•  

    Rose givrée

    Cathy Cassidy

     

     

    Rose givrée, de Cathy Cassidy

     

      

    Titre en VO : Sundae Girl 

    Année de la première publication (France) : 2017 

    Nombre de pages : 246 

    Editeur : Nathan 

    Site de l’éditeur : http://www.lireenlive.fr/ 

    ISBN : 978-2-09-257393-8 (format kindle) 

    Site de l’auteur : https://www.cathycassidy.com/ 

    Ma note : 7/10 

    Publique conseillé : Adolescents à partir de12-13 ans

    Quatrième de couverture

    Jude, 13 ans, rêve d’une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante.
    Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s’évertue à être gentil avec elle.
    Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l’aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre…

     

     

    Mon avis :  

    Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de Cathy Cassidy.

     

     

    Jude habite chez ses grands-parents avec sa mère qui est alcoolique. Sa grand-mère à la maladie  d'Alzheimer, son père est fan d'Elvis Presley. La jeune fille essaye à tout prix d'être "normale". Qu'est-ce que la normalité ?

     

     

    Les personnages sont une fois de plus attachants quoiqu'un peu clichés. 

    Jude a 13 ans, c'est une bonne élève. Elle vit dans une famille déjantée. 

    Elle n'aspire qu'à une seule chose : ne pas se faire remarquer à cause de ses proches.

     

     

    Isabella, sa mère est alcoolique. Elle ne souhaite pas vraiment s'en sortir même si elle fait toujours mille et une promesse. Elle ne pense qu'à sortir avec ses amis.

     

      

    Molly et Patrick, les grands-parents de l'adolescente sont adorables. Molly a la maladie d'Alzheimer et perd progressivement la mémoire, ses repères et la notion du temps. Elle tricote des écharpes immenses !

     

     

    Patrick, lui, fait "tourner la maison" avec Jude. Très attaché à sa famille, il espère que sa fille et sa femme vont s'en sortit. C'est un homme très courageux.

     

      

    Giovanni est l'ex petit ami d'Isabella. Il tient un camion de glaces ambulent. Il est très attaché à la mère de Jude et fait tout pour lui venir en aide.

     

      

    Carter, un camarade de classe de l'héroïne est tout mignon avec elle. Il n'est pas très doué avec des rollers.

     

     

    Kristina est la pimbêche de la classe. Elle semble avoir un secret qui va petit à petit rapprocher les deux adolescentes.

     

      

    Les personnages secondaires sont assez peu présents. 

     

     

    L'écriture de l'autrice est agréable et simple comme à chaque roman. 

    Elle arrive à aborder des thèmes douloureux : la mort, le deuil; la maladie, l'alcoolisme... avec simplicité. 

     

     

    Le récit est très dynamique grâce aux courts chapitres. Je l'ai fini en deux jours !

     

     

    La couverture est pleine de gourmandise !

     

      

    Par contre, contrairement à sa série Les filles au chocolat où la gourmandise était toujours présente, ici j'ai trouvé que ce thème n'était pas assez mis en valeur. Dommage...

     

      

    La fin est tout à fat correcte.

     

      

    En résumé, une bonne lecture.

     

       

    Extrait : (choix : la magie) 

    "J’aimerais pouvoir tout arranger et redonner des couleurs à son monde d’un coup de baguette magique. Je suis persuadée que la magie se cache là où on ne l’attend pas, dans des petites choses comme des bonbons en forme de cœur, un garçon qui nourrit des oiseaux, une femme en perruque rose qui sourit alors qu’on vient de réduire son voile de mariée en cendres. La magie, c’est ce qui rend nos vies supportables. "

     

       

    On adore : L'écriture, les thèmes abordés; le dynamisme du récit, la couverture, la fin. 

    On regrette : Les personnages un peu clichés, le thème de la gourmandise pas assez développé, les personnages secondaires pas assez présents.

