• Si je reste de Gayle Forman

    Si je reste, de Gayle Forman

     

    Titre en VO : If I stay

    Editeur : Oh Editions

    Site de l’auteur : http://www.gayleforman.com/ 

    Ma note : 10/10

    Quatrième de couverture :

    Mia à 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas,  un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis… Et puis vient l’accident de voiture. Désormais seule au monde, Mi     a  à sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d’abord, elle entend tout ce qu’on dit autour de son lit d’hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre ou mourir. C’est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

    MON AVIS SUR LE LIVRE

    J’ai littéralement adoré ce roman qui est très émouvant. L’histoire est raconté par notre héroïne qui se prénomme Mia. C’est une jeune femme de 17 ans qui est passionnée de musique  et qui a un véritable talent pour le violoncelle, elle veut d’ailleurs en faire son métier. Elle est en couple avec Adam, un jeune homme tout aussi passionné de musique qu’elle et qui est guitariste dans un groupe punk-rock. Un jour, Mia est victime d’un accident de voiture avec sa famille, elle sombre dans le coma. Va-elle se réveiller ou mourir sans avoir eu le temps de vivre sa jeunesse ?

    Tout le récit est régi par la question de savoir si l’héroïne va se réveiller ou non. Jusqu’à la dernière page, le lecteur doute et se pose des questions. J’ai bien aimé la façon dont le livre se construit. Il y a beaucoup de retours en arrière. Pendant ces passages Mia nous raconte comment était sa vie avec ses parents et son petit frère, Teddy, avant l’accident de voiture. Ces passages sont très intéressants.

     Ce que j’ai apprécié, c’est la façon dont le récit se construit avec ses flash-back puis le lecteur retourne dans le présent de la jeune fille. On voit que l’on est de retour dans le présent car pour introduire ces passages il y a l’heure de la vie réelle  - exemple : 8 h 17 -. J’ai aussi apprécié la fin du livre qui est très touchante. La musique prend une place très importante car les deux héros jouent d’un instrument, il y a beaucoup de références musicales.

    La seule petite chose qui pourrait peut-être déranger les lecteurs ce sont les va et viens permanents entre les souvenirs de Mia et la vie réelle qui s’écoule mais on s’y habitue très vite.

    Concernant les personnages, ils sont tous très attachants, surtout Adam et Mia, les deux personnages principaux. Mia est une fille très attentionnée envers sa famille, on s’attache très vite à elle. Adam, est un jeune homme qui est très tendre envers Mia, il est capable de beaucoup de sacrifices. Les parents de l’héroïne sont très drôles, ils ne se prennent pas au sérieux. Kim, la meilleure amie de la jeune fille est une personne que l’on ne voit pas beaucoup mais qui a beaucoup d’humour. Teddy, le petit frère est attachant.

    En résumé, une lecture touchante qui fait réfléchir les lecteurs sur la place de l’amour et tous les liens très forts avec les proches au cours de la vie. Je lirai la suite et fin de la série qui s’appelle Là où j’irai avec grand plaisir !

    Extrait du livre : Un passage très émouvant qui montre tout l’amour que porte Adam à Mia.

    « Si tu restes, je ferai ce que tu voudras. Je quitterai le groupe pour t'accompagner à New York. Mais si tu préfères que je m'en aille, je le ferai aussi. Peut-être que ce serai trop douloureux pour toi de retrouver ta vie d'avant, qu'il vaudrait mieux que tu nous rayes de ton existence. Ce serai dur, mais je le ferais. Je peux accepter de te perdre de cette façon si je ne te perds pas aujourd'hui. Je te laisserai t'en aller. Si tu restes. »

    ON ADORE : Les personnages attachants, le thème de la musique, les retours dans le passé de la jeune fille.

    ON REGRETTE : Les va et viens permanents entre le passé de Mia et le présent qui peuvent quelques fois perturbés les lecteurs.

     

     


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  • Junk

    Melvin Burgess 

      

     

    Titre en VO : Junk

    Editeur : Gallimard jeunesse, en scripto

    Site de l’auteur : http://melvinburgess.net/

    Ma note : 6

    Quatrième de couverture :

    Un père violent, une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi, par goût de l’aventure aussi.

