• Coup de talon

    Sylvie Deshors

    Coup de talon, de Sylvie Deshors

    Titre en VO : Coup de talon

    Année de la première publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 95

    Editeur : talent hauts, collection ego

    Site de l’éditeur : http://www.talentshauts.fr/9-ego-ados

    ISBN : 978-2-36266-100-6 (petit format)

    Site de l’auteur : http://deshors.blogspot.fr/

    Ma note : Je n’en mettrai pas cette fois-ci.

    Publique conseillé : Féminin, étant donné le sujet. Et plutôt destiné aux plus jeunes, qui sont peut-être moins prévenues, à partir de 11/12 ans.

    Quatrième de couverture :

    Il y a quelques semaines, Laure a été agressée dans le métro : insultes sexistes, attouchements, menaces. Sa sœur, Lucie a assistée, impuissante, à la scène. Se sentant humiliée, Laure lui fait promettre de ne rien dire et se replie de plus en plus sur elle-même, n'allant plus en cours de plongée, se cachant dans des vêtements informes, se coupant de ses amis. Même Lucie lui semble ennemie. Va-t-elle réussir à donner le coup de talon nécessaire pour refaire surface ?

     

    Mon avis :

    Étant donné la taille, très courte, du livre, pas besoin de vous raconter l’histoire, la quatrième de couverture s’en débrouille très bien.

     

    On est du point de vu de Lucie, la sœur de Laure.

     

    Lucie et Laure étaient très proches, mais cette agression les sépare de plus en plus. Laure, qui a été agressée, se sent coupable. Elle a l’impression que c’est sa faute, parce qu’elle est une fille, une jolie fille et que c’est pour ça qu’elle a été prise pour cible. Elle se renferme, et rien n’y peut.

    Lucie, sa sœur, a été témoin, mais elle n’a pas eu le temps d’intervenir. Elle s’en veut de ne pouvoir venger sa sœur. Et elle a besoin de parler, car ça lui pèse, mais elle a donné sa parole à Laure. Elle est désemparée.

     

    L’histoire est simple, le style aussi, c’est court. Pas de superflu. Et pourtant, ça touche.

    Nous, filles, pourrions toute un jour ou l’autre être dans la situation de Laure, subir des attouchements, et même si ça ne dure que quelques secondes, c’est toujours là, c’est un traumatisme. Et comme elle, nous pourrions nous sentir coupable et ne rien vouloir dire, alors que nous serions victime.

    Nous pourrions aussi toute un jour ou l’autre être dans la situation de Lucie, avec quelqu’un que l’on connaît qui s’est fait agressé. Et nous ne saurions peut-être pas, comme elle, comment réagir. Garder le silence comme on nous le demande, ou le dire, en parler, faire quelque chose ?

    C’est un sujet dont on ne parle pas toujours, et pas assez. Ce livre a l’avantage, dans la façon dont il est écrit, de s’adapter à des jeunes de niveau collège, aussi je le recommande. C’est quelque chose d’important. Oui, ça peut arriver. Mais on ne sait pas comment réagir. Et il ne faut pas s’enfermer. Il ne faut pas se croire coupable. Nous avons le droit d’être nous, d’être femme, de porter une jupe, d’être jolie sans qu’on abuse de nous. Et nous n’avons pas à supporter que les garçons nous manquent de respect pour ça. Nous n’avons pas à nous détester tel que nous sommes. Et si cela arrive un jour, il ne faut pas garder le silence. Car si on ne dit rien, les agresseurs auront tout loisir de recommencer. Nous avons des droits, nous filles et femmes, et ce n’est pas parce qu’ils sont plus forts qu’ils peuvent les bafouer. Il faut en parler, il faut prévenir. Et ne pas fermer les yeux lorsque l’on voit quelque chose comme cela, ou lorsque l’on en entend parler. C’est important.

    J’espère que vous comprenez pourquoi je ne peux pas noter ce livre.

    Voilà. Juste, je le recommande.

     

    Extrait : (choix : juste parce que j’ai aimé cette phrase.)

    « - Plus jamais ! Supporter que les garçons nous manquent de respect alors qu'ils passent leur vie à jurer sur la tête d'une seule femme, leur mère ! »

     

    On adore : Le sujet, important, la façon de l’aborder, très accessible même aux plus jeunes.

