• La quête d’Ewilan

    Tome 1 : D’un monde à l’autre

    Pierre Bottero

     

     

     

     

    Titre en VO : D’un monde à l’autre

    Année de la première publication (en France) : 2006

    Nombre de pages : Dans mon édition (l’intégrale) 261.

    Editeur : Rageot

    Site de l’éditeur : http://www.rageot.fr/ 

    ISBN : 978-2-7002-3749-8 (intégrale de la série la quête d’Ewilan)

    Site de l’auteur : Aucun

    Ma note : 10/10

    Publique conseillé : Tout publique.

    Quatrième de couverture :

    La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l'univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts'liches, la reconnaissent sous le nom d'Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l'héritière d'un don prodigieux, le Dessin, qui peut s'avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité. Epaulée par le maître d'armes de l'empereur et un vieil érudit, Camille parviendra-t-elle à maîtriser son pouvoir ?

     

    Mon avis :

    Je suis fan de cet auteur. J’avais déjà lu ce livre, ainsi que la série Le pacte des marchombres, mais ce fut un plaisir de le relire.

    Le résumé est assez explicite quant à l’histoire, me semble-t-il, donc je ne vais pas revenir sur l’histoire, juste apporter quelques précisions.

    Quand on dit « la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité », il faut savoir que l’empire de Gwendalavir est en guerre contre les Ts’liches. Et c’est pour qu’elle n’aide pas l’empire qu’ils veulent tuer Ewilan. J’espère que c’est assez clair, sinon, vous m’en voyez confuse…

     

    On a ici affaire à un livre qui peut vraiment se lire tôt. Je l’ai lu pour la première fois en quatrième, mais je me vois parfaitement le lire plus tôt. Avant de le commencer, j’avais d’ailleurs peur qu’il soit, comment dire,…« enfantin » ? Mais non, on peut le lire plus tard. Pour mon plus grand bonheur…

    Il est moins poétique que Le pacte des marchombres, sur un ton plus drôle. Je pense qu’il est à lire avant (moi, j’avais fait l’inverse, mais ça ne pose pas problème pour autant). J’adore le style, et le caractère enjoué de Salim (meilleur ami d’Ewilan, qui vient aussi de notre monde) donne dans beaucoup de leurs échanges (à Salim et Ewilan) une bonne touche d’humour, très agréable. Le style est fluide, le monde est détaillé, creusé et on a envie de le découvrir plus profondément. L’auteur à travailler dessus, ça se sent.

    Malgré un début somme toute assez banal (une fille qui a été adoptée, que ses parents n’aime pas et qui découvre un monde parallèle, ce n’est pas très original), le livre se démarque. Et on réussi à avoir du suspens. Très peu, mais juste assez pour qu’on ait envie de lire la suite. Agréable dosage.

     

    Les personnages sont pétillants, plein de vie. Ewilan a son caractère têtu, elle aime savoir ce qu’elle fait et où elle va, elle n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite. C’est une enfant surdouée.

    Salim, lui, est drôle et enjouée. Il sait toujours dédramatiser une situation. Et c’est un bon gymnaste.

    Ellana reste assez mystérieuse, mais on ne l’a pas encore beaucoup vu.

    Edwin, le maître d’arme de l’empereur, est un homme sûr de lui, doué aux arts du combat, et habitué à être obéi.

    Bjorn est un chevalier somme toute sympathique, au caractère jovial, qui, je pense, fera preuve de courage en temps voulu, bien qu’il ait des progrès à faire côté vantardise. Il est tourné sur la boisson, bien sûr.

    Duom, le vieil érudit, n’est pour l’instant pas très creusé, mais parait sage.

    Ce sera tout question personnages.

    Que dire de plus ? Rien ne me vient, donc voilà un petit extrait.

     

    Extrait : (choix : un échange entre Salim et Ewilan)

    « — C’est possible. Mes parents, les vrais, ont dû faire les choses correctement. Je les imagine mal nous abandonner sur les marches d’une église par une froide nuit d’hiver.

    — Dommage, ça rendrait ton histoire encore plus pathétique !

    — Salim, tu as une cervelle de crustacé. Il est possible que le juge ait conservé des documents nous concernant, mon frère et moi. Il faut mettre la main dessus.

    — Tu comptes entrer dans son bureau et lui demander gentiment la permission de fouiller dans ses archives ?

    — Une cervelle de crustacé débile ! Après les cours, ce soir, nous passerons devant le tribunal et nous aviserons pour la suite.