    Comment s’en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ? Squatter, fumer… Très vite, ils sont pris dans l’engrenage de la drogue. La première dose d’héroïne les précipite dans une longue descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n’en sont pas encore conscients.

    Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire.

     

    Mon avis :

    C’est l’histoire de Nico et de Gemma, deux jeune de 14 ans, deux amis, un peu plus pour Nico. Et, le titre parle de lui-même, de la drogue. Tout commence quand Nico fugue. Parce que son père le bat et que sa mère est alcoolique. Gemma le suit, car elle trouve ses parents trop sévères. Nico a trouvé un squat, il y est bien, mais les personnes avec qui il vit ne plaisent pas du tout à Gemma. Alors quand elle se fait invité par deux squatteurs de 16 ans, Lily et Rob, elle fonce là-bas. Et Nico l’y rejoint. Lily et Rob se droguent. Et Gemma et Nico suivent. Alors commence une longue décente, un cercle vicieux implacable.

    Nico est un garçon innocent au début, un peu naïf. Il aime dessiner. Et il veut faire un magnifique pissenlit pour Gemma, il est amoureux d’elle.

    Gemma, elle, n’est pas amoureuse. Elle trouve juste que Nico est un bon pote. C’est une gentille fille au début, enfantine dans son style vestimentaire et dans sa ténacité à resté loin de chez elle alors qu’elle n’a pas de raison pour partir comparé à Nico. Et elle veut faire grande du haut de ses quatorze ans.

    Rob est un gars sympa, la tête sur les épaules.

    Lily, elle, est envoutante, magique et colérique.

    Il y a aussi Skolly (qui aide Nico a trouvé son premier squat), Richard, Vonny et Jerry (les habitants du premier squat), Sally et Dev (d’autres drogués).

    Ce livre a plusieurs points de vue, on voit à travers les yeux de tout les personnages. Et le nom de la personne qui raconte est indiqué au début de chaque chapitre. Parfois, un extrait de chanson l’accompagne.

    Je trouve que la déchéance des personnages est mal montrée, que la difficulté pour s’en sortir est trop facile. Sauf peut-être au passage de la cabane. Et encore.

    L’histoire entre Nico et Gemma pourrait être intéressante et bien exploitée, mais elle ne l’est pas. Nico aime Gemma quand il est normal, Gemma aime Nico quand elle est droguée. Je trouve que franchement, on ne l’utilise pas assez.

    Ce livre pourrait être dur, mais il ne l’est pas. Pas assez. Il n’est pas dérangeant, il est trop agréable à lire. Un livre sur la drogue ne doit pas être comme ça, selon moi. On dit sur la couverture qu’on ne devrait pas entendre parler de la drogue la première fois lorsque l’on vous en propose, mais ce livre ne rempli pas cet office de prévention. C’est juste de la description, et pas assez précise.

    J’ai lu, il y a un an ou deux, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée. Je trouve que celui là rempli bien son office. Il est dur, on a envie de le jeter par la fenêtre et en même temps, de le continuer et d’aller au bout. Lui, c’est un vrai vaccin. J’avais 13 ans, comme l’héroïne, quand je l’ai lu. Je pense que je vais le relire, voir ce que ça donne après Junk, mais je pense aussi que l’ordre dans le quel je les ai lu a franchement influencé mon jugement sur la dureté de Junk. Il y a aussi l’herbe bleue dans ce style là, je compte aussi le lire, tant que j’y suis, mais plus tard.

     

     

    Extrait : (choix : c’est le début, et Nico a la trouille)

    « Je me sens bien, elle a dit.

    Qu’est-ce que c’est ? j’ai demandé.

    Lily a agité un doigt comme s’il était dangereusement magique, et elle a répondu :

    De l’héroïne. Yeah !

    De l’héroïne ? Non, c’est pas vrai ? j’ai dit.