     

                                                                                                               

                                                                                                                      Debo 


  •   

    L'insaisissable logique de ma vie

    Benjamin Alire Saenz

     

    L'insaisissable logique de ma vie, de Benjamin Alire Saenz

     

     

      

    Titre en VO : The Inexplicable Logic of My Life

    Année de la première publication (France) : 2018

    Nombre de pages : 520

    Editeur : Pocket jeunesse 

    Site de l’éditeur : https://www.lisez.com/pocket-jeunesse/18 

    ISBN : 978-2-823-85491-6 (format Kindle) 

    Site de l’auteur : Pas trouvé 

    Ma note : 9,5/10 

    Publique conseillé : Tout public 

    Quatrième de couverture :

    Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

     

     

    Mon avis :  

    C'est presque un coup de cœur !

     

     

    Vu que je veux vous laisser la surprise, pas de résumé supplémentaire.

     

     

    Salvador - Sal - est un lycéen entrant en classe de terminale. Il vit dans une famille Américano-mexicaine très aimante. Adopté par Vicente, il grandit auprès de ce père qui est son modèle. 

    Il est touchant et se pose mille et une question à l'approche de l'âge adulte. Il est très humain.

     

     

    Son père, Vicente, est un homme profondément altruiste. Il voit toujours le "bon côté" en chaque individu. Il est d'un grand soutien pour le jeune homme.

     

     

    Samantha, - Sam -, la meilleure amie de Sal est son parfait opposé. Elle est extravertie, adore les chaussures et déteste sa mère qu'elle appelle toujours par son prénom, Sylvia. Elle aime profondément son ami.

     

     

    Mima, la grand-mère est touchante. Elle adore son petit-fils et réciproquement. Elle essaye toujours d'être positive, même dans les moments difficiles.

     

     

    Fito, un ami a une vie difficile avec une mère toxicomane. Malgré tout, il a toujours le sourire et ne veut pas s'apitoyer sur son sort.

     

     

    L'écriture de l'auteur est une fois de plus très belle et philosophique. Il aborde des thèmes durs avec délicatesse - comme le deuil, l'homosexualité, l'amour...

     

     

    La couverture est sublime !

     

     

    La fin est intéressante.

     

     

    Il y a juste un "petit bémol" qui fait que ce n'est pas un coup de cœur. Je trouve que l'on s'attarde trop sur les problèmes des autres protagonistes et pas assez sur ceux du personnage principal.

     

     

    Je vous le recommande à 200% !

     

     

    Extrait : (choix : une rivière) 

    "Alors, Sally, tu seras ma rivière, comme dans la chanson ? Elle pleurait à nouveau.

    - Ouais, ai-je répondu.

    - "Je suis là pour t'aider à flotter." 

    J'aurais pu lui chanter toute la chanson, mais je n'ai pas une très belle voix.

    - "Et tu déplaceras des montagnes pour moi" ?

    - Oui, ai-je chuchoté.

    Et soudain, moi aussi je pleurais. Pas de manière incontrôlable mais je pleurais. Doucement, comme si les larmes venaient d'un endroit qui était calme et doux, un endroit meilleur que l'endroit violent en moi quand je serrais le poing ou quand j'avais envie de le faire. Peut-être que la rivière dont parlait la chanson était constituée de nos larmes. Celles de Sam et les miennes. Peut-être que la rivière était faite des larmes de tout le monde. De tous ceux qui avaient perdu quelqu'un. Toutes ces larmes."

     

     

    On adore : Les personnages, les thèmes abordés, la couverture, la fin,  l'écriture 

    On regrette : Le fait que l'on s'attarde peu sur les problèmes personnels de Sal.

     

     

     

                                                                                                                      Debo

     


  • Une guitare pour deux

    Mary Amato

    Titre en VO : Guitare notes

    Année de la première publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 288

    Editeur : Nathan

    Site de l’éditeur : http://www.nathan.fr/catalogue/fiche-produit.asp?ean13=9782092545409

    ISBN : 978-2-09-254540-9 (format papier)

    Site de l’auteur : https://www.maryamato.com/

    Ma note : 10/10 !

