• Voilà un petit extrait de quelque chose. Ça a été écrit pour le théâtre, car notre thème est la première guerre mondiale, et je me dis que ça vous plaira peut-être. J'en rajouterai peut-être d'auters par la suite (raison pour laquelle j'ai numéroté).

    Bonne lecture.

    "Là-bas, un peu plus loin, un soldat a été blessé. Sa blessure à la jambe s’infecte. On va la lui couper, et le renvoyer chez lui. Il a déjà envoyé une lettre à sa femme, il sera là pour l’anniversaire de son fils. Après lui avoir fait boire une bonne rasade d’alcool, on lui met une pipe dans la bouche, pour qu’il ne crit pas. Le médecin commence son travail. La souffrance atroce se lit dans ses yeux, pas vraiment atténuée par les brumes d’alcool dans son cerveau. Il serre la pipe. Quand d’un coup, ses yeux se vident de vie. La faucheuse a frappée. Il ne sera pas à l’anniversaire de son fils. Sa mâchoire se desserre. Il a cassé sa pipe."


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  • En fin de compte, j'ai changé d'idée. Je voulais vous mettre un truc plutôt rêveur aujourd'hui, mais je suis tombée sur un autre texte que j'ai écrit et qui n'est jamais sorti de mon classeur. Doc je le sort pour vous. Attention, c'est plutôt sombre.

    Bonne lecture quand même !

    "Tout de glace et d’ombre, une flamme danse dans ses yeux ombres. Son visage impassible semble sur pause. Jusqu’à ce qu’elle se mette en mouvement. Doucement, elle évolue sur la piste, sans effort, en une danse figée. Une musique douce, d’une froideur insondable, l’accompagne. Sa peau neigeuse est la seule lumière dans l’obscurité. Ses vêtements charbonneux deviennent invisibles dans le noir, au fur et à mesure qu’elle accélère. Ses gestes doux deviennent des lames tranchantes. Sa longue tresse d’argent mêlée d’un ruban nuit suit son rythme effréné. Sa peau lunaire paraît vouloir détruire un ennemi invisible. On ne voit plus que ses mains fendre l’air, son visage aux aguets et ses yeux d’ambre haineux. Diable personnifié, elle danse comme une flamme à glacer le soleil. Elle évolue comme un éclair dans la nuit. La dernière note arrive. Elle s’arrête soudain. L’orage est passé. Le démon est parti. Un calme étrange suit. Le monde s’arrête avec elle. Elle le regard fixement, détendue. Un sourire amer étire ses lèvres diaphanes. Une lumière, et elle disparaît. Venue hanter le temps d’une danse, elle ne laisse derrière elle qu’un souvenir diffus, celui d’une haine noire.

    Comme un rêve.

    Ou un cauchemar…"


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  • Voilà, pendant les vacances, j'aime bien écrire, alors celui là, il n'est pas extrait de quelque chose, il est écrit juste pour vous.

    Après ces mémés qui n'y connaissent rien à la modernité, voilà ces mères qui s'inquiètent. Encore une situation que je n'ai pas connu, mais je n'ai aucun mal à l'imaginer.

    Bonne lecture !

    "— Maman, j’ai quelque chose à te dire, tu peux t’asseoir s’il te plait ?

    — Qu’est qu’il y a ma chérie ?

    — Alors voilà, euh…

    — Ce n’est pas grave au moins ?

    — Non maman, ne t’inquiète pas.

    — Mais tu es sûre hein ?

    — Oui maman…

    — Tu n’as pas cassé la voiture ? Parce que ton père va te tuer ! Rassure-moi, il n’y en a pas trop chers de réparation ? Parce que ce n’est pas le moment, là…

    — Non maman, ce n’est pas ça… C’est que…

    — Tu es renvoyée du lycée ? Oh mon Dieu, mais qu’as tu fais ? Tu es une bonne élève pourtant, et sage en plus… Il doit y avoir erreur quelque part, tu es accusée à tort, ce n’est pas toi, n’est ce pas chérie ?

    — Je suis encore au lycée maman, ne t’inquiète pas.

    — Ouf… Mais alors, qu’est qui se passe ? Tu es enceinte ? Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave, il y a des solutions… Tu sais, l’avortement par exemple… Quoi, tu veux le garder ? Mais tu es jeune ! Et ton avenir, tu y penses ? Je sais, c’est difficile, mais tout de même, comment tu ferais pour t’occuper d’un bébé ?

    — Maman, je ne suis pas enceinte.

    — Mais… Mais… Mais tu n’as pas eus de rapports non protégés, tout de même ? Si ? Le sida ? Mais c’est grave ma chérie ! Et dire que je ne savais même pas que ma petite fille est sexuellement active ! Oh mon Dieu, mon bébé va mourir du sida !

    — Maman, je suis vierge.

    — Fais attention, c’est si vite arrivé… Oh non. Tu te drogues. On ne t’a pas assez dis que ces saloperies détruisaient le cerveau ? Surtout à l’adolescence !

    — Je n’ai jamais touché à ces saloperies, comme tu dis.

    — Mais, tu es anorexique alors ?

    — Non maman ! STOP ! Regarde, j’ai l’air anorexique ? Non. Je voulais juste te demander une avance d’argent de poche parce que j’ai cassé une corde de ma guitare et que j’ai dépensé celui de ce mois-ci pendant les soldes !"

     

     


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  • Voilà un petit moment que toute les filles connaissent : le maquillage.

    Mais ça vous arrive jamais, à vous, de réussir bien jusqu'au dernier moment et de vous louper royal juste là ? Et de raler sur le miroire ou autre parce que vous êtes obligée de recommencer ? En tout cas, à celle-ci, si.

    "Fond de teint, sans problème. Ouf. Crayon, nickel. Fard à paupière, pas top. Les ennuies arrivent. J’en essai trois avant d’en trouver un qui convient. Et enfin, mascara. Voilà, c’est bien… Et merde ! Je déteste mon téléphone. Il ne pourrait pas choisir un autre moment pour me dire qu’il n’a plus de batterie ? J’ai glissé, y a du noir partout, je suis obligée de tout recommencer !"


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  • Voilà un petit texte assez drôle sur les mamie et leur moi, de mon temps... Rassurez-vous, la mienne n'est pas du tout comme ça, c'est de la pure imagination.

      

    Dites, vous adorez votre Mémé ? Moi aussi. Mais surtout quand elle n’est pas là. Déjà, rien qu’au téléphone…

    « — Allô, ma chérie ?

    — Oui, ça va ?

    — Oh, tu sais, à mon âge, les rhumatismes, l’arthrose, tout ça… Ce n’est pas la question à posé, la vrai question, c’est t’as mal où ? Aujourd’hui, mes genoux me jouent des tours (je passe sur l’épilogue de l’état de santé, c’est un peu long). Bon, mais je vais m’arrêter là, je voudrais pas t’embêter, hein chérie ? Alors, et toi, comment ça va ?

    — Bien Mémé.

    — Ne m’appelle donc pas comme ça, je ne suis pas si vielle que ça !

    — D’accord. Et sinon, quoi de beau mamie ?

    — J’ai des nouveaux médicaments. Mais ils sont infects ! Encore plus que les précédents. Et puis ils m’empêchent de dormir. (Ce n’est pas comme si les précédents te faisaient dormir trop…) Bon, et toi ma chérie, quoi de nouveaux ?

    — J’ai enfin trouvé du travail.

    — C’est bien, et tu fais quoi ?

    — Je suis web master.

    — Vous avez des noms bizarres pour vos métiers, vous les jeunes. Moi, de mon temps, on était boulanger, boucher, agriculteur, ou on travaillait à l’usine. Qu’est ce que c’est que ça encore, vebmêstère ?

    — Web master, Mé… Mamie. En gros, je gère des sites Internet.

    — Des quoi ?

    — Des sites, Mamie. C’est les pages qui arrivent quand tu fais des recherches sur Internet.

    — Internet ? C’est quoi ça encore ?

    — C’est un genre de bibliothèque géante et virtuelle.

    — Ah d’accord… C’est encore avec vos ordinateurs ?

    — Oui Mamie.

    — Je n’ai jamais compris à quoi ça servait ce truc la. De mon temps, on allait à la bibliothèque de l’école. Et dis-moi, tu es toujours avec ton copain ? Le pizzatoto, là… J’ai oublié son nom…

    — Aldo, Mamie, il s’appelle Aldo. Et il est pizzaïolo.

    — Vous les jeunes, vous avez des prénoms bizarre. A se demander ce que les parents ont dans le crâne. A mon époque, on s’appelait Ginette, Claudette, Nicole, Jean, Paul, Pierre, Yves,…

    — Mamie, il est italien, c’est normal que son prénom te paraisse inhabituel.

    — Et bien quelle idée de se mettre avec un italien ! Je me suis mariée ave un bon français bien d’ici, moi, c’est ce qu’il faudrait faire ! Sinon, il t’emmènera loin d’ici, et on ne te verra plus. Et d’ailleurs, quand est-ce que tu passes me voir dans cette maison à vieux où vous m’avez mis ?

    — Quand j’aurais le temps Mamie. Tu sais, avec mon nouveau travail, ce n’est pas facile.

    — Vous les jeunes, vous inventez plein de choses pour gagner du temps, comme votre Internet, mais vous ne trouvez pas le temps de voir les amis et la famille. Je te le dis, les valeurs se perdent de nos jours ! La preuve, vous m’avez placée en maison de retraite, sois disant pour qu’on s’occupe bien de moi, mais vous, vous ne passez plus me voir très souvent. Moi, de mon temps, ma grand-mère mangeait à la maison tous les dimanche midi et on lui demandait conseil pour tout !

    (La sonnette… Sauver par le gong, comme qui dirait.)

    — Mamie, je dois y aller, le facteur passe.

    — Ah parce que vous utilisez encore des lettres de nos jours ? Je croyais qu’Internet c’était plus simple…

    — Au revoir Mamie.

    — Au revoir ma chérie. Et tu passes vite me voir, hein ? Il est où le bouton pour raccrocher sur ce foutu engin ?»


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