• Dans le désordre de Marion Brunet

     Dans le désordre

    Marion Brunet

     

     

     

    Titre en VO : Dans le désordre

    Année de la première publication (en France) : 2016

    Nombre de pages : 251

    Editeur : Sarbacane

    Site de l’éditeur : http://editions-sarbacane.com 

    ISBN : 978-2-84865-820-9 (grand format)

    Site de l’auteur : Non trouvé.

    Ma note : 9,5/10 (Juste parce que j'ai préféré le premier livre que j'ai lu de cette auteur, et que je n'ai donc pas pu me résoudre à mettre 10.)

    Publique conseillé : Jeunes adultes.

    Quatrième de couverture : 

    Ils sont sept. Sept qui se rencontrent en manif, dans la révolte, dans le désordre, refusant la vie qu'on leur impose. Ils décident de vivre ensemble, en squat et en meute.

    Et au cœur de la meute, il y a Jeanne et Basile, qui découvrent l'amour, celui qui brûle et transporte.

     

    Mon avis :

    Un livre génial. Le genre qui met les nerfs à fleur de peau.

    L'histoire de ces sept personnes, et particulièrement de Jeanne et Basile est très touchante.

    C'est l'histoire de sept personnes avec leurs idées et leurs histoires qui se rencontrent et décident de vivre ensemble, en espérant plus ou moins inconsciemment que ça changera quelque chose. Au monde. Ou à leur vie.

    Parmi les sept, il y a Marc, plus ou moins le leader. Très impressionnant, on aurait tout de suite envie de le suivre. Le plus remonté des sept contre la société. Il veut faire entendre sa voie. (Pour moi, ses idées vont un peu trop loin, mais ce n'est que mon avis personnel.)

    Il y a Tonio, le seul à ne pas être au sortir de l'adolescence. Je dirai la quarantaine (je ne me souviens pas si son âge est donné ou pas). Il a son histoire, que l'on découvre au fur et à mesure. Et la même ferveur que les gamins.

    Il y a Ali, un petit bout de fille. Qui a eu une enfance difficile.

    Il y a Lucie, qui suit les études que son père lui a tracées. Mais qui va se rebeller.

    Il y a Jules, l'amoureux de Lucie. Ils sont un couple mignon je trouve. Jules, lui, c'est l'homme de la terre. Il aime faire pousser les fruits et les légumes. Il est aussi passionné d'Histoire.

    Et bien sûr, Basile et Jeanne.

    Jeanne est une fille qui aime lire, qui aime les livres, héritage de son père, mais a du mal à l'admettre. Cultivée et qui n'aime pas être prise au dépourvu.

    Basile, c'est un garçon qui aime et surtout sait parler. Un vrai beau parleur. Quand il dit quelque chose, il sait faire adhérer son public. C'est aussi un grand rêveur.

     

    Malgré le nombre, chaque personnage est intéressant et a son importance, ce que je trouve être un joli tour de main, parce que sept qui vivent ensemble, ça fait quand-même beaucoup.

    Le style est bon. Simple. Mais plus évolué que dans le livre précédent que j'ai lu de cet auteur (Frangine).

    Par contre, l'histoire a mis plus de temps à me toucher. Mais une fois rentré dans l'histoire, dans l'envie de ces jeunes de faire quelque chose de mieux de la société, dans leur univers, plus moyen d'en sortir, et j'ai même versé quelques larmes (ce qui m'arrive quand-même assez rarement, il faut le dire).

    L'auteur se sert de l'actualité, c'est un livre qui s'inscrit vraiment bien dans notre époque. Et ça en fait en quelques sorte une critique de notre société. En tout cas ça fait réfléchir dessus, et pas qu'un peu.

    La romance ne prend pas beaucoup de place, moins que ce à quoi je m'attendais.

    Bon, c'est assez bref, mais je n'ai pas d'autre point à relever je pense.

     

    Extrait : (choix : ce passage m'a fait rire.)

    « Basile se marre en la détaillant :

    Une vraie jeune fille de bonne famille !

    C'est le but.

    Insoupçonnable...

    Lui, à l'inverse, à enfoncé un bonnet noir jusqu'à ses sourcils. Mal rasé, un chech crasseux au cou et en cuir élimé : un air qui, de tout temps, fera se retourner un vigile.

    En s'approchant du magasin, ils 'éloignent l'un de l'autre. Un petit signe de tête, un sourire, et Basile la devance, passe les portes de verre de son pas chaloupé, qu'il accentue encore pour l'occasion. […] En quelques minutes, les [vigiles] ont quitté leur vigilance molle pour le prendre en filature sans discrétion. Basile s'amuse ; il saisit un odjet, deux... les repose un peu plus loin. […] C'est à ce moment là que Jeanne entre en scène, fraîcheur et innocence incarnées. L'oeil du dernier vigile en faction glisse sur la laine de son manteaux bleu, ricoche à peine sur la barrette sage et les mains enfoncés au fond des poches. Grandes poches prêtes à recevoir tout ce que les mains agiles de Jeanne cueillent au fil de l'opération ; ce qui n'y entre pas est tassé dans son sac, une besace sans relief dont l'anse lui traverse la poitrine – qu'elle a jolie, moulée dans un chemisier léger. L'effet bourgeoise classique et manteau ouvert sur des seins en quasi-transparence, c'est aussi efficace qu'un écran fumigènes : Jeanne se sert. »

     

    (Et en supplément, une phrase que j'aime bien.)

    « Je hais infiniment parce que j'aime sans réserve. »

     

    On adore : Les personnages, la réflexion, le style,... Et bien plus !

    On regrette : Je ne sais pas.

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