•  

    Breathing

    Tome 2 : Ma raison d'espérer

    Rebecca Donovan

     

    Breathing, tome 2 : Ma raison d'espérer, de Rebecca Donovan

     

      

    Titre en VO : Barely Breathing

    Année de la première publication (France) : 2015

    Nombre de pages : 599

    Editeur : Pocket Jeunesse 

    Site de l’éditeur : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-jeunesse/

    ISBN : 978-2-823-81099-8 (format kindle) 

    Site de l’auteur : http://www.rebeccadonovan.com/

    Ma note :7/10 

    Publique conseillé : Filles et garçons de 16 ans et plus 

    Quatrième de couverture :

    Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d'Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l'a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s'en veulent de ne pas l'avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d'avant…

      

    Mon avis : 

    ATTENTION : Spolier sur le tome 1 !!!!

     

    J'ai un peu moins aimé ce deuxième opus. Il est encore plus sombre que le premier.

     

    Emma vit maintenant chez sa meilleure amie Sara et ses parents, Anna et Carl. 

    Sa tante est en prison.  

    La jeune fille est toujours en couple avec Evan et réapprend à faire de nouveau confiance - à elle-même et aux autres - et à ne plus avoir peur.

    Elle décide de partir vivre avec sa mère. Entre problèmes et désillusions que va-elle devoir affronter ?

     

      

    Emma est toujours aussi courageuse, même si dans ce tome elle est perdue. Elle va être tiraillée entre plusieurs choix. Elle m'a agacée sur les bords.

     

    Evan est égal à lui-même. Gentil, aimant et attentionné envers Emma, il va tout faire pour la comprendre et la soutenir.

     

    Sara est comme d'habitude rigolote mais elle sait être sérieuse. Comme Evan, elle fait tout pour aider son amie.

     

    De nouveaux personnages font leur apparition.

     

    Rachel, la mère d'Emma est alcoolique. Sa fille lui rappelle beaucoup le père de celle-ci et va aussi lui faire subir énormément de souffrance morale.

     

    Jonathan, l'actuel compagnon de Rachel, est un homme avec un passé lourd. Il aide la jeune fille à surmonter pas mal d'épreuves. Malgré tout, sa "relation" avec l'adolescente est ambiguë.

     

     

    L'écriture de Rebecca Donovan est appréciable. Elle met en garde contre les dangers de l'alcool et ses dérives.

     

    La fin est palpitante...

     

     

    Je vous le recommande, même si, pour moi, il est en dessous du premier.

     

     

    Extrait : (choix : les personnes changent au fil des ans... 

    " - Les gens changent. Quand tu entres à l'université, tu sais à peine qui tu es. Puis tu passes ces années à te demander ce que tu veux faire de ta vie et avec qui tu veux la vivre. Et tu te rends compte que ceux dont tu pensais qu'ils seraient toujours près de toi s'éloignent. Et que la personne en qui tu avais le plus confiance n'est finalement pas celle que tu croyais."

     

    On adore : Les personnages, l'univers, l'écriture. 

    On regrette : Jonathan.


  •  

    Breathing

    Tome 1 : Ma raison de vivre

    Rebecca Donovan

    Breathing, tome 1 : Ma raison de vivre, de Rebecca Donovan

     

      

    Titre en VO : Reason to Breathe 

    Année de la première publication (France) : 2015 

    Nombre de pages : 534

    Editeur : Pocket Jeunesse 

    Site de l’éditeur : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-jeunesse/

    ISBN : 978-2-823-81098-1 (format kindle) 

    Site de l’auteur : http://www.rebeccadonovan.com/ 

    Ma note : 9,5/10 

    Publique conseillé : Filles et garçons de 16 ans et plus. 

    Quatrième de couverture :  

    Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Non pas parce qu'il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle...

      

    Mon avis : 

    Ce livre est presque un coup de cœur...

     

    Emily - ou plutôt Emma - vit chez son oncle et sa tante depuis quelques temps car sa mère l'a abandonnée et son père est mort. Elle ne veut tomber amoureuse d'aucun garçon. C'est sans compter sur la persévérance d'Evan qui va tout faire pour l'aider. Mais que se passe-il chez elle ?

     

     

    Les personnages sont touchants. Emma a 16 ans, est très bonne élève et fait tout pour avoir une bourse et entrer à l'université. Elle participe à un tas d'activités - football, basket, journalisme... -. C'est une personne solitaire qui fait tout pour ne pas se faire remarquer. Elle est extrêmement courageuse, on ne peut qu'être révolté par ce qui lui arrive.

     

     

    Evan est un jeune homme prévenant qui fait tout pour faire "sortir Emma de sa solitude", il est persévérant. On peut penser que c'est un garçon imbus de lui-même car ses parents ont pas mal d'argent, mais en fait ce n'est pas un "enfant de riche !"

     

     

    Sara, la seule amie d'Emma est la fille populaire du lycée. C'est une jeune fille généreuse qui aide beaucoup son amie. Elle adore les potins et veut avoir "tous les détails" quand la conversation tourne autour des garçons.

     

     

    Carol et Georges, la tante et l'oncle d'Emma sont détestables ! Carol est une marâtre.

     

     

    L'écriture est simple mais fait passer des messages importants. Un thème très sensible dans les familles est abordé...

     

     

    Malgré tout, la romance et l'action mettent du temps à se mettre en place, il faut attendre environ 70% du livre.

     

     

    En bref, une très bonne lecture. J'ai tout de suite commencée le tome 2 !

     

      

    Extrait : (choix : belle réflexion sur l'humanité) 

    "- J'ai pour habitude de prendre mon travail au sérieux, a-t-il répondu. Avec ce papier, j'aimerais montrer ce que nous avons en commun en tant qu'individus, au-delà de la popularité ou du pouvoir d'attraction de chacun. Je ne pense pas que cet article "utilisera" qui que ce soit. Il expliquera au contraire que tout le monde a des doutes sur son physique, même ceux qui sont considérés comme parfaits."

     

     

    On adore : Les personnages, l'héroïne, le thème abordé, la fin. 

    On regrette : La romance met du temps à arriver/


  • Coup de talon

    Sylvie Deshors

    Coup de talon, de Sylvie Deshors

    Titre en VO : Coup de talon

    Année de la première publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 95

    Editeur : talent hauts, collection ego

    Site de l’éditeur : http://www.talentshauts.fr/9-ego-ados

    ISBN : 978-2-36266-100-6 (petit format)

    Site de l’auteur : http://deshors.blogspot.fr/

    Ma note : Je n’en mettrai pas cette fois-ci.

    Publique conseillé : Féminin, étant donné le sujet. Et plutôt destiné aux plus jeunes, qui sont peut-être moins prévenues, à partir de 11/12 ans.

    Quatrième de couverture :

    Il y a quelques semaines, Laure a été agressée dans le métro : insultes sexistes, attouchements, menaces. Sa sœur, Lucie a assistée, impuissante, à la scène. Se sentant humiliée, Laure lui fait promettre de ne rien dire et se replie de plus en plus sur elle-même, n'allant plus en cours de plongée, se cachant dans des vêtements informes, se coupant de ses amis. Même Lucie lui semble ennemie. Va-t-elle réussir à donner le coup de talon nécessaire pour refaire surface ?

     

    Mon avis :

    Étant donné la taille, très courte, du livre, pas besoin de vous raconter l’histoire, la quatrième de couverture s’en débrouille très bien.

     

    On est du point de vu de Lucie, la sœur de Laure.

     

    Lucie et Laure étaient très proches, mais cette agression les sépare de plus en plus. Laure, qui a été agressée, se sent coupable. Elle a l’impression que c’est sa faute, parce qu’elle est une fille, une jolie fille et que c’est pour ça qu’elle a été prise pour cible. Elle se renferme, et rien n’y peut.

    Lucie, sa sœur, a été témoin, mais elle n’a pas eu le temps d’intervenir. Elle s’en veut de ne pouvoir venger sa sœur. Et elle a besoin de parler, car ça lui pèse, mais elle a donné sa parole à Laure. Elle est désemparée.

     

    L’histoire est simple, le style aussi, c’est court. Pas de superflu. Et pourtant, ça touche.

    Nous, filles, pourrions toute un jour ou l’autre être dans la situation de Laure, subir des attouchements, et même si ça ne dure que quelques secondes, c’est toujours là, c’est un traumatisme. Et comme elle, nous pourrions nous sentir coupable et ne rien vouloir dire, alors que nous serions victime.

    Nous pourrions aussi toute un jour ou l’autre être dans la situation de Lucie, avec quelqu’un que l’on connaît qui s’est fait agressé. Et nous ne saurions peut-être pas, comme elle, comment réagir. Garder le silence comme on nous le demande, ou le dire, en parler, faire quelque chose ?

    C’est un sujet dont on ne parle pas toujours, et pas assez. Ce livre a l’avantage, dans la façon dont il est écrit, de s’adapter à des jeunes de niveau collège, aussi je le recommande. C’est quelque chose d’important. Oui, ça peut arriver. Mais on ne sait pas comment réagir. Et il ne faut pas s’enfermer. Il ne faut pas se croire coupable. Nous avons le droit d’être nous, d’être femme, de porter une jupe, d’être jolie sans qu’on abuse de nous. Et nous n’avons pas à supporter que les garçons nous manquent de respect pour ça. Nous n’avons pas à nous détester tel que nous sommes. Et si cela arrive un jour, il ne faut pas garder le silence. Car si on ne dit rien, les agresseurs auront tout loisir de recommencer. Nous avons des droits, nous filles et femmes, et ce n’est pas parce qu’ils sont plus forts qu’ils peuvent les bafouer. Il faut en parler, il faut prévenir. Et ne pas fermer les yeux lorsque l’on voit quelque chose comme cela, ou lorsque l’on en entend parler. C’est important.

    J’espère que vous comprenez pourquoi je ne peux pas noter ce livre.

    Voilà. Juste, je le recommande.

     

    Extrait : (choix : juste parce que j’ai aimé cette phrase.)

    « - Plus jamais ! Supporter que les garçons nous manquent de respect alors qu'ils passent leur vie à jurer sur la tête d'une seule femme, leur mère ! »

     

    On adore : Le sujet, important, la façon de l’aborder, très accessible même aux plus jeunes.

    On regrette : Rien.


  • Je devais mourir

    A.L. Host

    Je devais mourir, de A.L. Host

     

    Titre en VO : Je devais mourir

    Année de la première publication (France) : 2015

    Nombre de pages : 200

    Editeur : Editions Lulu

    Site de l’éditeur : https://www.lulu.com/

    ISBN : 978-1-326-24251-0 (format kindle)

    Site de l’auteur : http://www.alhost.ch/ et https://www.facebook.com/jedevaismourir?fref=ts (page fcebook dédiée au roman)

    Ma note : 6,5/10

    Publique conseillé : Tout public

    Quatrième de couverture :

    Je devais mourir, paru en début de mois aux éditions Lulu, à été écrit alors que l'auteur n'avait que dix-sept ans et parait près de dix ans après sa réalisation. Inspiré de faits réels, ce roman témoigne des états d'âme d'une adolescente enfermée dans une prison pour mineur après plusieurs semaines de cavale, que l'auteur à su reproduire de façon prenante.

     

    Mon avis :

    D'abord,  je tiens à remercier l'auteure pour l'envoi de son livre et sa confiance.

     

    Nous suivons une jeune fille qui est en centre de détention et qui nous raconte sa cavale avant son arrivée en prison dans l'année 1997.

     

    La jeune fille se fait appeler Xenia, elle a 16 ans et s'est enfuie de chez sa mère pour des raisons inconnues. Elle est recherchée par la police et va aller de ville en ville pour leur échapper. Xenia va côtoyer la misère et ne pense qu'à une seule chose : elle devais fuir. C'est une jeune fille attachante.

    Christine, une femme que l'héroïne va rencontrer dans un refuge pour sans-abris va vite devenir son amie. Elles vont vite vouloir fuir ensemble.

