• Desolation Road, de Jérôme Noirez

    Desolation Road

    Jérôme Noirez

     

     

     

    Titre en VO : Desolation Road

    Année de la première publication (en France) : 2011

    Nombre de pages : 189

    Editeur : Gulf Stream Editeur

    Site de l’éditeur : http://www.gulfstream.fr/index.php 

    ISBN : 978-2-35488-129-0 (grand format)

    Site de l’auteur : http://www.jeromenoirez.fr/ et son blog :  http://jeromenoirez.over-blog.com/  

    Ma note : 10/10

    Publique conseillé : A partir de 13 ans, peut-être 14 (pour apprécier pleinement, il faut se plongé dans le contexte historique, le comprendre)

    Quatrième de couverture :

    CALIFORNIE, 1930. Dans le quartier des femmes de la prison de San Quentin, une jeune fille de dix-sept ans attend le jour de son exécution. Elle s’appelle June, a une bouille d’ange, parle avec maladresse et timidité. Elle raconte ce qui l’a mené là, sur la Desolation Road, la route de la désolation qu’on emprunte un jour et qu’on ne peut plus quitter : une passion absolue, déchirante, pour un garçon nommé David, une histoire d’amour ponctué par le vol, le kidnapping et le meurtre à travers la Californie de la Grande dépression, en compagnie des parias, des criminels et des fantômes. Quand le journaliste venu l’interviewer demande à June ce qu’est l’amour à ses yeux, elle répond : « De la poussière et des étoile monsieur. » Le long de la Desolation Road, il n’y a rien d’autre à contempler.

     

    Mon avis :

    Un coup de cœur !

    C’est pour moi une relecture (première lecture : dans le cadre du prix ados de Rennes en 2013), et ça reste un coup de cœur. C’est ce livre-ci qui m’a fait découvrir l’auteur, et qui m’a fait lire la dernière flèche.

    C’est l’histoire de June, 17 ans, qui est en prison. Un journaliste vient la voir pour qu’elle raconte son histoire. Tout au long de la Desolation Road, nous suivons donc cette adolescente, dans la passion au milieu de la grande dépression des années trente au Etats-Unis. Un genre de Road Movie, version livre.

    Dans son coin de campagne du Nevada, elle tombe amoureuse de David, qui l’aime aussi. Sa mère s’en va avec son oncle, et sa tante ne l’aime pas. David, battu par son père, fini par lui répondre, et le tue. Alors ils s’en vont tous les deux sur la route dans une Ford A. Ils rencontreront des gens dans leur cas, et deviendront des bandits par petits braquages, et rencontreront quelques criminels de plus ou moins grande envergure, ce qui les fera avancer plus loin sur la Desolation Road, jusqu’à la fin de la route. David est pendu, June attend son heure.

    Le journaliste, c’est Gayle. Comme tout le monde, il ne sait pas quoi penser de cette gamine. C’est vrai, il y a ses actes (braquage, meurtre, kidnapping), mais elle est tellement déconcertante. (Très honnêtement, moi-même, je ne sais pas quoi penser de June. Mais je me suis prise d’affection pour ce personnage très profond.)

     

    June est donc un personnage déconcertant, profond et indescriptible. Un truc que l’on sait avec certitude, elle aime David.

    David, je ne sais pas vraiment comment le décrire. Peut-être courageux et protecteur envers June. Et très amoureux.

    Gayle, lui, est, non pas absent, mais je dirais « fantomatique » dans l’histoire. On connaît un peu sa vie, et son avis sur June (qui se résume à « que penser ? »), mais on ne sait pas grand-chose de plus.

     

    C’est un roman à deux voix. On a Gayle qui raconte, quand il va au pénitencier, quand il parle avec June. Et puis, après, on a les paroles de June qu’il retranscrit (il écrit en sténographie ce que June lui dicte, et après, il les réécrit de façon normale, c’est à ce moment qu’on a la voix de June). Cela nous permet un avis extérieur sur June.

     

    Vous me direz que ce roman peut ressembler, dans les grandes lignes de l’histoire, à Une ado en prison. Mais seulement de loin. Certes, c’est une fille en prison qui raconte son histoire. Certes elle est arrivée là par amour. Mais ça s’arrête là. Desolation Road n’est pas bisounours, c’est pour les plus grands. Je trouve ce roman beaucoup plus réaliste que le premier. Et plus palpitant, plus profond, plus creusé. Et ici, on s’attache au personnage. June est plus profonde, elle a ce petit truc qui fait qu’on ne l’oublie pas.

     

    On a un style fluide, une belle histoire, un super personnage, et une très belle couverture (je trouve en tout cas, c’est ce qui m’a fait lire ce livre en premier pour le prix ados, la première fois que je l’ai lu).

     

    J’ai eu du mal à choisir entre romance et drame. Finalement, ce sera drame. Ce qui se passe touche plus au drame qu’à autre chose. Et la romance est présente, mais pas au premier plan.

     

    Pour bien se plonger dans le roman, il faut toutefois comprendre le contexte. Les Etats-Unis des années trente, qui a connu dans les années 20, l’avènement de la voiture, puis la crise de 29 qui jette 2 millions de sans-abri sur les routes en 1933, avec 25% de chômage, et il y a aussi la prohibition. Mais on a des documents annexes qui expliquent tous ça à la fin, qui sont très bien fait (il vaut mieux les lire avant le livre pour bien comprendre).

    Je trouve que le contexte est un plus, puisqu’il nous permet aussi d’apprendre. (La première fois que j’ai lu le livre, la prohibition, je savais juste que c’était l’interdiction de produire de l’alcool. Le pourquoi et les conséquences… Aucune idée ! Quant à cette société des voitures des années 20, je n’en savais rien !)

     

    Pour résumer tout ça, c’est un coup de cœur !

     

    (Juste un détail à mentionner : il y a un élément qui ne trouve pas d’explications dans le livre. Et j’ai beau chercher, je n’en trouve pas pour moi ! Ce bruit dans la mine m’intrigue… Mais il donne une ambiance au lieu… Bon, si l’auteur passe par là, (peu probable mais possible, après tout), une petite explication ?)

     

    Extrait : (choix : j’aime beaucoup cette réponse.)

    « — Qu’est-ce que c’est que l’amour pour vous ?

    Les doigts de June abandonnèrent le livre, se posèrent sur sa joue, puis s’en allèrent brosser ses cheveux. Elle les contempla ensuite comme si des paillettes d’or s’y étaient déposées avant de répondre :

    — L’amour… C’est de la poussière et des étoiles.

    Gayle médita cette sentence sans parvenir à lui trouver de signification. »

     

    On adore : Tout, de la première couverture à la quatrième de couverture !

    On regrette : Absolument rien !

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  • Commentaires

    2
    Mercredi 27 Août 2014 à 13:40

    Je ne saurais que te le conseiller !


    Jiji

    1
    Mardi 26 Août 2014 à 10:28

    Ce livre me fait très envie surtout avec une aussi bonne chronique :)

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