    — Bien chef ! Le crustacé est à vos ordres ! »

     

    On adore : Les personnages, le léger suspens, l’histoire et le je ne sais quoi qui la démarque, et le style accessible à tout âge... Bref je pense que tout résumerait mieux.

    On regrette : Juste une apparente banalité au départ qui pourrait arrêter certain lecteur ? (A condition qu’ils ne soient pas courageux pour deux sous.)

     


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  • Rose Morte

    Tome 1 : La Floraison

    Céline Landressie

    Rose morte, tome 1 : La floraison de Céline Landressie

    Titre en VO : La floraison

    Année de la première publication (en France) : 2012

    Nombre de pages : 480

    Editeur : l’Homme Sans Nom

    Site de l’éditeur : http://www.editions-hsn.fr/presentation 

    ISBN : 978-2-918541-04-2 (grand format)

    Site de l’auteur : http://rosemorte.canalblog.com/ (c’est le blog de la série Rose morte)

    Ma note : 8/10

    Publique conseillé : Filles comme garçons qui sont de grands lecteurs de fantasy/fantastique et à partir de 14 ans.

    Quatrième de couverture :

    France, fin du XVIe siècle.

    C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les  Greer , fuyant l’Angleterre élisabéthaine. Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et au caractère bien tranché. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier. Et c’est en faisant tout pour se soustraire à cette obligation, avec l’aide de sa fidèle amie Charlotte, que Rose fera la connaissance d’Artus de Janlys. Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle…

     

    Mon avis :

    J’ai bien aimé ce livre malgré sa longueur. Céline Landressie situe son intrigue dans le Paris du 16ème siècle pendant le règne d’Henri IV. Nous suivons Eileen Greer, (qui préfère se faire appeler Rose), une jeune femme de 28 ans qui n’a pas sa langue dans sa poche. Sa famille a fui l’Angleterre d’Elisabeth 1ère pour se réfugier en France car ils sont ruinés. Lord Edmund pousse sa fille à se marier car elle commence à « prendre de l’âge »  mais Rose ne veut pas. Lors d’un bal, avec sa meilleure amie Charlotte qui doit aussi se trouver un mari, elles vont tenter d’échapper à cette obligation. Mais Rose va rencontrer le comte Artus de Janlys. Cela va bouleverser la jeune femme. Qui est cet homme ? Que cache-il ?

    Les personnages sont creusés. Rose, jeune femme de 28 ans possède un fort caractère mais n’est pas une noble qui n’en fait pas voir de toutes les couleurs aux domestiques, elle est bienveillante à leur égard.

    Lord Edmund, son père, est un homme gentil qui a de l’empathie. Sa fille est tout pour lui.

    A l’inverse de son mari, Lady Mary est une femme antipathique, c’est une marâtre qui ne semble avoir de sentiment pour personne.

    Charlotte, l’amie de Rose est une femme qui aime les ragots et les belles robes, elle est un peu frivole.

    Le comte de Janlys, est un homme mystérieux qui semble avoir une attirance certaine pour Rose.

    Jacques, un domestique, est un vieil homme gentil qui ferait tout pour ses maîtres.

    Le côté « historique » est très bien mis en place, on sent que l’auteur s’est documenté pour offrir aux lecteurs un univers très riche (trop peut-être). Pour que l’on sache ce que certains mots ou expressions veulent dire il y a un petit glossaire ce qui est bien. Par contre, je trouve qu’il n’est pas assez fourni. Le côté « fantasy/fantastique » arrive assez tard dans le récit mais est très bien amené. Les descriptions des lieux sont très belles.

    Je trouve aussi que les chapitres sont un peu trop long ce qui ne permet pas d’avancer très vite alors que l’histoire est très intéressante.

    La couverture est magnifique. L’illustratrice (Magali Villeneuve, également auteur chez l’Homme Sans Nom) a fait un travail remarquable.

    En résumé, une très bonne lecture malgré quelques défauts.

    Extrait : (choix : Un très bau passage)

    « Il y avait dans ses iris un étrange chatoiement, une sorte de lent miroitement donnant l'impression saisissante qu'ils étaient en mouvement. Comme si elle eût contemplé la surface d'un lac caressé par la brise. Un lac de montagne, au printemps, qui refléterait les verts pâturages alentours. Un lac isolé où seuls viendraient boire les loups à la nuit tombée... Un lac serein. Insondable. Éternel... »

    On adore : Les personnages, le côté historique et fantastique, l’écriture de l’auteur, la couverture du livre.

    On regrette : La longueur des chapitres. 


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  • The mortal instruments

    Tome 1 : la cité des ténèbres

    Cassandra Clare

     

     

     

     

    Titre en VO : City of bones, book one in The mortal instruments

    Année de la première publication (en France) : 2008

    Nombre de pages : 571

    Editeur : Pcket jeunesse

    Site de l’éditeur : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-jeunesse/ 

    ISBN : 978-2-266-24429-9

    Site de l’auteur : http://www.cassandraclare.com/ 

    Ma note : 10/10 !

    Publique conseillé : Tout publique assez bon lecteur, mais plutôt 14 ans et plus, vu tout les détails.

    Quatrième de couverture :

    Clary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et, détail terrifiant : le corps de la victime à disparu d’un seul coup !

    Mais le pire reste à venir… Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté.

    Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombre… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

     

    Mon avis :

    Ce n’est pas bien compliqué, j’ai adoré. Pour vous donner un ordre d’idée, je lis un livre d’environ 300 pages par semaines en moyenne pendant les cours, et en un ou deux jours pendant les vacances. Là, vous avez vu le nombre de pages ? Une journée pour le lire, un week-end où j’avais des devoirs.

    Je crois qu’on peut aisément dire que c’est un coup de cœur.

     

    C’est l’histoire de Clary, une jeune fille de 16 ans qui voit des choses qu’elle ne devrait pas voir. En effet, le monde obscur s’offre à elle. Raison pour laquelle quand un chasseur d’ombre tue un démon lors d’une soirée, elle le voit. Et, (coïncidence ?) sa mère (artiste peintre) est enlevée au même moment. C’est là qu’elle retrouve le chasseur d’ombre, Jace, et, (surprise ?), il va l’aider. On cherche alors ce qui est arrivé à sa mère et pourquoi elle voit le monde obscur. Elle découvre l’existence d’une guerre invisible entre les démons et les chasseurs d’ombres qui doivent protéger les humains. Entre son meilleur ami, Simon, qui est amoureux d’elle et la suit dans ce périple, Luke, un ami de sa mère qu’elle connaît depuis sa plus tendre enfance, qui lui tourne le dos, un Jace sarcastique, d’autre chasseurs d’ombre pas forcément accueillants, et un verrou dans la tête, c’est un sacré bazar. Pour notre plus grand plaisir.

     

    Clary, je sais pas trop comment la décrire. Physiquement, elle est petite, rousse, avec des tâches de rousseurs. Elle aime dessiner.

    Jace est sarcastique mais honnête. Il est beau, le sait, et s’en vante.

    Lui, je l’apprécie particulièrement. (Une petite amourette, mais qui est loin de prendre le dessus, heureusement.)

    Les deux autres chasseurs d’ombre, Isabelle et Alec, sont frère et sœur. Au départ, ils ne sont pas accueillant avec Clary. Mais ils finissent par l’adopter, à la fin.

    Simon, lui, est le meilleur ami de Clary. Il est amoureux d’elle. Il aime la musique.

    Les autre personnages sont à découvrir par sois même.

     

    L’univers des chasseurs d’ombre n’est pas très bien défini, mais on a l’essentiel, et du coup ça ne traîne pas en longueur. Cela n’empêche pas l’auteur de connaître son monde, soit dis en passant.

     

    Un style fluide et tranquil, de l’action régulièrement, des rebondissements, que demander de plus ? Peut-être pas très original au départ, mais c’est une recette qui marche, et ça se démarque plus au fil des pages. Et si on devine parfois certaines choses longtemps avant les personnages, c’est pour que la révélation suivante nous prenne encore plus par surprise, quand on ne s’y attend pas.

     

    Bon, c’est pas bien long, mais que rajouter ?

     

    Extrait : (choix : j’aime bien, ça donne une aperçue de Jace)

    « — C’est vrai ? demanda Clary.

    Isabelle ne daigna pas la regarder :

    — Quoi ?

    — Jace. C’est vrai qu’il ment très mal ?

    Isabelle se tourna vers Clary et la fixa de ses grands yeux noirs, l’air pensif :

    — Il ne sait pas mentir du tout. Pas sur les choses importantes, du moins. Il est capable de dire les pires vérités, mais il ne sait pas mentir.