    J’était horrifié. Rob a préparé une nouvelle feuille. Moi, je pensais : « C’est une junkie, c’est une junkie, c’est une junkie… » »

     

    On adore : L’histoire, bien qu’elle pourrait être vraiment mieux exploitée.

    On regrette : Beaucoup de chose. Le manque de détails, de dureté, d’exploration, toutes les portes que l’auteur ouvre et ne referme pas ou alors avec une solution de facilité.


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    Boys don’t cry

    Malorie Blackman

      

     

     

    Titre en VO : Boys don’t cry

    Editeur : Macadam

    Site de l’auteur : http://www.malorieblackman.co.uk/

    Ma note : 7,5

    Quatrième de couverture :

    « J’ai fixé Mélanie.

    Elle n’avait pas dix-neuf ans. Comment avait-elle pu être assez stupide pour tomber enceinte ? Elle n’avait jamais entendu parler de la pilule ?

    — Dante, tu m’écoute ?

    — Hein ?

    J’essayais encore d’intégrer que Mélanie était mère quand elle a prit une grande inspiration, puis une autre.

    — Dante, c’est toi le père. Emma est ta fille. »

    Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l’université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé.

    Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n’est pas le facteur, c’est Mélanie. Son ex-copine, dont il n’a plus attendue parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur.

    Être père à dix-sept ans ? Il y a de quoi pleurer.

    Mais les garçons ne pleurent jamais…

     

    Mon avis :

    Dans ce livre, on vit l’expérience de Dante. D’étudiant espérant aller à l’université, il passe au statut de jeune père désemparé. Son ex-copine, qui avait disparue de la circulation, lui dépose une enfant dans les bras, se casse, et finalement, ne reviens pas. Et là, il doit tout revoir. Sa relation avec son père, qui était un peu chaotique, sa relation avec son frère et sa façon de le voir, ses amis, sa copine actuelle, ses projets, son futur. Sa vie toute entière. Comment va-t-il s’occuper d’Emma ?

    Chacun a sa façon de prendre la nouvelle.

    Adam, le frère de Dante, qui accueil sa nièce mieux que Dante lui-même.

    Le père qui devient grand-père doit apprendre à son fils le rôle de parent.

    Et Dante, il est pommé au départ, espère que tout ça est temporaire.

    Mais Emma a un sourire enjôleur. En arrivant dans cette maison jusque là exclusivement masculine (la mère est morte pendant l’enfance des deux garçons), elle en bouleverse le fragile équilibre.

     

    Les personnages sont attachants, j’adore Adam. C’est un garçon optimiste, qui a peur des médecins, qui veux être acteur, qui fait très attention à son apparence. Il est homo.

    Le père est plus attentif qu’il n’y parait et Dante l’apprend grâce à Emma.

    La tante Jackie parait dure, mais elle est gentille au fond.

    Colette, la petite amie de Dante, est un peu trop froide. Elle est là pour l’histoire, c’est tout, pas assez creusé ni présente à mon goût.

    Il y a aussi les amis de Dante. Eux sont disons, fort peu agréables. Arrogants et insultants.

     

    Certains chapitres sont vus par Adam, qui est un personnage très important de l’histoire. Plus qu’il n’y parait au début.

     

    L’auteur aborde différents sujets, plus ou moins tabou. Par exemple, le fait d’être jeune parent. Et en plus, que se soit le père. D’habitude, il a plutôt tendance à se casser, ça fait du bien d’inverser les rôles un peu.

    Ça aborde aussi les sujets de l’homosexualité et de l’homophobie.

    Et elle les aborde avec une facilité, c’est déconcertant, et c’est aussi une bonne chose d’en parler, selon moi. 

     

    Extrait : (choix : la scène de la découverte du bébé par le père de Dante reflète bien le style de l’auteur)

    « — Dante ! Qu’est ce que ce bébé fait ici ?

    J’étais dans l’encadrement de la porte. Papa s’est tourné vers moi.

    — Dante ?

    — C’est…Mélanie l’a amené tout à l’heure. Tu te souviens de Mélanie ? Mélanie Dyson. Son nom…Le nom du bébé, c’est Emma Dyson.

    — Mélanie est là ?

    Papa a levé les yeux vers le plafond.

    — Elle est à l’étage ?

    — Oh oh ! Dante est avec sa petite amie ! A pépié Adam.

    A cet instant, j’ai vraiment, vraiment eu envie de lui en coller une.

    — C’est pas ma petite amie ! Et elle n’est pas là-haut. Elle est partie… »

     

    On adore : Le sujet, les tabous abordés, le style, l’histoire…

    On regrette : Colette pourrai peut-être être un peu plus présente.


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    Jenna Fox, pour toujours

    Mary E. Pearson

     

     

     

    Titre en VO : The Adoration of Jenna Fox

    Editeur : Pôle fiction

    Site de l’auteur : http://www.marypearson.com/ 

    Ma note : 7,5

    Quatrième de couverture :

    Ainsi reprend la vie de Jenna, 17 ans, amnésique, après un an passé dans le coma. Tant bien que mal, sous la houlette de ses parents, la jeune fille réapprend à être celle qu'elle a toujours été, une enfant adorée, vénérée. Pourtant, très vite, Jenna comprend qu'elle est bien plus que les faits et statistiques qu'on lui fait avaler. Plus que les vidéos qu'on lui fait regarder. Et avec les souvenirs apparaissent des questions, auxquelles personne ne veut répondre... Identité et éthique scientifique sont au cœur de ce roman d'anticipation qui, une révélation après l'autre, devient un thriller haletant... 

     

    Mon avis :

    C’est un livre où l’on ne s’amuse pas, ne rigole pas. Assez sérieux, qui porte à la réflexion.

    C’est l’histoire de Jenna Fox, une ado de dix-sept ans. Elle sort d’un an de coma après un accident de voiture. Elle n’a aucun souvenir, rien à quoi se raccrochez. L’Amnésie totale, avec un grand A. En attendant sa mémoire, elle est seule. Avec une mère qui la surprotège et une grand-mère qui n’a pas l’air de l’aimer.

    Mais pourquoi entend-elle les voix de deux personnes qu’elle est sûre d’avoir connu ? Qui sont-ils ? Des amis ? Et dans ce cas, pourquoi elle n’en a pas de nouvelles ? Pourquoi ne viennent-ils pas la voir ?

    Le personnage de Jenna est assez creusé. J’ai du mal à la décrire. Je la dirais un peu têtue, dans la mesure où peut l’être quelqu’un d’amnésique. Et son hésitation sur les mots, au début, la rend enfantine à certains moments.

    La grand-mère, Lily, est difficile à cerner. Effectivement, elle n’aime pas trop Jenna au début. C’est un personnage important de l’histoire.

    Les parents sont sur protecteurs. Le père travail à Boston.

    Et puis, il y a le voisin, ainsi que le mec de la maison blanche, Allys, et d’autres. Et Ethan.

    C’est un livre froid. Avec ses souvenirs, Jenna a perdu sa chaleur, et on le sent. Mais ça fait réfléchir. Et le suspens est là. Et les pages défilent, imperceptiblement. Enfin, elles défilent quand même plus vite à la fin qu’au début.

    Ça amène beaucoup de question. Surtout « Jusqu’où aller pour sauver ceux qu’on aime ? » Avant, j’aurais dit qu’on irait très loin. Maintenant, je ne sais plus. Et vous, vous iriez où ?

    Ce livre va dans drame, raison pour laquelle vous l’y trouvez. Mais c’est aussi un mélange de science-fiction, de psychologie (et peut-être de policier).

     

    Il existe un tome 2, l’héritage de Jenna Fox. Si je le trouve, je le lirai et en ferai la chronique, mais je ne garantis rien. Et un troisième et dernier tome sortira cette année.

     

    Extrait : (choix : c’est la présentation de deux personnages importants)

    « Kara.

    Et Locke, aussi.

    Cela me revient. Maman et papa avaient raison. Des morceaux. Des fragments. De plus en plus souvent. Des détails qui surgissent au cours de la nuit. Des visages qui me réveillent. Je m’assieds, effrayée.

    J’avais des amis. Kara et Locke. Je ne me rappelle pas quand. Ni où. A l’école ? Dans le quartier ? Je ne me rappelle pas où nous allions, ce que nous faisions. Mais je vois leurs visages devant moi, j’entends leur souffle. »

     

    On adore : Le suspens, l’histoire, les questions, la psychologie.

    On regrette : Trop froid.


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  • Qui es-tu Alaska ?

    John Green 

     Qui es-tu Alaska ? de John Green

     

      

    Titre en VO : Looking for Alaska

    Editeur : Gallimard, collection scripto

    Site de l’auteur : www.sparksflyup.com 

    Ma note : 7

    Quatrième de couverture :

    Miles Hatler a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expérience, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama, au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là, aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

     

    Mon avis :

    C’est un roman intéressant.

    C’est l’histoire de Miles Halter, dit le Gros. Il a l’impression de ne pas encore avoir vécu, il n’a pas de petite copine, pas d’amis, pas d’attache, pas d’histoire à raconter, en gros, aucune expérience au compteur. Il veut vivre, découvrir. Alors, il décide d’entre au lycée de Culver Creek, en internat (moi aussi, je suis en internat, détail qui m’a fait emprunter le livre). Là bas, il se fait des amis. Chip (dit le Colonel), Takumi, Lara et Alaska Young. Il fera les quatre-cents coups avec eux, Lara deviendra sa copine, ses sentiments pour Alaska seront ambiguës. Jusqu’au jour où arrive la catastrophe. Inimaginable, impensable, terrible, elle arrive. Et elle détruit tout…

    Les personnages sont sympathiques.

    Le Gros aime les dernières paroles prononcées par les gens avant leur mort. Il cherche son « Grand Peut-Être ». Perso, je l’ai trouvé innocent et naïf par moment.

    Le Colonel est drôle, parfois un peu macho. Lui et Alaska sont les pros des blagues, elle pour les inventer, lui pour les organiser. C’est un duo qui cartonne.

    Alaska, c’est une fille qu’on ne peut pas cerner. Lunatique, drôle, elle ose tout, elle est toujours en action. Et elle ne supporte pas quand le Colonel est macho. Cette fille est un mystère.

    Lara, qui est un peu timide, est la petite copine roumaine.

    Takumi, le pote japonais, est sympa, je trouve. Il improvise parfois un peu de rap, il se débrouille bien avec les rimes.

    Par contre, ces deux derniers ne sont pas assez creusés à mon goût.

    Ensuite, on a les autres personnages, les weekenders (gosses de riche qui peuvent rentrer chez eux le week-end), l’Aigle (le directeur), le Vieux (un prof),…

    Un livre que j’ai apprécié. Il fait un peu réfléchir. La question d’Alaska (Comment vais-je sortir de ce labyrinthe ?) donne beaucoup, selon moi. Le titre est extrêmement bien choisi.

    La catastrophe, dans le chapitre qui la précède, on la sent arriver. Gros comme le nez au milieu de la figure. C’est dommage, mais difficile de faire autrement.

    Un détail que je trouve sympa, c’est qu’au lieu de mettre des numéros aux chapitres, l’auteur a mis le décompte des jours, avant et après l’événement.

     

    Extrait : (choix : ça définit très bien Alaska)

    « Alaska a tourné la tête vers la télé. On y voyait une pub pour une voiture et, histoire de blaguer, elle a dit que sa Citrus bleu méritait sa propre pub. Imitant les commentaires passionnés des spots, elle a déclamé :

    Elle est petite, elle est lente, elle est dégueu, mais elle roule. De temps en temps. La Citrus Bleu : courez chez votre marchand d’occasions le plus proche !

    Mais j’avais envie d’en savoir plus sur elle, sur Vine Station, sur l’avenir.

    Parfois j’ai du mal à te cerner, ai-je dit.

    Elle ne m’a même pas regardé. Elle a souri, les yeux rivés sur l’écran.

    Tu ne me cerneras jamais. Tout est là. »

     

    On adore : L’histoire, la réflexion que ça apporte.

    On regrette : Parfois un peu lourd dans le style.


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