    Publique conseillé : Adolescent et plus, une très belle histoire que je recommande.

    Quatrième de couverture :

    Impossible de vivre sans guitare. C'est ce que pense Tripp quand sa mère lui confisque son instrument. Sa seule solution : répéter un midi sur deux, dans la salle B, avec une vieille guitare.
    Lyla, consciencieuse violoncelliste, occupe la salle les autres jours. Ces deux-là comment par se détester par petits mots interposés.
    Mais bientôt, les échanges virent aux confidences et une toute autre relation s'installe entre eux...

     

    Mon avis :

    Un véritable coup de cœur. J'ai adoré cette magnifique histoire d'amitié.

     

    Pour l'histoire, c'est celle de Tripp Broddy, mauvais élève, très solitaire, qui s'enferme des heures avec sa guitare. Et sa mère finit par la confisquer, pour le pousser à travailler mieux en classe, et aussi en espérant qu'il va se faire des amis.

    Tripp est un garçon qui m'a touchée. Solitaire, un peu bizarre, surtout, il étouffe dans sa vie, et sa guitare est sa bouffée d'air frais qui lui permet de respirer. Il étouffe, car il a perdu son père, et son meilleur ami est parti. Il a une vision des choses, des théories sur les relations entre les gens, et entre les gens et les choses, qui m'ont plu. Il a un certain humour, un certain sens de la répartie, qui j'ai trouver original mais sympa. Par ex, on le voit dans sa façon de se venger de sa mère quand elle lui fait ce qu'il estime être un sale coup.

    Sa mère justement, est dure avec lui, mais c'est par amour pour ce fils qu'elle trouve désœuvré. C'est sa façon d'essayer de l'aider. Certes, probablement pas la meilleure à la base, mais pas si mal au final au vu de la suite (qu'elle n'espérait pas) de l'histoire.

     

    Et c'est Lyla Marks. Une violoncelliste, excellente élève, que tout le monde croit parfaite. Elle fait des concours de musique, et se prépare pour entrer dans une grande école de musique dont elle ressortira probablement musicienne professionnelle. Le violoncelle, c'était l'instrument de sa mère, qui est morte quand elle avait six ans. Et Lyla l'a repris comme une évidence. Mais elle en arrive à un stade où ça ne lui convient plus, et où elle continue parce que c'est c'est ce qu'on attend d'elle, parce que c'est ce que son père espère pour elle.

    Lyla, elle aussi, à sa façon, étouffe dans sa vie. Elle a l'impression de ne plus avoir son mot à dire, qu'on lui trace le chemin sans qu'elle décide. Entre ce que son père espère pour elle, et son amie Annie, violonniste, qui prends toutes les décisions pour elles deux, par exemple dans quel club elles s'inscrivent, comment s'habiller pour la rentrée, ect, Lyla étouffe dans sa vie et panique de ne pas savoir comment reprendre le contrôle.

     

    Au final, ces deux adolescent ont une vie un peu parallèle. Et le fait de devoir partager cette salle, un midi sur deux, va les amener à faire connaissance. De façon informelle d'abord, quand Lyla laisse un petit mot à son collègue pour lui dire qu'il ne doit pas laisser traîner ses ordures dans la pièce, puis par jeu de réponses, ils finissent par apprendre à se connaître, par se découvrir l'un l'autre, et par se découvrir soi même dans l'autre. Une formidable amitié s'installe au travers de leur musique.

    Ils forment un beau projet tous les deux. Mais, comme c'est prévisible, vient un moment ou les parents s'aperçoivent de l'influence qu'ils ont l'un sur l'autre, Lyla déconcentrer de son violoncelle, Tripp qui a repris la guitare conte ordre de sa mère et dont les notes ne remontent pas. Et là... à vous de lire pour le découvrir ! J'en ai déjà dis beaucoup, mais j'avais envie d'expliquer en quoi ce livre m'a tellement plu, et touchée.

    J'en ai profiter pour vous parler des personnages, donc je n'y reviens pas.

     

    J'ai donc trouvé cette histoire magnifique, cette amitié très belle, et le lien qui se crée entre eux grâce à la musique m'a émue. (Mais pas de romance, pour celles et ceux qui en ont envie d'autre chose que de l'eau de rose, je conseille vraiment.) J'ai pleurer par moment, et si une partie de la fin est prévisible, ça ne m'a pas empêché d'adorer et d'en être très touchée.

     

    Le style est simple, facile à lire, fluide. J'ai lu le livre en à peine quelques heures. Très agréable. L'humour particulier de Tripp m'a fait rire, leur coté spontané quand ils sont ensemble, de voir Lyla sortir de sa coquille et faire ce qu'elle veut m'a fait sourire.

     

    Je crois bien que je n'ai aucune critique négative à faire ici, en fait. Un véritable coup de cœur.

     

    Qui plus est, il y a des chansons écrites pour le livre, et l'auteur a intégré le brouillon de leur écriture dans le livre, ce qui m'a beaucoup plus. Et à la fin de l'histoire, on a les accords pour pouvoir les jouer à la guitare.

    Et enfin, il y a un lien pour pouvoir les écouter. En anglais, certes, mais ça vaut le coup, croyez moi. Si vous avez la curiosité, je vous mets le lien : https://www.thrumsociety.com/the-songs/

     

    Extrait : (choix : parce que j'aime beaucoup cette théorie.)

    « – Je crois que chaque âme vibre à une fréquence différente. Un peu comme si c'était une signature. Et du coup, je pense que l'âme cherche autour les sons qui ont la même fréquence qu'elle. D'après moi, les vibrations de mon âme sont en accord avec celles de la guitare, ce qui explique que je me sente aussi bien quand j'en joue. »

     

    On adore : Tout, un véritable coup de cœur.

    On regrette : Rien du tout !

    Jiji


  • Bluebird

    Tristan Koëgel

     

    Titre en VO : Bluebird

    Année de la première publication (en France) : 2015

    Nombre de pages : 315

    Editeur : Didier jeunesse

    Site de l’éditeur : http://www.didier-jeunesse.com/

    ISBN : 978-2-278-08160-8 (format papier)

    Site de l’auteur : non trouvé.

    Ma note : 9/10

    Publique conseillé : peut se lire à tout âge, tant qu'on n'est pas effrayé pour les quelques 300 pages. Avec un petit plus pour ceux qui aiment le blues...

    Quatrième de couverture :

    Minnie est la fille d'un musicien qui chante le blues sur les routes du Mississippi. Elwyn est le fils d'un Irlandais, le contremaître d'une plantation. Quand ces deux là se rencontrent, ils tombent amoureux. Mais dans l'Amérique des années 1940, en pleine ségrégation, qui oserait croire que leur histoire est possible ?

     

    Le destin incroyable d'une jeune chanteuse de blues, la vie de toute une plantation qui bascule, un souffle romanesque prodigieux.

     

    Mon avis :

    Il s'agit de l'histoire de Minnie, et d'Elwyn. Mais plus qu'une histoire d'amour, c'est l'histoire de leur rencontre, et de leur chemin respectif pour se retrouver. Chemin à travers l’Amérique de l'époque, dans le blues, et dans la ségrégation.

    Minnie, cette petite fille d'un chanteur, spontanée, vive, avec une force de caractère. Elle vit une vie nomade avec son père, d'un endroit à l'autre dans les états du Sud. Et le hasard les fait atterrir dans une plantation de coton pour quelques jours. Et ce qui aurait pu être une étape comme une autre sera un tournant. D'abord, par la rencontre d'Elwyn, petit Irlandais, avec son violon, blondinet, « fils de », mal vu par les autres. Et pourtant, un lien va se crée, un lien fragile, distant, mais bien présent.