    Saïd, un autre ami de Xenia va se prendre d'affection pour elle.

     

    Il y a deux "moments" dans la narration. Les passages où la jeune fille raconte sa cavale est écrit dans une police d'écriture "normale". Par contre, les passages qui se passent en prison sont écrits en italique.

     

    L'écriture est simple mais montre toutes les difficultés que peut rencontrer l'héroïne. Par contre, j'ai trouvée le livre assez long.

     

    La fin, qui nous donne la raison de la fuite de l'héroïne est bien, on ne s'y attend pas.

     

    Encore une fois, merci à l'auteure pour l'envoi de son roman et la confiance placée dans le blog.

     

    Extrait : (choix : émouvant !)

    "Je suis une fontaine de chagrin dont les yeux ne servent qu'à pleurer."

     

    On adore : Les personnages, la fin, l'écriture, les deux "moments" dans la narration.

    On regrette : Les longueurs.


  • La colline aux esclaves

    Kathleen Grissom

    Titre en VO : The kitchen house

    Année de la première publication (en France) : 2014

    Nombre de pages : 541

    Editeur : France loisir

    Site de l’éditeur : http://www.franceloisirs.com/

    ISBN : 978-2-298-08491-7 (format kindle)

    Site de l’auteur : http://www.kathleengrissom.com/

    Ma note : 9,5/10

    Publique conseillé : Tout publique, à partir d’environ 14 ans.

    Quatrième de couverture :

    À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

     

    Mon avis :

    Le résumé étant assez fourni, je n’en rajouterai pas plus.

     

    Lavinia est une jeune Blanche qui est terrifiée par ce qui lui arrive : avoir perdu ses parents et son frère Cardigan. C’est une petite fille gentille, aimante, qui possède un grand cœur et qui mûrit au fil des années. Elle apprendra vite que la vie n’est pas toujours rose et peut être cruelle.

     

    Belle a 18 ans, jeune métisse qui est le fruit de l’infidélité du maître de la plantation. Au départ, elle peut sembler froide et distante auprès de Lavinia mais va vite se prendre d’affection pour elle et la considérer comme sa « fille ». C’est le personnage que j’ai le plus apprécié.

     

    Marna Mae est une femme noire assez robuste qui sait ce qu’elle veut, ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais qui sait rester à sa place quand il le faut, surtout avec ses maîtres.

     

    Marshall est le fils aîné du maître de la plantation (le capitaine du navire). Il a 11 ans et est arrogant, manipulateur et aura une tendance à l’alcool quelques années plus tard.

     

    Madame Martha, la femme du capitaine et mère de Marshall, a 20 ans de moins que son mari. C’est une femme dépressive qui passe son temps à prendre des médicaments contre la folie. Elle n’a aucune autorité sur son fils et ne reprend conscience que lorsque son mari rentre de ses voyages. Seule Lavinia saura lui faire reprendre goût à la vie.

     

    L’écriture de l’auteur est assez recherchée, elle ne rpend pas ses lecteurs pour des idiots et ne ménage pas ses personnages.

    On a une alternance des points de vue à chaque chapitre entre Lavinia et Belle, ceux de cette dernière étant plus courts. J’ai préféré ceux où Belle s’exprimait.

     

    J’a trouvé que l’auteur instaurait trop de drames dans son histoire, il y en avait un à tous les chapitres ou presque. Un peu d’espoir quand même de temps en temps ça fait du bien !

     

    Kathleen Grissom aborde des sujets importants tel que le racisme, l’exploitation des noirs par les blancs, l’esclavage.

     

    La fin est correcte, mais sans plus, malgré l’émotion. Je recommande quand même cette lecture malgré quelques longueurs.

     

    Extrait : (choix : La famille.)

    « Abinia, voilà ce que je sais. La couleur, le papa, la mama, on s'en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s'aide tous. C'est ça une famille. Quand tu seras grande, tu emporteras avec toi ce sentiment de famille. »

     

    On adore : Les personnages, l’écriture, les thèmes abordés.

    On regrette : La fin, les longueurs.





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique