• La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett

    La couleur des sentiments

    Kathryn Stockett

     

     

     

     

    Titre en VO : The help

    Année de la première publication (en France) : 2010 

    Nombre de pages : 526

    Editeur : Jacqueline Chambon

    Site de l’éditeur : http://www.jacquelinechambon.fr/Editions_Jacqueline_Chambon/Accueil.html 

    ISBN : 978-2-7427-9291-7

    Site de l’auteur : http://kathrynstockett.com/ 

    Ma note : 6/10

    Publique conseillé : Euh…, excellente question. Les gros lecteurs. Et patient, aussi. Fille comme garçon. Pas d’âge, si ce n’est celui de ne pas se décourager par la taille du livre.

     

    Quatrième de couverture :

    Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.

    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.

    Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

    Mon avis :

    C’est un livre que l’on m’a beaucoup vanté. Je m’attendais vraiment à un truc génial. Et j’aie été déçu. Du coup, je dirais qu’il était juste potable, à peine bien. Après, peut-être que si on m’en avait moins chanté les louanges, je l’aurais peut-être mieux aimé, sinon apprécié, mais c’est comme ça. Aussi, si je suis dure, il faut tout de même tenir compte de ce détail.

     

    C’est l’histoire de trois femmes.

    Eugenia Phelan, alias Skeeter. Une blanche qui rêve d’écrire, avec ses principes et ses idéaux défiants son monde.

    Aibileen, une bonne noire. Sage et aguerri par les ans à sa vie et à la société dans laquelle elle vit.

    Minny, une bonne plus jeune, noire aussi. Avec un fichu caractère, une grande gueule, et un don pour la cuisine qui la sauve.

    Mais c’est aussi et surtout l’histoire d’un livre. Un livre qui raconte les bonnes, leur quotidien et leur relation avec leur employeuse. Un livre contre le racisme, un livre pour changer les choses.

     

    Ce livre est basé dans un contexte historique précis. 1962, le racisme, Rosa Park et Martin Lutter King. Il est bien utilisé.

     

    Skeeter, au début, c’est une obstinée que ne sait pas ce qu’elle veut et une gosse naïve. Ça devient un écrivain obstiné un peu plus prudent et avec un but. Elle est très bien. Mais j’ai eu du mal à m’identifier dans ce personnage. (Pourtant, c’est loin de me poser problème d’habitude, je m’identifie à n’importe quel perso, même si s’oppose totalement à moi ou si c’est une ordure.)

    Aibileen, c’est la douceur incarnée. Elle, je l’aime beaucoup, j’ai de la sympathie pour elle. Elle aime beaucoup l’enfant dont elle s’occupe, Mae Mobley. Mesurée, douce, calme, réfléchie. Et, très important,  elle aime écrire.

    Sa patronne, Miss Leefolt, est un peu, je ne dirais pas bête, mais à côté de la plaque, parfois. J’ai l’impression qu’elle loupe ce qui est sous ses yeux. Et elle ne sait pas aimer sa fille.

    Minny, c’est un sale caractère et une grande gueule ouverte beaucoup trop souvent pour une noire. Plus têtue qu’une mule, qui ne cache pas ses idéaux. Ce livre, c’est une façon de s’exprimer pour elle. De dire haut et fort ce qui ne va pas.

    Sa patronne à elle (enfin, pas celle du début, mais la plus importante pour le livre), Miss Celia, est excentrique et un peu bizarre. Je ne savais pas du tout quoi en penser au début.

    Il y a aussi Miss Hilly qui est très importante. Obstinée, hautaine, manipulatrice, égoïste, et j’en passe. Mais surtout, elle est ancrée dans sa société et raciste comme elle. Elle, est vraiment bien représentée.

    Dans l’ensemble, les personnages sont pas mal.

     

    Ce livre alterne les points de vue des trois personnages principaux. En temps, normal, ça accélère, ça donne un plus. Là, ça ne modifie en rien le rythme, trop lent.

     

    Le début est très (trop) long. On pose les bases, c’est normal, mais il y a des limites. Ça n’avance pas bien vite pendant la première moitié voir les deux tiers du livre.

    La quatrième de couv’ en promet trop. L’histoire ne correspond pas. Elle promet du suspens et la recherche de Constantine. Celle-ci est juste évoquée, et si elle est une des causes de l’aventure, elle n’est pas vraiment importante, et il n’y a aucune réelle recherche.

    Il n’y a pas vraiment de suspens, à aucun moment.

    Par contre, sur la fin, ça s’accélère, et les sentiments, comme la peur, l’attente, l’impatience, le doute,… sont très biens mis en place. On peut dire que ça relève le niveau. (Encore heureux, sinon, je crois que la note de quatre aurait bien mieux convenue à ce livre.)

     

    Ça reste tout de même une bonne dénonciation du racisme et de cette époque, qui est quand même bien proche de nous (tout juste 50 ans).

     

    Je sais qu’il existe un film, et on me l’a aussi vanté. J’espère qu’il ne me décevra pas autant que le livre.

     

    Extrait : (choix : J’ai eu mal pour la gosse.)

    « Je dis doucement « Ça va maintenant, Baby Girl ? » J’ai l’oreille chade à cause du coup qu’elle m’a donné avec son petit poing. Je suis content qu’elle m’ait frappé plutôt que sa maman, je sais pas ce que cette femme lui aurait fait. Je baisse les yeux et je vois les marques de doigts rouges sur ses mollets.

    « Je suis là, mon bébé, elle est là, Aibileen ! » Je la berce et la console, la berce et la console.

    Mais Baby Girl pleure, et pleure, et pleure, et pleure. »

     

    On adore : Le thème et le contexte. Et un peu les personnages et le but du livre (le livre qui y est écrit).

    On regrette : La lenteur, la trop grande promesse du résumé, la lenteur, le manque de suspens, la lenteur, Skeeter, la lenteur,… ah, oui, et j’allais oublier, la lenteur.

     

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