    Et ce passage sera aussi un tournant, car il finira par la séparation. Séparation pour Minnie, de cet Elwyn, et aussi séparation de son père. Je tarais les événements qui ont menés à cette séparation, c'est à découvrir lors de la lecture, mais ça conduira Minnie loin, dans le Nord, à Chicago, seule. Et la suite du récit, ça sera d'un coté celui de la plantation, des événements qui s'y passent, d'Elwyn, qui est présent pour ces moments, et qui rêve de retrouver sa Minnie. Et de l'autre coté, de Minnie, de sa vie à Chicago, et du hasard qui la mènera à réaliser son rêve.

     

    On a affaire à des personnages qui m'ont touchée, Minnie m'a prise et m'a emmené de force avec elle, avec sa façon d'être, spontanée, de dire ce qu'elle pense. Elwyn, plus discret, m'a donné envie de l'accompagner, d'être à ses cotés pour le soutenir.

    Et les personnage secondaire m'ont aussi fait chavirer.

    Papy, le vieux qui se prend pour un jeune, pour lequel j'ai eut énormément de tendresse.

    Kate, un ouragan pétillant, m'a fait rire, et m'a donné envie d’être entraîner dans son sillage.

    Curtis, c'est une certaine compassion qu'il m'a inspiré.

    Silas, un homme mauvais, odieux, je l'ai détesté. Et pourtant, il a son lot de surprise...

    Et Nashoba, déraciné, et si fort à mes yeux, m'a provoqué à la fois e l'admiration et de la peine.

    Bref, un certain nombre de personnages, qui ne laissent pas indifférent, qui nous font plonger dans le récit.

     

    Voilà pour l'histoire en elle même. Elle prend place dans les années quarante, dans l'Amérique ségrégationniste. J'ai d'ailleurs hésité à classer ce roman dans la section historique. Mais ce fond n'est pas le plus important de l'histoire. Il prend sa place, il est important, mais ce n'est pas central. Je n'ai rien appris que je ne connaissais pas d'un point de vue historique, mais l'avantage, c'est qu'un jeune public, avec des notions vagues sur cette période, peut parfaitement lire le livre et le comprendre. Par exemple, le KKK apparaît à un moment, puisque c'est quelque chose qui prend de la place à cette période, mais sans jamais être cité réellement, jamais le sigle du KKK n'est écrit. Et pourtant, on comprend très bien.

    Le fond historique est présent, donne le contexte, mais pas trop, et ce qui est nécessaire est bien expliqué. Sans prise de tête, mais utile à l'histoire, et agréablement utilisé dans la lecture.

     

    Dans cette histoire, il y a aussi le coté très présent de la musique. Et ce fut pour moi une découverte du blues de cette période. J'aime beaucoup la musique, j'écoute de tout quand j'en ai l'occasion. Mais ce blues dans ce livre, je n'avais encore pas eut l'occasion de réellement le découvrir. Et j'ai apprécié. La musique est un fond au récit, très important, très bien amené, très agréable, et qui m'a permis une découverte que j'ai grandement apprécié.

    D'ailleurs, à la fin du livre, il y a un lien avec une playlist de toutes les musiques citées dans le livre, je vous le mets, ça vaut le coup : http://bit.ly/Bluebird-playlist

     

    L'écriture alterne les points de vue. Et le style change légèrement d'un personnage à l'autre, selon la personnalité de chacun, surtout selon sa façon d'appréhender ce qui lui arrive. J'ai été prise dans l'histoire, dans ce que ces personnages vivent. La plume de l'auteur m'a vraiment transportée sur les berges du Mississipi, ou à Chicago, proche des personnages. J'ai eut le sentiment d'accompagner ces personnages, de me perdre avec eux dans leurs péripéties, dans leur histoire.

