen sur scène. Mais depuis qu’elle est partie, Frédéric vit dans l’ombre de sa relation passée… Jusqu’au jour où il fait la rencontre de l’envoûtante Florence. Sortant alors brutalement de sa nonchalance affective, Frédéric voit son rapport à l’amour et aux femmes se métamorphoser. Là où Eva l’habitait, sa tante Marthe l’attise et Florence l’embrase littéralement. Puis les rôles s’inversent, l’emportant dans la spirale intérieure et vertigineuse de la passion. L’amour ne mérite-t-il pas de tout risquer ?

     

      

    Mon avis :  

    Je tiens à remercie Librinova pour cette découverte. 

    Le résumé étant assez long, je ne vous en dirais pas plus.

     

     

    Je n'ai pas vraiment apprécié ce roman. 

    Les personnages sont froids, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux.

     

     

    Frédéric, le personnage principal est consultant en intérim pour Together. Sa petite amie, Eva, que l'on pourrait qualifier de muse m'a quitté il y a 9 mois. Il n'arrive pas à remonter la pente.

     

     

    Florence, une jeune femme qu'il va rencontrer va se montrer froide et peu réceptive aux sentiments que le jeune homme ressent pour elle. Elle n'apporte pas grand-chose à l'histoire.

     

     

    Marthe, la tante de Frédéric est le personnage le plu abouti pour moi. J'ai trouvé qu'elle dévoilait plus ses sentiments que les autres protagonistes.

     

     

    Pierre et Alice, deux amis sont assez vulgaires dans leurs propos. Ils essayent quand même de faire sortir la tête de l'eau à leur ami.

     

     

    Les personnages secondaires sont peu présents et développés.

     

     

    L'écriture est très simple voire même assez cruelle. Les dialogues sont "creux" et n'ont pas grand intérêt à l'intrigue, si ce n'est des conversations banales.

     

     

    Les thèmes abordés - le deuil, l'Amour - sont bien présents et exploités.

     

     

    La fin est bof, je ne l'ai pas vraiment comprise.

     

     

    En résumé, une lecture très, très mitigée.

     

     

    Je remercie encore une fois Librinova pour leur confiance !

     

      

    Extrait : (choix : l'amour, un astre ?) 

    "L'amour est cet astre qui pour voler a besoin de son unique satellite : l'autre."

     

      

    On adore : Les thèmes abordés. 

    On regrette : Les personnages, l'écriture, les dialogues "creux", la fin.

     

     

                                                                                                                  Debo 


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    Sateene

    Chrys Galia

     

     

    Sateene, de Chrys Galia

     

     

     

    Titre en VO : Sateene 

    Année de la première publication (France) : 2018 

    Nombre de pages : 312 

    Editeur : Librinova

    Site de l’éditeur : https://www.librinova.com/ 

    ISBN : 979-10-262-2005-3 (format kindle) 

    Site de l’auteur : https://www.facebook.com/chrysgalia/ 

    Ma note : 10/10 

    Publique conseillé : Plutôt féminin 

    Quatrième de couverture

    Le rêve de Sateene : intégrer le ballet russe du grand Sergeï Alexeï. Mais quand le seul danseur vraiment capable de la former s'avère être l'homme le plus irrévérencieux, le plus indomptable, le plus caractériel qui lui ait été donné de rencontrer, elle craint l'échec. 

    Jordan acceptera-t-il de la guider dans cette quête du Graal ? Comment deux êtres si passionnés, si indépendants, pourraient-ils danser sur le même tempo ?

     

     

    Mon avis :  

    Tout d'abord, je tiens à remercier Librinova pour leur confiance !

     

     

    Je souhaite vous garder la surprise, donc pas de résumé supplémentaire.

     

     

    Les personnages sont encore une fois très attachants. 

    Sateene est une passionnée de danse classique et contemporaine. Elle rêve d'intégrer un célèbre ballet russe. C'est une jeune femme talentueuse, perfectionniste qui a de la répartie.

     

     

    Jordan est un professeur de danse qui n'est plus remonté sur scène depuis trois longues années. Considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs dans sa profession, il est impitoyable et même cruel. Il cache un lourd passé.

     

     

    Ugo, le frère jumeau de Jordan essaye de le remettre sur les rails quitte à le bousculer dans ses habitudes. Il est jovial.

     

     

    Carla, la meilleure amie de Sateene, elle aussi danseuse rêvant d'intégrer le ballet. Elle essaye toujours de remonter le moral de son amie.

     

     

    Les autres personnages sont peu présents.

     

     

    L'écriture de l'autrice est fluide, agréable et assez poétique. On sent à travers ses mots tout l'amour à la danse. 

    D'ailleurs, elle incorpore au début du récit une playlist à écouter à chaque fois que le titre de la musique apparaît. Cela ajoute une autre dimension à l'histoire.

     

     

    L'intrigue est classique mais est bien menée. 

    Les chapitres alternent entre Sateene et Jordan. J'ai apprécié les deux points de vue.

     

     

    La romance démarre assez tardivement mais cela ne m'a pas dérangé car cela permet d'apprécier les échanges piquants entre les deux protagonistes.

     

     

    La fin est magnifique !

     

     

    Je pense que je continuerais à suivre de très près les parutions de Chrys Galia.

     

     

    Encore un grand merci aux éditions Librinova pour leur confiance !

     

     

    Extrait : (choix : Qu'est-ce que danser ?) 

    "Danser c'est çà, pas seulement de la technique, c'est tellement plus. C'est frissonner, dit-il en caressant mon épaule de l'index, respirer, poursuit-il en soufflant sur ma nuque. C'est aussi souffrir, continue-il en appuyant sur un point douloureux de ma colonne vertébrale. Je pousse un petit cri de surprise, passe ma main pour frotter l'endroit qu'il a sollicité. Il la chasse d'un geste doux, la remplace par la sienne, brûlante, apaisante. Il parle encore :

    - C'est lâcher prise, oublier le monde, oublier que la vie existe ailleurs que dans tes veines. Ce n'est pas ton sang qui y circule, c'est la mélodie, les notes. Danser, c'st se laisser envahir totalement, sans mesure, sans contrôle, sans interdits. Il s'éloigne, je manque de perdre l'équilibre, comme s'il m'avait happée dans son sillage, comme si un lien invisible nous rendait dépendants l'un de l'autre. Les premières notes, je tremble.

    - Danser, c'est vivre... Sateene, souffle-il dans mon cou.

     

     

    On adore : Tout, sans exception. 

    On regrette : Rien.

      

     

                                                                                                                          Debo





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