    On regrette : Rien.


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  • Je devais mourir

    A.L. Host

    Je devais mourir, de A.L. Host

     

    Titre en VO : Je devais mourir

    Année de la première publication (France) : 2015

    Nombre de pages : 200

    Editeur : Editions Lulu

    Site de l’éditeur : https://www.lulu.com/

    ISBN : 978-1-326-24251-0 (format kindle)

    Site de l’auteur : http://www.alhost.ch/ et https://www.facebook.com/jedevaismourir?fref=ts (page fcebook dédiée au roman)

    Ma note : 6,5/10

    Publique conseillé : Tout public

    Quatrième de couverture :

    Je devais mourir, paru en début de mois aux éditions Lulu, à été écrit alors que l'auteur n'avait que dix-sept ans et parait près de dix ans après sa réalisation. Inspiré de faits réels, ce roman témoigne des états d'âme d'une adolescente enfermée dans une prison pour mineur après plusieurs semaines de cavale, que l'auteur à su reproduire de façon prenante.

     

    Mon avis :

    D'abord,  je tiens à remercier l'auteure pour l'envoi de son livre et sa confiance.

     

    Nous suivons une jeune fille qui est en centre de détention et qui nous raconte sa cavale avant son arrivée en prison dans l'année 1997.

     

    La jeune fille se fait appeler Xenia, elle a 16 ans et s'est enfuie de chez sa mère pour des raisons inconnues. Elle est recherchée par la police et va aller de ville en ville pour leur échapper. Xenia va côtoyer la misère et ne pense qu'à une seule chose : elle devais fuir. C'est une jeune fille attachante.

    Christine, une femme que l'héroïne va rencontrer dans un refuge pour sans-abris va vite devenir son amie. Elles vont vite vouloir fuir ensemble.

    Saïd, un autre ami de Xenia va se prendre d'affection pour elle.

     

    Il y a deux "moments" dans la narration. Les passages où la jeune fille raconte sa cavale est écrit dans une police d'écriture "normale". Par contre, les passages qui se passent en prison sont écrits en italique.

     

    L'écriture est simple mais montre toutes les difficultés que peut rencontrer l'héroïne. Par contre, j'ai trouvée le livre assez long.

     

    La fin, qui nous donne la raison de la fuite de l'héroïne est bien, on ne s'y attend pas.

     

    Encore une fois, merci à l'auteure pour l'envoi de son roman et la confiance placée dans le blog.

     

    Extrait : (choix : émouvant !)

    "Je suis une fontaine de chagrin dont les yeux ne servent qu'à pleurer."

     

    On adore : Les personnages, la fin, l'écriture, les deux "moments" dans la narration.

    On regrette : Les longueurs.


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  • La colline aux esclaves

    Kathleen Grissom

    Titre en VO : The kitchen house

    Année de la première publication (en France) : 2014

    Nombre de pages : 541

    Editeur : France loisir

    Site de l’éditeur : http://www.franceloisirs.com/

    ISBN : 978-2-298-08491-7 (format kindle)

    Site de l’auteur : http://www.kathleengrissom.com/

    Ma note : 9,5/10

    Publique conseillé : Tout publique, à partir d’environ 14 ans.

    Quatrième de couverture :

    À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

     

    Mon avis :

    Le résumé étant assez fourni, je n’en rajouterai pas plus.

     

    Lavinia est une jeune Blanche qui est terrifiée par ce qui lui arrive : avoir perdu ses parents et son frère Cardigan. C’est une petite fille gentille, aimante, qui possède un grand cœur et qui mûrit au fil des années. Elle apprendra vite que la vie n’est pas toujours rose et peut être cruelle.

     

    Belle a 18 ans, jeune métisse qui est le fruit de l’infidélité du maître de la plantation. Au départ, elle peut sembler froide et distante auprès de Lavinia mais va vite se prendre d’affection pour elle et la considérer comme sa « fille ». C’est le personnage que j’ai le plus apprécié.

     

    Marna Mae est une femme noire assez robuste qui sait ce qu’elle veut, ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais qui sait rester à sa place quand il le faut, surtout avec ses maîtres.

     

    Marshall est le fils aîné du maître de la plantation (le capitaine du navire). Il a 11 ans et est arrogant, manipulateur et aura une tendance à l’alcool quelques années plus tard.

     

    Madame Martha, la femme du capitaine et mère de Marshall, a 20 ans de moins que son mari. C’est une femme dépressive qui passe son temps à prendre des médicaments contre la folie. Elle n’a aucune autorité sur son fils et ne reprend conscience que lorsque son mari rentre de ses voyages. Seule Lavinia saura lui faire reprendre goût à la vie.

     

    L’écriture de l’auteur est assez recherchée, elle ne rpend pas ses lecteurs pour des idiots et ne ménage pas ses personnages.

    On a une alternance des points de vue à chaque chapitre entre Lavinia et Belle, ceux de cette dernière étant plus courts. J’ai préféré ceux où Belle s’exprimait.

     

    J’a trouvé que l’auteur instaurait trop de drames dans son histoire, il y en avait un à tous les chapitres ou presque. Un peu d’espoir quand même de temps en temps ça fait du bien !

     

    Kathleen Grissom aborde des sujets importants tel que le racisme, l’exploitation des noirs par les blancs, l’esclavage.

     

    La fin est correcte, mais sans plus, malgré l’émotion. Je recommande quand même cette lecture malgré quelques longueurs.

     

    Extrait : (choix : La famille.)

    « Abinia, voilà ce que je sais. La couleur, le papa, la mama, on s'en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s'aide tous. C'est ça une famille. Quand tu seras grande, tu emporteras avec toi ce sentiment de famille. »

     

    On adore : Les personnages, l’écriture, les thèmes abordés.

    On regrette : La fin, les longueurs.


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  • Si loin de toi

    Tess Sharpe

    Titre en VO : far from you

    Année de la première publication (en France) : 2014

    Nombre de pages : 484

    Editeur : Robert Lafon

    Site de l’éditeur : http://www.laffont.fr/site/si_loin_de_toi_&100&9782221146590.html 

    ISBN : 978-2-221-14659-0 (grand format)

    Site de l’auteur : http://www.tess-sharpe.com/ 

    Ma note : 10/10

    Publique conseillé : Je dirais à partir de 14 ans pour tout bien comprendre. Il faut aussi que le nombre de pages n’effraie pas, on approche des 500.

    Quatrième de couverture :  

     

    Sophie Winters a failli mourir. Deux fois. Survivante.

    Blessée à vie, elle est accro aux antidouleurs. Droguée.

    Mina, sa meilleure amie, a été tuée sous ses yeux. Traumatisée.

    Personne ne croit à sa version des faits. Ni la police. Ni sa famille. Seule au monde.

    Elle se battra pour qu'éclate la vérité. Au nom de l'amour. Prête à tout.

      

    Mon avis :

    Just waouh !

    J’étais septique avant de le commencer, je l’ai lu parce qu’une amie me l’a prêté. Après l’avoir fini, franchement, je ne regrette pas la lecture.

    L’histoire d’une fille, Sophie, qui vient de risquer de mourir pour la deuxième fois de sa vie. Et qui a vu sa meilleure amie mourir sous ses yeux. Comme on l’a trouvé avec des pilules dans sa poche et qu’elle est une ancienne toxico, au lieu de croire sa version des faits, on l’envoie en centre de désintoxication. A sa sortie, elle essaie de découvrir ce qui se passe, pourquoi sa meilleure amie, Mina, a été tuée, pourquoi elle a été épargnée, pourquoi ces cachets dans sa poche, et surtout qui.

     

    Sophie est un personnage à la fois détruit et déterminé. C’est un personnage profond, auquel je me suis beaucoup attachée. Elle a connu des coups durs, et la vie ne l’épargne toujours pas. Pourtant, elle avance. Et ses amis ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attend. L’adversité est le meilleur moyen de savoir sur qui on peut compter.

    Trev, le frère de Mina, je ne savais que penser au départ. Mais au final, je l’ai beaucoup apprécié. Et s’il en voulait à Sophie au début pour la mort de sa sœur, il a su passé outre et lui faire confiance pour découvrir la vérité. Ses sentiments n’y sont pas étrangers…

    Sophie a une relation difficile avec ses parents, particulièrement sa mère, car ils ne l’ont pas cru, et l’ont envoyée en centre de désintoxication. La relation avec sa mère est particulièrement difficile, car celle-ci, qui travaille dans la justice, attend de sa fille beaucoup trop, tout simplement parce qu’elle a souffert et qu’elle ne veut pas qu’elle continue, qu’elle a peur pour le futur de sa fille.