     

    Et enfin, les voyages, les aventures, les péripéties. Ce que vivent les personnages, ce qui leur arrive, cette suite d'événements qui conduits les personnages d'un moment à un autre. Bien menés, bien décrites. Fluides. Agréables à lire.

     

    En bref, un quasi coup de cœur pour moi. J'ai dévoré le livre n même pas une journée. La fin est un peu prévisible, du moins en partie, mais n'en reste pas moins agréable à lire, et avec sa touche de magie qui m'a beaucoup touchée.

     

    Extrait : (choix : Parce que j'aime cette nuance, entre noir et blanc, mais pas gris pour autant.)

    « On refusait de voir les choses en noir et blanc comme c'était le cas dans les petites villes et les villages coupés en deux qu'on traversait, avec des magasins pour les Noirs et d'autres pour les Blancs, pareil pour les trottoirs, pareil pour les toilettes. Nous, on voyait les choses en bleu, et voir la vie en bleu, c'est la voir telle qu'elle est, toute entière. »

     

    (choix : et un deuxième, parce que ça m'a touché, cette innocence, qui permet de voir la vie en bleue.)

    « Sous un arbre, allongés l'un contre l'autre, Elwyn et la jeune fille à l'harmonica étaient endormis. Ils se tenaient la main. Ils n'avaient pas de masques, eux, et cette mascarade, ils ne la jouaient pas. N'importe qui pouvait les trouver là. J'ai pleuré, à nouveau, pas devant l'horreur cette fois, mais devant l'innocence de ces enfants. »

     

    On adore : Tout. Le contexte, l'histoire, les personnages, l'écriture. Tout.

    On regrette : Rien, strictement rien.

    Jiji


  •  La coloc

     Jean philippe Blondel

     La coloc, de Jean-Philippe Blondel

     

    Titre en VO : La coloc

     Année de la première publication (en France) : 2015

     Nombre de pages : 146

     Editeur : Actes sud junior

     Site de l’éditeur : www.actes-sud-junior.fr

     ISBN : 978-2-330-04820-4 (format papier)

     Site de l’auteur : non trouvé

     Ma note : 7,5/10

     Publique conseillé : Un public jeune, lycéen ou fin de collège, et plus âgé pour ceux qui se laisseront tenter. Il est décrit comme un roman pour ado, mais j'estime qu'on n'est jamais trop grand pour lire un livre jeunesse.

     Quatrième de couverture : 

     Bon, la première chose que nous avons faite, quand nos parents ont tourné les talons, c'est de hurler - de joie, de soulagement. Nous étions tous les trois tendus - nous n'étions pas sûrs qu'ils iraient jusqu'au bout, nous étions convaincus qu'à un moment ou à un autre, ils allaient dire non, ce n'est pas possible, retourne à l'internat, reprends le bus, c'est une idée stupide, la colocation, à seize ans."
    Quitter le cocon familial pour vivre en colocation : le rêve pour tout lycéen ! Pourtant, rien n'aurait pu a priori rapprocher Romain, Rémi et Maxime. Mais ce nouveau quotidien va bousculer leurs certitudes et les pousser à créer un improbable et détonnant trio...

     

     Mon avis :

     Déjà, un rapide résumé de l'histoire, pour vous mettre dans le bain.

     C'est l'histoire de Romain. Dont les parents ont récupéré par héritage un appartement dans une ville pas très loin de chez eux, la ville où leur fils va au lycée. Romain, qui rêve d'indépendance, de quitter sa maison de campagne, mais ne veut pas aller à l'internat de son lycée. Romain, qui voit là une belle aubaine. Et qui arrive, par il ne sait quel miracle, à convaincre ses parents de faire une coloc dans cet appartement.

     C'est aussi l'histoire de Rémi, un gars solitaire, un geek, qui se fait malmener à l'internat, enfant unique, dont les parents souhaite le bonheur.