    Elle se tut avant d’ajouter d’un ton tranquille :

    — C’est pourquoi il vaut mieux ne rien lui demander, à moins d’être sûr de pouvoir encaisser sa réponse. »

     

    On adore : Jace, les autres personnages, l’histoire, le style, l’action, les rebondissements, les surprises, …

    On regrette : Pas grand-chose…

     

    Lien vers la chronique de l'adaptationhttp://oceanlivresque.eklablog.fr/the-mortal-instruments-1-a108680746


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  • L’Apprentie de Merlin,

    Tome 1 : Le Dragon et l’Epée

    Fabien Clavel

    L'Apprentie de Merlin, tome 1 : Le Dragon et l'Epée de Fabien Clavel

     

    Titre en VO : Le Dragon et l’Epée

    Année de la première publication : 2010

    Nombre de pages : 341

    Editeur : Mango jeunesse

    Site de l’éditeur :  http://www.mangoeditions.com/

    ISBN : 978-2-7404-2720-0 (grand format)

    Site de l’auteur : http://clavelus.blogspot.fr/ 

    Ma note : 8/10

    Publique conseillé : Garçons ou filles à partir de 11 ans

    Quatrième de couverture : 

    Ana la voleuse détrousse les passants pour survivre. Mais, aujourd’hui ; elle s’est attaquée à plus malin qu’elle, et c’est tout son destin qui bascule en un instant. Car le mystérieux voyageur n’est  autre que le légendaire Merlin. Et justement, l’enchanteur cherche une apprentie. La vie est dure sous la loi du mage, pourtant Ana tient bon, car elle connaît l’importance de sa mission : une initiée à l’art de l’écrit et des runes magiques, elle devra aider Merlin à donner un nouveau roi à la Bretagne. Mais  en ces temps de chaos où les armées s’affrontent, quel seigneur de la guerre est digne de brandir Excalibur ? Fées et dragons sont les pièces d’un jeu de pouvoir dont Merlin lui-même ne connaît pas tous les enjeux. Ana pourrait bien en être l’atout maître, celle qui est destinée à changer les règles.

    Mon avis :

    J’ai adoré ce premier tome ! Je ne vous ferais pas de résumé car la quatrième de couverture est déjà suffisamment longue et je ne voudrais pas vous gâcher la découverte.

    Fabien Clavel reprend la légende de Merlin à la perfection. Il y a ce qu'il faut au bon moment. Le style de l'auteur est très immersif, fluide, il y a beaucoup de vocabulaire, recherché sans être compliqué et qui n’alourdit pas l’histoire. Les chapitres sont assez courts, ce qui permet au récit d’être dynamique. Au début de chaque chapitre, les titres sont en relief et il y a des petits ornements, ce qui ajoute un charme à l'objet-livre.

    L'histoire se passe en Bretagne – appelé Britagnia -  pendant le Moyen-âge.

    Les personnages sont attachants. Ana, l’héroïne, est une jeune fille de 13 ans qui vit avec ses parents et ses frères et sœurs dans une vieille maison abandonnée dans le petit village de Carduel, qui se situe à côté de la forêt de Brocéliande. Pour subvenir aux besoins de sa famille, la demoiselle vole tout ce qu'elle peut. La mère d’Ana, est une marâtre, froide et sans cœur. Antor, le forgeron, du village, qui est un ami d’Ana, fait tout pour l’aider et ferme même les yeux quand elle lui vole quelque chose. Merlin, est un vieil homme, un peu grognon qui ne semble pas avoir de sentiments, mais au fil du temps sa carapace se fissure. Vortimer, le fis du roi régnant, est très attachant.

    Les dernières pages sont trépidantes, le lecteur à envie de connaître la fin pour savoir ce qu'il adviendra des personnages.

    L’auteur inclu une petite romance entre deux personnages mais qui ne prend pas le monopole sur le reste.

    Je regrette juste que l’action soit un peu longue à se mettre en place. On sent que c’est un tome d’introduction et que l’action se développera davantage dans les tomes suivants.

    En résumé, un très bon premier tome, des personnages attachants et une suite prometteuse qui, je pense, sera très vite lue.

    Extrait : (choix : Un des rares moments où Merlin se décide à révéler certaines choses).

    « - Les nains ont donné un nom étrange à l’épée que Merlin venait chercher : exa… calibre…
    La jeune fille ne parvenait pas à se souvenir du mot. Les doigts de Morgue effleuraient la surface du lac et y traçaient des lettres. Il était impossible de distinguer l’inscription et pourtant Ana savait parfaitement de quoi il s’agissait :
    - Excalibur. Qu’est-ce que cela signifie ?
    La fée creusait de nouveau sillons dans l’eau.
    - Ex calce liberatus, lut l’apprentie.
    C’était comme si le message écrit se transformait en ondes liquides et venait chuchoter à son oreille. Elle ne fut pas longue à traduire :
    - « De la pierre libéré » en latin.
    Morgue approuva.
    - On les appelait ainsi à l’époque des Romains. Et puis avec le temps, on a oublié ce que cela signifiait. On a avalé des syllabes. Ex calce liberatus est devenu Excalibur. Ce nom désigne les ouvrages les plus précieux des nains. On les reconnaît à leurs dessins très particuliers : ils évoquent à la fois des végétaux, des minéraux et des animaux. Mais ces choses-là sont rares. Moi-même, je n’en ai jamais vu de près. »

    On adore : Le style de Fabien Clavel, les personnages, l’héroïne.

    On regrette : Que l’action mette un peu de temps à démarrer.


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  • Fille de lune

    Tome 1 : Naïla de brume

    Elisabeth Tremblay

     

     

     

    Titre en VO : fille de lune, Naïla de brume

    Editeur : Pocket jeunesse

    Site de l’auteur : www.filledelune.com

    Ma note : 7,5

    Publique conseillé : à partir de 13 ans, fille comme garçon.

    Quatrième de couverture :

    Le jour où elle perd sa fille et son mari, la vie de Naïla bascule. Pour oublier son chagrin, elle se réfugie dans la maison familiale sur les bords du fleuve saint laurent. Là, dans le grenier poussiéreux, elle fait une découverte troublante : d’où viennent ces livres de sorcelleries ? Qui est cette femme étrange, qui prétend être son aïeul, et dont la correspondance a été écrite dans une langue que seule Naïla peut déchiffrer ? Et Naïla ? Serait-elle l’héritière d’une lignée maudite ?

     

    Mon avis :

    Un livre plutôt vraiment pas mal. On prend du plaisir à le lire.

     

    C’est donc l’histoire de Naïla, qui a perdu sa fille et son mari. Elle est donc allée vivre avec sa tante Hilda. Elle l’aide à remettre la maison familiale en état, puisqu’elle veut y faire une auberge. Et, ce faisant, elle découvre au grenier une malle à l’étrange contenu, et une boîte à chaussure planqué ailleurs dans la maison qui en contient la clé, et d’étranges lettres. Et, dans la malle, elle trouve des vêtements moyenâgeux, une dague, et surtout des livres de sorcellerie. Elle découvrira, avec tout ça, un passé qui lui était inconnu, et un monde bien mystérieux.

     

    Nous avons ici affaire à du fantastique pur et dur. C’est bien ficelé, l’auteur se garde de bien d’en faire trop, trop tôt. Elle met les choses en place comme il faut. Cela donne, certes, une bonne moitié du livre avec peu d’action. Mais, contre toute attente, cette moitié n’est ni ennuyeuse, ni rébarbative. Elle est juste nécessaire, pour comprendre le monde dans lequel on s’embarque. Vous me direz que la moitié du livre, c’est trop. Je vous réponds que non. S’il y en avait moins, se serait trop condensé, on n’en retiendrait pas la moitié, et on ne pourrait pas amener chaque élément de façon logique. Et puis, s’il n’y a pas d’action a proprement dites, il ne se passe pas rien pour autant. On voit les choix que va faire Naïla et on apprend à la connaître.

    Et la deuxième partie rattrape la première. Ce n’est certes, pas que de l’action, mais c’est rythmé, et on s’y retrouve quand même. Et le monde est bien fait.

     

    D’ailleurs, les personnages sont bien aussi. Naïla suit une évolution qui, je pense, continuera, et je l’aime bien, même si elle n’utilise pas vraiment toutes les informations à sa disposition, ce qui la rend un peu étourdie par moment, et lui donne un certain charme, selon moi.

    La tante Hilda est vraiment une crème. Cette femme est super. Elle aide comme elle peut, avec ses maigres moyens, et offre un soutient constant à l’héroïne. Elle la fait réfléchir.

    Et enfin, Alix, est un mec intelligent, solitaire, têtu et peut-être un peu prétentieux (l’avenir nous le confirmera). Pas forcément facile à cerné, et si vous voulez mon avis, il y a de quoi faire avec lui.

    Sinon, les autres protagonistes sont pas mal non plus.

     

    Que rajouter d’autre sur ce livre ? Le style est assez fluide. Les chapitres sont du point de vue de Naïla, sauf quelques exceptions. Exceptions qui se révèlent être vraiment bien. (Avec le style de cette auteur, j’ai tendance à préférer quand c’est écrit à la troisième personne)

     

    Extrait : (choix : au hasard)

    « Le papier jauni tremblait entre mes mains et les mots se brouillaient devant mes yeux. Incapable de lire, je déposai la feuille sur le lit. Je m’allongeai à plat ventre et la repris.

    A ma grande surprise, je n’éprouvais plus aucune difficulté à comprendre ses caractères étranges. »

     

    On adore : Le monde, les personnages, la recherche, le potentiel.

    On regrette : Un peu de longueur au démarrage.

     


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