    Mina est extravagante. Nous la voyons à travers les souvenirs de Sophie.

     

    En effet, le livre alterne présent et passé, la vie de Sophie et ses souvenirs. Je trouve cela intéressant pour découvrir le passé du personnage, ce qui fait de lui ce qu’il est aujourd’hui et ses relations avec les autres personnages. Surtout la relation entre Sophie et Mina…

    L’histoire est originale, on a du suspens, et la fin est inattendue, et surtout, on craint pendant longtemps pour le personnage. Je ne vous dirai pas si c’est à tort ou à raison.

    En tout cas c’est un livre que j’ai beaucoup apprécié, et que je recommande vivement.

     

    Extrait : (choix : une belle et triste vérité)

    « _Tout ce temps, c'était Mina, n'est-ce pas?
    Je lui donne alors la seule chose que je peux lui offrir: la vérité, froide et dure. Celle qui va réécrire chaque souvenir qu'il a de lui et de moi, d'elle et de moi, d'eux deux et de nous trois:
    _Ce sera toujours Mina. »
     

     

    On adore : Tout, et en particulier pour son caractère et sa force, l’originalité, l’écriture et le suspens.

    On regrette : Rien !


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  • Un courant d’air

    Laurie Cohen

    Un courant d'air de Laurie Cohen

     

     

    Titre en VO : Un courant d’air

    Année de la première publication (France) : 2014

    Nombre de pages : 96

    Editeur : éditions Alice

    Site de l’éditeur : http://www.alice-editions.be/ 

    ISBN : Pas trouvé  (n'existe qu'en format kindle)

    Site de l’auteur : Pas trouvé

    Ma note : 4/10

    Publique conseillé : Tout public à partir de 16 ans

    Quatrième de couverture :

    Une jeune femme se retrouve à la rue après un drame familial et tente de se reconstruire en réglant ses comptes avec le passé. On ne prononce jamais son nom. Anonyme comme tous ceux qui traînent sur les trottoirs et qu’on ne remarque pas, ou qu’on oublie aussitôt. Une ombre sans âge et sans visage. Un courant d’air. Une droguée ? Une alcoolique ? Une pauvre fille sans boulot ? Non. Une jeune femme, étudiante en droit il y a quelques années encore, que la vie a éprouvée et qui ne s’est pas relevée… Dans ce roman, on découvre le quotidien de personnes dont on ignorait qu’elles avaient une vie. Et pourtant : elles ont leurs habitudes, leurs loisirs, leurs amis… et leurs tourments. Si l’auteur veut nous apprendre quelque chose (et elle y arrive avec succès), c’est qu’on ne finit presque jamais dans la rue par choix, et que ça peut arriver à tous : à une jeune étudiante pleine d’avenir, à un mari qui s’est consacré à sa femme malade, à une petite veuve sans ressources…

     

    Mon avis :

    Avant de commencer, je tiens à remercier Laurie Cohen qui nous a fait confiance pour donner un avis sur son premier roman. Merci à elle !

     

    Je ne ferais pas de résumé car il est assez long et je pense assez parlant du sujet traité dans ce récit.

     

    Je dois avouer que j’ai ététrès déçue de cette lecture. J’y avais mis beaucoup d’attente compte tenu du sujet abordé : les personnes sans domicile fixe.

     

    On ne s’attache pas vraiment aux personnages car, il est vrai que le roman est très court (96 pages). L’auteur ne donne pas de prénom à son héroïne, on s’est juste que c’est une jeune femme qui s’est retrouvé à la rue.

    Je ne pourrais pas vous citez d’autres personnages car, pour tout vous dire, je ne m’en souviens plus.

     

    L’écriture est très vulgaire. Je veux bien qu’il y est un peu de vulgarité mais, ce n’est peut-être pas nécessaire à toutes les pages si ?

     

    La fin est quand même touchante. Je vous le conseille pour le sujet traité qui est quand même, je trouve important.

    Encore une fois, je remercie l’auteur pour sa confiance !

     

    Extrait : (choix : je n’en ai pas)

     

    On adore : Le sujet des SDF qui est traité, la fin.

    On regrette : l’écriture de l’auteur trop vulgaire, les personnages.


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