     Romain et Rémi habitent le même hameau, ils se connaissent depuis l'enfance, mais ne sont pas vraiment amis, ne se parlent pas plus que cela.

     C'est aussi l'histoire de Maxime, un gars très populaire au lycée, que Romain admire. Maxime, qui a trop fait le pitre à l'internat en seconde, et que l'administration refuse de reprendre l'année d'après, et qui doit trouver une solution logement.

     Et ce trio, improbable, qui ne se connaissait pas, se retrouve ensemble pour débuter l'année de première, dans un appartement, en colocation.

     

    Et nous, lecteur, nous suivons leur année, leurs découvertes, leurs apprentissages de la vie. Chacun de leur coté, et pourtant ensemble. Trois identités, que tout semble séparer, pour former une entité dans cette colocation.

     L'histoire nous est raconté du point de vue de Romain, le littéraire de la bande.

     Il y a aussi plein d'autres personnages secondaires, que nous ne citerons pas, mais qui méritent d'être lu.

     

     Le style du roman est simple, le point de vue interne est intéressant, j'ai bien aimé le lire. Je me suis retrouvée dans l'esprit de cette histoire. Même si c'est trois garçons, j'ai retrouvé les états d'âme que l'on connaît tous au moment où l'on grandit et où l'on apprend à devenir responsable. On voit la vie sous un autre angle à cete période là.

     Oui, j'ai vraiment aimé lire sur ce passage initiatique, ce moment de la vie qui nous voit grandir, non pas physiquement, mais mentalement, pour s'approcher du moment où l'on sera totalement adulte.

     

    L'histoire est simple, et se déroule toute seule. J'ai lu le livre d'une traite, en deux heures de temps.

     Une style d'écriture qui se lit très bien, qui est agréable.

     

    C'est un roman qui aborde beaucoup d'autres thèmes, même si c'est de façon succincte, comme l'amour, l'homosexualité, la cohabitation, l'adolescence, les relations familiales, le fait qu'il peut être difficile pour des parents de voir leurs enfants grandir, difficile pour eux et difficile dans leur relation. Ça aborde aussi le thèmes des découvertes, des préjugés que l'on peut avoir, et de ce que ces préjugés nous empêchent de voir.

     Bref beaucoup de choses sont abordées, même si elles ne sont pas développées, mais on ne peut pas tout développer dans un roman, et c'est juste agréable de voir que ces sujets, qui tournent autour de nos protagonistes, sont présents.

     

    Extrait : (choix : parce que c'est ce qu'ont fait les personnages de cette histoires, des découvertes. D'eux mêmes, des autres, de la vie. Et que je trouve que c'est important de découvrir, et d'apprendre à connaître. Et de mettre de coté nos préjugés.)

     «  – C'est bizarre. Je ne t'aurais jamais imaginé végétarien.

     – Je crois qu'il y a beaucoup de choses que tu ne connais pas sur moi, Romain. Je pense que, comme la plupart des gens, tu m'as palcé dans un tiroir et que tu n'as pas remis en question des préjugés. Ne t'inquiète pas, au fond, je m'en fous. Simplement, on va vivre ensemble, alors, fatalement, tu auras des surprises. Bonnes ou mauvaises.

     – Et moi, tu me vois comment ?

     – Je t'observes depuis des années. C'est intéressant. Ta grande obsession, c'est de devenir populaire. Je ne comprends pas pourquoi. On est très différents là-dessus. »

     

    On adore : Les thèmes aborder, et cette idée de grandir, de découvrir.

    On regrette : Peut-être par moment de ne pas avoir le point de vue des autres personnages, juste un paragraphe de temps en temps, parce qu'on a tous, je pense, une façon différente d'appréhender cette étape de la vie. Mais après tout, c'est un choix d'auteur, et mon regret est plus une idée qu'autre chose. Donc on ne regrette rien !

     

    Jiji





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique