• Une ado en prison

    Marc Cantin

     

     

     

     

    Titre en VO : Une ado en prison

    Année de la première publication (en France) : 2008

    Nombre de pages : 160

    Editeur : Coyote jeunesse, collection visage du monde

    Site de l’éditeur : non trouvé.

    ISBN : 978-2-9529152-2-9 (grand format)

    Site de l’auteur : http://cantin.over-blog.com/ 

    Ma note : 6,5/10

    Publique conseillé : Un publique plutôt jeunes, à partir de 11-12 ans.

    Quatrième de couverture :

    Il descendait du car. Je l’ai tout de suite remarqué. Lui aussi m’a vue. Mon petit frère disait tu viens Bahia et tirait sur ma main. Je passais le prendre tous les soirs en rentrant du collège. A cette époque, on disait encore Bahia est une gentille fille. C’est une brave petite, sa mère peut être fière d’elle. On l’aimait bien Bahia. On ne connaissait que Bahia, cette tendre fille à qui Anthony a souri.

    Ce roman à deux voix, où une adolescente et un juge s’affrontent, est inspiré par l’histoire réelle d’une jeune prisonnière.

     

    Mon avis :

    Nus avons ici un livre jeunesse basé sur une histoire réelle. Bahia a été inspiré par une ado en prison. Entraînée par Anthony, elle se sera « mal conduit » (et pas qu’un peu). Elle a 14 ans aujourd’hui, et le juge qui va devoir bientôt rendre son verdict lui rend visite en prison.

     

    C’est un roman à deux voix. Un chapitre sur deux, Bahia et le juge.

    Bahia est une passionnée enragée. Elle ne veut personne en travers de sa route. Et elle en fait les frais.

    Le juge veut être impartial.

    Anthony, il me semble un peu profiteur,  mais on le voit très peu, alors je ne sais pas vraiment.

    Dans ce roman, ce sont deux personnages qui se parlent.

     

    Le fait que le roman soit à deux voix lui donne une dimension plus grande que pour un autre roman.

     

    Il est écrit de façon très simple et épurée. C’est un drame, mais c’est jeunesse aussi. Un drame adapté en jeunesse en fait. Et pourtant, il reste vrai, et pas trop doux, réaliste. Et la fin est belle. Peut-être bisounours, mais en même temps, c’est jeunesse et adapté aux collégiens, faut pas s’attendre à trop non plus.

    C’est une livre très court, et écrit gros, je l’ai lu d’une traite, en une heure. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attacher au personnage de Bahia.

     

    Le livre est complété à la fin par un petit documentaire (« Des adolescents en prison… Pourquoi ? Comment ? ») et par une petit interview de l’auteur.

     

    Extrait : (choix : J’en sais rien.)

    « — Salut. Je m’appelle Anthony. T’es du coin ?

    J’ai dit oui pendant qu’Abel continuait à me tirer sur la main comme s’il voulait m’allonger le bras. Puis j’ai demandé :

    — Et toi, tu habites ici ?

    — Non, je me ballade.
    Il se baladait.

    — Tu ne vas pas au lycée ?

    — Le lycée ? J’ai passé l’âge pour ces conneries.

    Il a sûrement vu mes yeux briller. Je me souviens qu’ils brillaient. »

     

    On adore : Le style, simple et épuré.

    On regrette : Le côté bisounours de la chose, le manque d’attachement au personnage.

     


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  • Je veux vivre

    Jenny Downham

     

     

     

     

    Titre en VO : Before I die

    Année de la première publication (en France) : 2011

    Nombre de pages : 379

    Editeur : Pocket jeunesse

    Site de l’éditeur : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-jeunesse/ 

    ISBN : 978-2-266-21714-9 (format pocket)

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 7,5/10

    Publique conseillé : Entre 12-13 ans et 20 ans environ.

    Quatrième de couverture :

    Tessa vient d’avoir 16 ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d’une leucémie. Partagée entre la révolte et l’angoisse, Tessa veut tout connaître de la vie avant de mourir, les interdits, la célébrité, l’amour…

    Aidée par sa meilleure amie, entourée par ses parents, Tessa se lance dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !

     

    Mon avis :

    L’histoire est déjà bien résumé dans le résumé, je crois que je n’ai pas besoin de revenir dessus, si ce n’est pour dire que le « entourée par ses parents » ne reflète pas bien les choses.

    Donc, voilà, Tessa veux vivre avant de mourir (d’où le titre). Elle fera ça à travers une liste de choses à faire.

     

    Tessa, elle est révoltée, elle est bouillonnante, elle en veut au monde. Pourquoi elle ? Mais en même temps, elle a peur, tout le temps. Ça fait un sacré mélange. Je ne me suis pas vraiment identifié en elle, mais je me suis quand même attachée à elle, je l’ai quand même comprise.

    Sa meilleure amie, Zoey, c’est le genre fonceuse, qui se fout de ce que les gens pense et qui vit sans penser au lendemain. Puis, elle finit par s’assagir (de façon un peu forcée). Les deux versions du personnage me plaisent.

    Cal, le frère de Tessa, et un petit garçon auquel je me suis beaucoup attaché. (Peut-être parce que certain point chez lui me rappelle mon frère quand il était plus petit.) Par contre, il est dit à un moment qu’il a 11 ans, mais dans son comportement, il me paraît beaucoup plus jeune, je dirais 8 ans.

    Adam, le voisin, et un gars super sympa, mignon et attentionné. C’est aussi un bon jardinier. Il s’occupe de sa mère.

    Le père de Tessa et un peu dépassé par les évènements, il n’arrive pas à admettre que sa fille va mourir. Il l’aime. Il a peur pour elle et il l’entoure, il veut la protéger.

    Sa mère est plus insouciante, elle aime Tessa, elle, au contraire du père, la peur la fait fuir, elle ne sait pas comment réagir. Elle finit quand même par comprendre.

    (Les parents sont séparés, au fait.)

    Tous les personnages évoluent dans le livre. Tessa, qui vit tout ce qu’elle peut, se prépare aussi inconsciemment à mourir. Cal et Adam se préparent à grandir, à vivre. Zoey s’assagit. Le père finit par mieux comprendre le pourquoi de la liste, la mère apprend à faire face. Tous, ils apprennent beaucoup dans le livre.

     

    Les chapitres sont assez courts. C’est un livre qui se lit de deux façons. Soit vous le dévorez, soit vous prenez tout votre temps.

    Il est assez particulier. Je m’explique. Je l’ai lu deux fois, la première fois je devais avoir 14 ans, et actuellement, j’ai 16 ans. Ma mère l’a lu aussi. Et bien, selon les âges, on ne voit pas le livre de la même façon. La première fois, l’histoire m’a touché, cette fois-ci, c’est plus le personnage. Quant à ma mère, et bien, elle m’a dit qu’elle avait mis beaucoup de temps à rentrer dans le livre, car le personnage est trop loin d’elle. J’ai fouiné un peu sur le net et autour de moi, et visiblement, les adultes ont plus de mal avec ce livre (d’où l’âge dans publique conseillé).

    Le style se base beaucoup sur l’observation. Tessa fait attention à beaucoup de détails dans ce qui l’entoure. Je n’y avais pas prêté attention à ma première lecture, mais c’est quelque chose qui m’a touché aujourd’hui.

     

    Extrait : (choix : j’aime bien ce passage.)

    « — Le pire qui puisse arriver, c’est quoi ?

    — Que cela fasse mal.

    — Ça fait déjà mal.

    Il acquiesce sans mot dire. Le temps paraît s’interrompre, tout s’arrête, et cette minute précise où nous nous regardons, si près l’un de l’autre, cette minute-là n’appartient qu’à nous. »

     

    On adore : Le style, l’évolution des personnages.

    On regrette : Le fait que ça s’adresse à un public précis.


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  • Et soudain tout change

    Gilles Legardinier

     

    Et soudain tout change, de Gilles Legardinier

     

     

     

    Titre en VO : Et soudain tout change

    Année de la première publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 367

    Editeur : Fleuve Noir

    Site de l’éditeur : http://www.fleuve-editions.fr/livres-romans/ 

    ISBN : 978-2-265-09750-6

    Site de l’auteur : http://gilles-legardinier.com/index.php 

    Ma note : 10/10 ! (Oui, un deuxième dix en si peu de temps, je tombe sur des bons livres en ce moment !)

    Publique conseillé : Honnêtement, je sais pas trop. Ça traverse les générations (ma tante et ma mère l’on lu aussi, tout comme ma grand-mère). Et fille comme garçons peuvent le lire (bien que ces derniers ne soient pas toujours sous leur meilleur jour…). Et je me vois parfaitement lire ça il y a deux ou trois ans. C’est tout public.

    Quatrième de couverture :

    Pour sa dernière année au lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie.
    À quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu’avant l’été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie… Du meilleur au pire, avec l’énergie délirante et l’intensité de leur âge, entre espoirs démesurés, convictions et doutes, ils vont expérimenter, partager et se battre. Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur …

     

    Mon avis :

    Un coup de cœur, je le dis haut et fort !

    C’est l’histoire d’un joyeux groupe d’ami, vu par Camille. C’est des jeunes qu’on retient. On commence par une récupération « ardue » de dossier d’inscription. Et puis la joyeuse bande s’en va, heureuse, pensant que c’est un des rares problèmes qu’ils auront jusqu’à leur bac à  la fin de l’année. Mais ils se trompent, il y aura bien plus grave et important…

    C’est drôle et touchant, on passe du rire à beaucoup d’émotions (et même parfois presque les larmes aux yeux, ce qui est déjà beaucoup pour moi qui ne pleure presque jamais pour un livre).

     

    Camille est une jeune fille qui se pose beaucoup de questions, une ado comme les autres, avec ses peurs et ses doutes. Plus souvent observatrice qu’actrice. Elle a bon cœur et est dévouée aux autres. Elle adore son chat, aussi.

    Sa meilleure amie, Léa, est plus démonstrative et sûre d’elle.

    Axel est un gentil garçon, celui dont nous rêvons toutes, je crois, mes chères camardes de célibat. Attentionné, doux et réservé, mais quand même sûr de lui, il dégage une énergie bien particulière. Et il est beau gosse.

    Tibor, lui, est un fou furieux, un des tarés comme je les aime, avec ses idées toutes plus farfelues les unes que les autres. Et en plus, il a la bosse des maths ! (Debo, je t’interdis toutes comparaisons.) En fait, je crois qu’il me fait autant craquer qu’Axel.

    Il y a aussi Léo l’agent secret, Manon dont les parents divorce, et beaucoup d’autres… (Dont certain bien moins sympathiques.)

    J’adorerais ravoir un prof comme Monsieur Rossi (j’en ai déjà eu que j’ai particulièrement appréciés et qui m’ont donnés beaucoup plus que de simples notions de cours). Les personnages nous touchent, on s’identifie à eux. Et on les aime. Nombreux et pas tous très importants ou creusés, ils mettent une ambiance et un ton particulier qui les rend tous indispensables, y compris le petit monsieur que Camille croise tout les matins en allant au lycée.

     

    On navigue entre le quotidien (faire en sorte que les parents de Manon ne puisse pas vendre leur maison et ne divorce pas, aider Axel à repayer une voiture qu’il a « abîmée », le chat qui saute sur le cerisier pour le première fois, aider une copine a débarrasser sa petite sœur d’un petit branleur de première, et j’en passe) et la situation dramatique qui remet tout en perspective. Comme dirait mon prof de français, c’est du « relativisme ». Mais celui-là (contrairement à celui qu’il s’obstine à nous faire passer et démontrer au travers de textes et de commentaires composés), est clair et pousse réellement à la réflexion.

     

    Le style est drôle, plutôt ironique, et on se tape des barres (ce qui m’a fait longuement hésiter sur la rubrique), mais il y a aussi les questions importantes de la vie, comme par exemple notre place dans le monde ou parmi nos proches. (J’aime beaucoup la théorie comme quoi nos proches seraient actionnaire de nous, je me suis amusée à faire le calcul de qui aurait quelles parts de moi sur un post-it orange avec un crayon de couleur bleu.) Je pense qu’on réfléchie aussi un peu, même si pas autant qu’on rit. En tout cas, moi oui.

     

    Que me reste-t-il à dire ? Beaucoup je crois. Je pourrais épiloguer pendant quelques heures, et peut-être faire un commentaire composé ou une dissert’ dessus ! Mais je vais m’arrêter là, ça risque de devenir ennuyant pour vous, pauvre lecteur que j’embête déjà depuis assez longtemps comme ça avec mes divagations. Je peux juste dire que je conseil chaleureusement ce livre.

     

    (Je vais juste rajouter que j’ai trouvé quelques citations, mais chut, l’auteur de ce livre n’est pas très fan des citations ou des intellos qui les utilisent trop.)

     

    Extrait : (choix : j’ai hésité entre beaucoup, mais trois en particulier, du coup vous aurez les trois)

    « On ne devrait donc plus dire un gros connard, mais un non-pensant en surpoids. »

    « Camille, on couche parce qu’on a envie. On aime parce qu’on a pas le choix. »

    « Il y a des gens comme vous plein la cours du collège. La seule différence, c’est la carte de crédit et les rides ! »

     

    On adore : Euh, je crois que la liste est trop longue pour l’exposer ici.

    On regrette : Absolument rien !

     


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  • Le retour de l’aube

    Malorie Blackman

     

     

     

     

    Titre en VO : Noughts and Crosses, book 4 : Double Cross

    Année de la première publication (en France) : 2009

    Nombre de pages : 440

    Editeur : Macadam

    Site de l’éditeur :

    ISBN : 978-2-7459-3679-0

    Site de l’auteur : http://www.malorieblackman.co.uk/

    Ma note : 7/10

    Publique conseillé : à partir de douze ans.

    Quatrième de couverture :

    Tobey est amoureux de Callie. Fou amoureux. Pour son anniversaire, il veut lui offrir un cadeau digne d’elle, un cadeau de valeur ; Alors il va accepter le pire : effectuer une livraison pour MacAuley. En échange d’un peu d’argent. Un peu d’argent qui le conduira directement en enfer…

     

    Mon avis :

    Sérieusement, j’aie été déçue. Il ne devait y avoir que trois tomes au départ. Le quatrième a été rajouté après. Il aurait mieux fait de ne pas l’être. Ça gâche la super fin qu’on avait eue, avec le tome trois si fort en sentiment.

    Le style est toujours fluide, la lecture toujours facile et agréable, c’est toujours bien ficelé, on a toujours peur pour les personnages. Mais ce n’est pas la même chose. Il manque un petit quelque chose.

    On n’alterne plus assez les points de vue des personnages, aussi. Un peu au début, mais c’est tout. Après, on a seulement celui de Tobey (sur qui est centré ce roman). Et je trouve que ça ralenti le roman.

    Heureusement, certaines scènes un peu plus « dures » donnent de l’action.

    Le thème, ce coup-ci, n’est pas le racisme, bien qu’il plane toujours au fond. C’est plutôt la vie dans les cités et les « gangs », si on peut dire ça comme ça. Un thème important aussi, mais rien ne l’avait préparé, alors voilà.

    Et puis, on sent que ce livre, c’est du rajouté, du plus, du « collé » à la série.

    A côté de ça, Tobey est tellement bien fait, amoureux comme complètement paumé, je l’ai beaucoup aimé.

     

    (Attention, révélation sur le tome trois !)

    Bon, pour l’histoire, le tome trois nous avait laissés sur une Callie réconciliée avec sa mère, et un Jude et une Jasmine morts.

    Aujourd’hui, Callie se remet doucement de la mort de sa grand-mère. Et elle est amoureuse de Tobey. Et il est amoureux d’elle. Mais n’ose pas se l’avouer.

    Puis, l’accident…

     

    Voilà. J’ai fait court, mais je n’ai pas grand-chose à rajouter.

     

     

    Extrait : (choix : allez savoir…)

    « J’ai plissé le nez.

    — Bon sang, Callie ! Même moi, je suis écoeuré rien qu’à l’imaginer !

    Callie s’est assise brusquement. Elle ne souriait plus.

    — Tu veux dire que tu trouves écoeurante l’idée de faire l’amour avec moi ! Merci !

    Je l’ai dévisagée et je me suis assis à mon tour.

    — Non…ce n’est pas ce que je voulais dire…seulement si…si ma sœur était présente.

    Callie a penché la tête sur le côté.

    — C’est bon, Tobey, j’ai compris. Je ne suis pas Misty.

    Elle était cinglée ou quoi ?

    — J’ai aucune envie que tu sois Misty !

    Callie a haussé les épaules. J’ai soupiré intérieurement. Ele ne me croyait pas.

    — Callie, il n’y a rien entre Misty et moi, ai-je tenté.

    — Si tu le dis.

    Callie évitait soigneusement de me regarder dans les yeux.

    — Oui, je le dis. Et c’est important pour moi que tu le croies !

    — Pourquoi ?

    — Parce que. »

     

    On adore : Tobey, et le thème quand même.

    On regrette : Un livre trop « collé », pas préparé, et trop lent.

    Chronique du tome 1 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/entre-chiens-et-loups-malorie-blackman-a103341987#

    Chronique du tome 2 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/la-couleur-de-la-haine-malorie-blackman-a105433748#

    Chronique du tome 3 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-choix-d-aimer-de-malorie-blackman-a106776826#

     

     


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  • L’herbe bleue

     

     

     

     

    Titre en VO : Go ask Alice

    Année de la première publication : 5 mars 1971

    Nombre de pages : 224

    Editeur : Pocket

    Site de l’éditeur : http://www.pocket.fr/livres-poche/ 

    ISBN : 9782266132640

    Site de l’auteur : aucun

    Ma note : Je n’en mettrai pas pour cette fois, les raisons seront exposées dans mon avis.

    Publique conseillé : Je dois avouer que c’est dur à définir. A la fois tout publique, pour prévenir, mais en même temps, pas trop jeune, ce n’est pas une bonne idée non plus. Je vais mettre à partir de 12 ans.

    Quatrième de couverture :

    "L'herbe bleue" est le journal intime d'une jeune droguée de quinze ans.
    Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n'apporte aucune solution à ce problème. C'est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l'univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.
    Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

     

    Mon avis :

    Voilà que maintenant, je dois donner mon avis. Je vais commencer par vous mettre le premier truc que j’ai lu sur ce livre.

    « Tout commença avec un verre de coca-cola qu’une adolescente, Alice, but innocemment au cours d’une « party ». Il contenait du L.S.D. Elle recommence par curiosité, désire d’être dans le coup, et bientôt c’est l’infernal engrenage qui commence. Elle tâte de toutes les drogues et descend de plus en plus bas dans l’enfer de la déchéance. Alice essaie de se ressaisir, soutenue par ses parents et une volonté farouche d’en sortir.

    Elle réussit à remonter la pente, mais la vielle bande des drogués la guette. C’est la rechute, elle repart alors pour une vie pire encore. Après un séjour dans un hôpital psychiatrique, Alice tente un nouveau départ.

    Mais combien de temps durera cette victoire ? Un soir, en rentrant du cinéma, ses parents la trouveront morte. Dose trop forte ? Mort préméditée ? Nul ne le sait… Mais ce qui importe, c’est que cette enfant fut cette année là, l’une de 50 000 victimes de la drogue. Ce journal poignant constitue un témoignage émouvant, parfois même bouleversant. Et si ce récit nous effraie, c’est parce qu’il montre comment une enfant, placée dans les meilleures conditions, peut être contaminée sans que sa famille, ni la société puissent la protéger. Voilà pourquoi nul adulte ou adolescent, ne pourra lire ce livre sans se sentir profondément concerné. »

    Dans des éditions plus anciennes, c’est ce qui servait de résumé. Je dois avouer que ce n’est peut-être pas très engageant à la lecture. J’ai entendu parler de ce livre par ma prof de français de troisième la première fois (ne me demander pas pourquoi, je ne m’en souviens plus) et je venais de finir un autre livre sur le même thème, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée, qui, soit dit en passant, est beaucoup plus dur, je trouve. Donc je ne voulais pas le lire tout de suite, j’avais eut ma dose. Et puis cet été, je suis tombée dessus en brocante. Je l’ai acheté, un peu sur un coup de tête, je n’avais pas vraiment l’intention de le lire, ou en tout cas, pas de suite. Je suis tombée dessus hier. Je l’ai mis à côté de mon lit pour voir ce que j’en ferais plus tard. Et, hier soir, je n’arrivais pas à dormir, alors je l’ai lu. Et je l’ai fini ce matin.

     

    Comme ce n’est pas une fiction, et surtout comme la fille qui l’a écrit n’a jamais prévu de le publier, je ne peux pas mettre de note, ou critiquer le style ni rien. Et je ne mettrai d’ailleurs pas de « On adore/On regrette ». Je vous donne juste mon ressenti. 

     

    Ce livre, c’est le journal intime d’une jeune fille, c’est du vrai, c’est comme ça. On voit la déchéance, la descente en enfer. La difficulté de s’en sortir. Et encore, elle a au moins des parents et un frère et une sœur qui l’aiment. Quand on se dit que ce n’est pas le cas de tous, c’est désespérant. Et de se dire que ça n’a pas changer. Que n’importe quels gosses a accès à la drogue quand il veut. Et d’ailleurs même s’il ne veut pas, on le lui propose, parfois.

    Et quand on lit l’épilogue, on se dit juste que c’est malheureusement vrai.

    Ça fait réfléchir. Et si on voit que la drogue peut rendre euphorique et heureux, on se rend bien compte que c’est fictif, que ce n’est pas vrai, et on voit que l’après, la descente, est le plus horrible. S’en sortir. Presque utopique. D’ailleurs, Alice est morte quand même. Et, même dans le cas où on s’en sort, c’est quoi l’après ? Du doute ? La peur de la rechute ? La peur tout court ?

     

    Voilà pour mon ressenti, je n’ai pas le courage d’en mettre plus.

    Je tiens à préciser que toutes ces impressions sont données sous le souvenir de la lecture de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée, ce qui veut dire que ce seul livre ne donne pas exactement ça. Je trouve L’herbe bleue bien moins bien tourné que l’autre, d’ailleurs, donc il peut être lu par des plus jeune. Si vous compter lire les deux, commencez par L’herbe bleue. Et si Junk vous intéresse, lisez-le en premier, sinon, vous seriez déçu, car il est vraiment trop fictif, selon moi.

     

    Après quelques recherches, je reviens finalement. Ce que j’ai à ajouter ne change rien au livre lui-même et ne lui enlève pas sa crédibilité, mais je pense que c’est important de le mettre quand même.

    Ce livre, qui est anonyme officiellement, a été écrit par une psychologue en réalité. Le livre est composé en partie du vrai journal intime d’une des jeunes dont elle s’occupe, mais aussi de parties fictives inspirées par d’autres ados en difficulté. Cela reste, même à la lumière de cela, un ouvrage très important, si vous voulez mon avis.

     

    Extrait : (choix : c’est un extrait de la partie qui m’a le plus marquée.)

    « Les vers me mangent d’abord les organes féminins. Ils ont déjà complètement rongé mon vagin et mes seins et maintenant ils s’attaquent à ma bouche et à ma gorge. J’aimerais bien que les médecins et les infirmières laissent mourir mon âme ; mais ils poursuivent leurs expériences et ils essaient de réunir le corps à l’esprit. »

     

     


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