• Le retour de l’aube

    Malorie Blackman

     

     

     

     

    Titre en VO : Noughts and Crosses, book 4 : Double Cross

    Année de la première publication (en France) : 2009

    Nombre de pages : 440

    Editeur : Macadam

    Site de l’éditeur :

    ISBN : 978-2-7459-3679-0

    Site de l’auteur : http://www.malorieblackman.co.uk/

    Ma note : 7/10

    Publique conseillé : à partir de douze ans.

    Quatrième de couverture :

    Tobey est amoureux de Callie. Fou amoureux. Pour son anniversaire, il veut lui offrir un cadeau digne d’elle, un cadeau de valeur ; Alors il va accepter le pire : effectuer une livraison pour MacAuley. En échange d’un peu d’argent. Un peu d’argent qui le conduira directement en enfer…

     

    Mon avis :

    Sérieusement, j’aie été déçue. Il ne devait y avoir que trois tomes au départ. Le quatrième a été rajouté après. Il aurait mieux fait de ne pas l’être. Ça gâche la super fin qu’on avait eue, avec le tome trois si fort en sentiment.

    Le style est toujours fluide, la lecture toujours facile et agréable, c’est toujours bien ficelé, on a toujours peur pour les personnages. Mais ce n’est pas la même chose. Il manque un petit quelque chose.

    On n’alterne plus assez les points de vue des personnages, aussi. Un peu au début, mais c’est tout. Après, on a seulement celui de Tobey (sur qui est centré ce roman). Et je trouve que ça ralenti le roman.

    Heureusement, certaines scènes un peu plus « dures » donnent de l’action.

    Le thème, ce coup-ci, n’est pas le racisme, bien qu’il plane toujours au fond. C’est plutôt la vie dans les cités et les « gangs », si on peut dire ça comme ça. Un thème important aussi, mais rien ne l’avait préparé, alors voilà.

    Et puis, on sent que ce livre, c’est du rajouté, du plus, du « collé » à la série.

    A côté de ça, Tobey est tellement bien fait, amoureux comme complètement paumé, je l’ai beaucoup aimé.

     

    (Attention, révélation sur le tome trois !)

    Bon, pour l’histoire, le tome trois nous avait laissés sur une Callie réconciliée avec sa mère, et un Jude et une Jasmine morts.

    Aujourd’hui, Callie se remet doucement de la mort de sa grand-mère. Et elle est amoureuse de Tobey. Et il est amoureux d’elle. Mais n’ose pas se l’avouer.

    Puis, l’accident…

     

    Voilà. J’ai fait court, mais je n’ai pas grand-chose à rajouter.

     

     

    Extrait : (choix : allez savoir…)

    « J’ai plissé le nez.

    — Bon sang, Callie ! Même moi, je suis écoeuré rien qu’à l’imaginer !

    Callie s’est assise brusquement. Elle ne souriait plus.

    — Tu veux dire que tu trouves écoeurante l’idée de faire l’amour avec moi ! Merci !

    Je l’ai dévisagée et je me suis assis à mon tour.

    — Non…ce n’est pas ce que je voulais dire…seulement si…si ma sœur était présente.

    Callie a penché la tête sur le côté.

    — C’est bon, Tobey, j’ai compris. Je ne suis pas Misty.

    Elle était cinglée ou quoi ?

    — J’ai aucune envie que tu sois Misty !

    Callie a haussé les épaules. J’ai soupiré intérieurement. Ele ne me croyait pas.

    — Callie, il n’y a rien entre Misty et moi, ai-je tenté.

    — Si tu le dis.

    Callie évitait soigneusement de me regarder dans les yeux.

    — Oui, je le dis. Et c’est important pour moi que tu le croies !

    — Pourquoi ?

    — Parce que. »

     

    On adore : Tobey, et le thème quand même.

    On regrette : Un livre trop « collé », pas préparé, et trop lent.

    Chronique du tome 1 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/entre-chiens-et-loups-malorie-blackman-a103341987#

    Chronique du tome 2 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/la-couleur-de-la-haine-malorie-blackman-a105433748#

    Chronique du tome 3 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-choix-d-aimer-de-malorie-blackman-a106776826#

     

     


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  • L’herbe bleue

     

     

     

     

    Titre en VO : Go ask Alice

    Année de la première publication : 5 mars 1971

    Nombre de pages : 224

    Editeur : Pocket

    Site de l’éditeur : http://www.pocket.fr/livres-poche/ 

    ISBN : 9782266132640

    Site de l’auteur : aucun

    Ma note : Je n’en mettrai pas pour cette fois, les raisons seront exposées dans mon avis.

    Publique conseillé : Je dois avouer que c’est dur à définir. A la fois tout publique, pour prévenir, mais en même temps, pas trop jeune, ce n’est pas une bonne idée non plus. Je vais mettre à partir de 12 ans.

    Quatrième de couverture :

    "L'herbe bleue" est le journal intime d'une jeune droguée de quinze ans.
    Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n'apporte aucune solution à ce problème. C'est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l'univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.
    Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

     

    Mon avis :

    Voilà que maintenant, je dois donner mon avis. Je vais commencer par vous mettre le premier truc que j’ai lu sur ce livre.

    « Tout commença avec un verre de coca-cola qu’une adolescente, Alice, but innocemment au cours d’une « party ». Il contenait du L.S.D. Elle recommence par curiosité, désire d’être dans le coup, et bientôt c’est l’infernal engrenage qui commence. Elle tâte de toutes les drogues et descend de plus en plus bas dans l’enfer de la déchéance. Alice essaie de se ressaisir, soutenue par ses parents et une volonté farouche d’en sortir.

    Elle réussit à remonter la pente, mais la vielle bande des drogués la guette. C’est la rechute, elle repart alors pour une vie pire encore. Après un séjour dans un hôpital psychiatrique, Alice tente un nouveau départ.

    Mais combien de temps durera cette victoire ? Un soir, en rentrant du cinéma, ses parents la trouveront morte. Dose trop forte ? Mort préméditée ? Nul ne le sait… Mais ce qui importe, c’est que cette enfant fut cette année là, l’une de 50 000 victimes de la drogue. Ce journal poignant constitue un témoignage émouvant, parfois même bouleversant. Et si ce récit nous effraie, c’est parce qu’il montre comment une enfant, placée dans les meilleures conditions, peut être contaminée sans que sa famille, ni la société puissent la protéger. Voilà pourquoi nul adulte ou adolescent, ne pourra lire ce livre sans se sentir profondément concerné. »

    Dans des éditions plus anciennes, c’est ce qui servait de résumé. Je dois avouer que ce n’est peut-être pas très engageant à la lecture. J’ai entendu parler de ce livre par ma prof de français de troisième la première fois (ne me demander pas pourquoi, je ne m’en souviens plus) et je venais de finir un autre livre sur le même thème, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée, qui, soit dit en passant, est beaucoup plus dur, je trouve. Donc je ne voulais pas le lire tout de suite, j’avais eut ma dose. Et puis cet été, je suis tombée dessus en brocante. Je l’ai acheté, un peu sur un coup de tête, je n’avais pas vraiment l’intention de le lire, ou en tout cas, pas de suite. Je suis tombée dessus hier. Je l’ai mis à côté de mon lit pour voir ce que j’en ferais plus tard. Et, hier soir, je n’arrivais pas à dormir, alors je l’ai lu. Et je l’ai fini ce matin.

     

    Comme ce n’est pas une fiction, et surtout comme la fille qui l’a écrit n’a jamais prévu de le publier, je ne peux pas mettre de note, ou critiquer le style ni rien. Et je ne mettrai d’ailleurs pas de « On adore/On regrette ». Je vous donne juste mon ressenti. 

     

    Ce livre, c’est le journal intime d’une jeune fille, c’est du vrai, c’est comme ça. On voit la déchéance, la descente en enfer. La difficulté de s’en sortir. Et encore, elle a au moins des parents et un frère et une sœur qui l’aiment. Quand on se dit que ce n’est pas le cas de tous, c’est désespérant. Et de se dire que ça n’a pas changer. Que n’importe quels gosses a accès à la drogue quand il veut. Et d’ailleurs même s’il ne veut pas, on le lui propose, parfois.

    Et quand on lit l’épilogue, on se dit juste que c’est malheureusement vrai.

    Ça fait réfléchir. Et si on voit que la drogue peut rendre euphorique et heureux, on se rend bien compte que c’est fictif, que ce n’est pas vrai, et on voit que l’après, la descente, est le plus horrible. S’en sortir. Presque utopique. D’ailleurs, Alice est morte quand même. Et, même dans le cas où on s’en sort, c’est quoi l’après ? Du doute ? La peur de la rechute ? La peur tout court ?

     

    Voilà pour mon ressenti, je n’ai pas le courage d’en mettre plus.

    Je tiens à préciser que toutes ces impressions sont données sous le souvenir de la lecture de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée, ce qui veut dire que ce seul livre ne donne pas exactement ça. Je trouve L’herbe bleue bien moins bien tourné que l’autre, d’ailleurs, donc il peut être lu par des plus jeune. Si vous compter lire les deux, commencez par L’herbe bleue. Et si Junk vous intéresse, lisez-le en premier, sinon, vous seriez déçu, car il est vraiment trop fictif, selon moi.

     

    Après quelques recherches, je reviens finalement. Ce que j’ai à ajouter ne change rien au livre lui-même et ne lui enlève pas sa crédibilité, mais je pense que c’est important de le mettre quand même.

    Ce livre, qui est anonyme officiellement, a été écrit par une psychologue en réalité. Le livre est composé en partie du vrai journal intime d’une des jeunes dont elle s’occupe, mais aussi de parties fictives inspirées par d’autres ados en difficulté. Cela reste, même à la lumière de cela, un ouvrage très important, si vous voulez mon avis.

     

    Extrait : (choix : c’est un extrait de la partie qui m’a le plus marquée.)

    « Les vers me mangent d’abord les organes féminins. Ils ont déjà complètement rongé mon vagin et mes seins et maintenant ils s’attaquent à ma bouche et à ma gorge. J’aimerais bien que les médecins et les infirmières laissent mourir mon âme ; mais ils poursuivent leurs expériences et ils essaient de réunir le corps à l’esprit. »

     

     


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  • Le choix d’aimer

    Malorie Blackman

     

      

     

    Titre en VO : Checkmate

    Editeur : Macadam

    Site de l’auteur : http://www.malorieblackman.co.uk/

    Ma note : 8,5

    Publique conseillé : à partir de 12 ans.

    Quatrième de couverture :

    Voilà les choses de ma vie dont je suis sûre. Je m'appelle Callie Rose. Je n'ai pas de nom de famille. J'ai seize ans aujourd'hui. Bon anniversaire, Callie Rose.
    Ma mère s'appelle Perséphone Hadley, fille de Kamal Hadley. Kamal Hadley est le chef de l'opposition - et c'est un salaud intégral. Ma mère est une Prima - elle fait donc partie de la soi-disant élite dirigeante.
    Mon père s'appelait Callunt McGrégor. Mon père était un Nihil. Mon père était un meurtrier. Mon père était un violeur. Mon père était un terroriste. Mon père brûle en enfer.


    Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
    Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l'amour et la haine.
    Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, de leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d'aimer, malgré tous, malgré tout...
     

     

    Mon avis :

    Un troisième tome époustouflant.

    Le titre est très bien choisi.

    Le sentiment sur lequel le livre se base est normalement l’espoir. Je dirai, pour être plus précise, qu’on a la perte de l’espoir et son retour en parallèle.

    En tout cas, c’est encore et toujours un livre de réflexion. Le racisme est bien sûr le sujet abordé, avec brio d’ailleurs, mais est plus en fond qu’en raison. Ça fait du bien, ça risquerai de devenir lourd à la longue, sinon, je pense. La haine installée dans le deuxième opus, les désillusions et la peur de Sephy, et les tensions dues au passé sont à la base du livre.

    Les personnages sont toujours intéressants, attachants pour les uns, repoussants pour les autres, déstabilisante pour une en particulier.

    Le style fluide, nous laisse dans une lecture tranquille et pourtant assez rapide.

    Et on alterne toujours les différents points de vue, ce qui permet de mieux apprécier les réactions et pensées de chacun.

     

    (Attention, pour ceux qui n’ont pas lu le début, ne pas continuer)

    Rappelez-vous la fin du tome précédent.

    Jude est sorti de prison, alors qu’il a tué la seule femme qu’il aurait pu aimer. Grâce à Sephy, qui ne supportait pas le mal que cela faisait à Meggie de le voir en prison. Et il la hait encore et toujours, il médite sa vengeance, qu’il compte accomplir avec Callie Rose.

    Sephy a été détruite par la lettre haineuse de Callum, qui lui dit ne jamais l’avoir aimée, qui lui dit avoir seulement voulu la détruire en couchant avec elle. Elle n’a plus que Callie Rose, qu’elle se promet de protéger de tout.

    Et, enfin, lors de la dernière page, en tenant Callie Rose dans ses bras, en voulant la protéger du monde, en l’aimant plus que tout, elle la serre trop fort et son cœur s’arrête.  On ne sait pas si elle est ranimé ou pas.

     

    Et bien ce tome là commence le jour des 16 ans de Callie Rose. On sait donc qu’elle est en vie. Et elle est sous la coupe de Jude. Il lui a insufflé sa haine du monde, du gouvernement en place, de l’inégalité dont souffrent les blancs, et surtout, de Sephy. Il a réussi à l’intégrer dans la milice de Libération. Et elle doit aujourd’hui, jour de son anniversaire, être kamikaze. On la voit le matin, sur la plage derrière la maison de sa grand-mère Jasmine, la mère de Sephy, avec un garçon, dont on ne connaît pas l’identité (et on ne sait toujours pas de qui il s’agit à la fin du livre, c’est à nous de faire un choix entre deux). Elle est avec lui pour dire au revoir à la vie. (L’ironie est que le premier livre a commencé à ce même endroit, alors que son père avait 16 ans et sa mère 14)

    Elle finit par le laisser seul et aller voir Jasmine. Pour lui dire au revoir. (Elle l’aime bien, malgré Jude) Jasmine qui la piège, et l’oblige a resté avec sa mère, enfermées dans la cave, pour qu’elles se parlent. Car Callie Rose s’était jurée de ne plus parler à Sephy, qu’elle haït.

    Jasmine part elle retrouver Jude. On ne sait pourquoi que à la fin du livre.

     

    Après cela, on alterne les scènes dans le passé, avec l’enfance de Callie Rose, ou on voit ce qui l’a conduit là, un passage entre Jude et Jasmine, encore le passé, puis Callie Rose et sa mère. Et ainsi de suite.

    On découvre ainsi ce qui a conduit l’histoire où elle en est. Et on espère que ça va remonter la pente.

    Je pense que oui. Les moyens utilisés sont d’ailleurs radicaux.

     

    Sephy est enfermée par la peur. La peur du passé, la peur à cause de la lettre, la peur de ne pas s’y prendre bien avec sa fille, la peur de lui faire du mal. Paradoxalement, c’est cette peur qui l’empêchera de faire comme il faut. Et c’est quand le mal est fait, qu’elle est résignée, qu’elle croit ne rien pouvoir faire, que la peur disparaît enfin.

    Jude a bien médité, il sait ce qu’il fait. Il est sûr de lui, il est toujours haineux et manipulateur. Incapable d’amour. C’est un personnage creusé, que j’aime (pour le livre) et exècre (pour lui-même).

    On retrouve Meggie. Une nouvelle Meggie. Qui a pris la main sur Sephy. On ne découvre que tard les raisons de leur relation, et pourquoi elle est devenue si horrible. Sa douceur et sa façon de respecter Sephy me manque, même si c’est pour les besoins de l’histoire.

    Jasmine apprend enfin à être mère. Mieux vaut tard que jamais.

    Sonny reparaît aussi. Souvenez-vous, c’était un des musiciens du groupe dans lequel a chanté Sephy. Il l’aime toujours.

    Minnie (la sœur de Sephy) ne reparaît pas. Mais elle ne manque pas.

    Il y a maintenant Lucas et Tobey. Deux très bons amis de Callie Rose. Voir plus. Mais pour lequel ? On ne sait pas. Leur relation avec Callie Rose sont toutes deux basés sur un schéma commun. Amis-ennemis dans l’enfance, ils prennent de l’importance plus grands et deviennent plus protecteurs. Ensuite, ils divergent. L’un se rapproche beaucoup avant d’être éloigné, tandis que l’autre est rejeté par Callie Rose, avant de revenir. Ils finissent tout deux au même point, et on ne sait pas ce que la jeune fille pense exactement. Je dois avouer que c’est frustrant et que ça donne envie de lire la suite.

    Ne reste que Callie Rose. Assez déstabilisante. On voit tout son parcours. Et, au début, quand on voit l’enfant et l’adolescente, on ne comprend pas comment elle a pu devenir si haineuse. Elle est difficile à décrire. En tout cas, et malgré tout, je me suis prise d’affection pour cette gosse.

     

    Un livre que je conseille. Les sentiments qu’il évoque sont forts. Les personnages, plutôt poignants, chacun à leur façon. Et l’ombre de Callum, bien qu’il soit mort, plane plus que jamais sur la tête des personnages, surtout sur Callie Rose.

    Sa présence presque tangible rende au livre un intérêt encore plus singulier.

     

    Extrait : (choix : celui trouver sur le net)

    « Grand-Mère Meggie m'a raconté un jour que quand on meurt, on va au paradis et que l'on s'y sent comme chez soi.
    Mais je ne sais même pas ce que ça veut dire, se sentir chez soi.
    Je ne parle pas de la définition du dictionnaire, mais de celle du coeur. Il ne s'agit pas de la notion abstraite de "chez soi", mais de la sensation que cette expression est censée procurer. Je n'ai jamais eu de chez moi. Alors je ne peux pas imaginer le paradis. Je voyage sans doute vers l'enfer. Tel père, telle fille! »

     

    On adore : L’histoire, les personnages, leur évolution, le style, le thème abordé, la façon de l’aborder, la réflexion.

    On regrette : La Meggie d’avant, mais ça, c’est personnel.

    Chronique du tome 1 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/entre-chiens-et-loups-malorie-blackman-a103341987#

    Chronique du tome 2 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/la-couleur-de-la-haine-malorie-blackman-a105433748#

    Chronique du tome 4 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-retour-de-l-aube-de-malorie-blackman-a107506132


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  • La couleur de la haine

    La suite d’entre chiens et loups

    Malorie Blackman

     

     

     

     

    Titre en VO : Knife Edge

    Editeur : Macadam

    Site de l’auteur : http://www.malorieblackman.co.uk/

    Ma note : 8

    Publique conseillé : A partir de 12 ans.

    Quatrième de couverture :

    J’ai compris que je ne savais rien de la manière dont je devais m’occuper de toi, Callie. Tu n’étais plus une chose sans nom, sans réalité. Tu n’étais plus un idéal romantique ou une simple manière de punir mon père. Tu étais une vraie personne. Et tu avais besoin de moi pour survivre. Callie Rose. Ma chair et mon sang. A moitié Callum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vraie personne avec une vie toute neuve qui s’ouvrait à elle.

    Et sous mon entière responsabilité.

    Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

    Noirs et Blancs ne se mélange pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfants de l’amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir son camp et sa couleur. Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse…celle de la haine.

     

    Mon avis :

    Le deuxième opus est aussi bien que le premier. Celui-ci est basé sur le sentiment de la haine. La haine des blancs, la haine des noirs, la haine du passé, la haine de ses actes passés, la haine de soi. Le racisme est omniprésent, puisqu’il permet une entière expression du sentiment abordé. Mais cela n’est pas lourd ou trop dur pour autant. Le dosage est juste, fluide, comme il faut. Malorie Blackman sait aborder les sujets importants et nous faire réfléchir juste comme il faut, comme d’habitude.

    (Attention, ceux qui n’ont pas lu le premier livre, s’arrêter ici)

    La première scène du livre, c’est Jude, le frère de Callum, qui, pour venger celui-ci, s’apprête à tuer Sephy (et Minnie, la sœur de Sephy, qui se retrouve là alors qu’elle ne devrait pas).

    Oui, rappelez vous, Callum s’est fait pendre car il a finit par intégrer la milice de la libération. Hors, Jude estime que c’est la faute de Sephy.

    Le livre continu un peu plus tard.

    On retrouve Sephy, mais la petite fille qu’elle était est maintenant une jeune fille (18 ans) avec un bébé qui vient de naître. Elle a bien évolué, et ne voit plus le monde en tant que fille de ministre, mais en tant que personne atteinte par ce monde, et surtout elle se retrouve du côté des blancs, même si elle n’est pas vraiment accepté du fait de sa couleur. Elle a renié son père, et rejette sa mère et sa sœur, du moins au début. Elle chute de plus en plus bas. On assiste à une certaine déchéance.

    Sa fille, Callie Rose, qu’elle a eu avec Callum, de deux couleurs, est encore moins accepté qu’elle, où que se soit.

    On revoit Meggie Mcgrégor, la mère de Callum, elle a tout perdue (son mari, sa fille et un de ses fils morts, l’autre en cavale), il ne lui reste plus que Callie Rose. C’est une femme détruite par la vie et le monde. Mais elle reste forte et ne veut que le bien de sa belle-fille et sa petite-fille.

    On retrouve aussi Minnie, la sœur de Sephy. Leurs rapports ont évolués, et s’améliorent. Minnie est ambitieuse et têtue, mais on la découvre aussi protectrice envers sa sœur, d’une certaine façon, et aussi un peu jalouse d’elle, d’avoir osé s’émanciper de la sorte.

    Mme Hadley, la mère de Sephy, fait aussi quelques apparitions.

    On fait aussi la rencontre de Jaxon, Rhino et Sonny, des musiciens. Des blancs. Le premier est assez profiteur et a un sale caractère, le second est gentil, et bien baraqué, et le troisième m’a bien surprise.

    Bien entendu, on retrouve aussi Jude. Qui hait mais apprend aussi l’amour, pour son plus grand désespoir. Manipulateur, égocentrique, solitaire, égal à lui-même, têtu, et j’en passe, il reste le beau salaud qu’il est devenu dans le premier livre.

    Bien entendu, on ne retrouve pas Callum, qui est mort à la fin du premier tome, mais il apparait encore dans la mémoire des personnages, et dans une lettre très importante pour l’histoire.

    Ce sont Jude et Sephy les personnages principaux, ont alternent leurs deux points de vues. Leurs histoires ne se recoupent pourtant que deux fois, mais cela permet à l’auteur de bien gérer le suspens, et de nous faire encore et toujours réfléchir et ressentir.

    La fin laisse tout en suspend. Que va-t-il se passer pour Callie Rose ? C’est la grande question qu’on se pose. Le tome trois est très attendu.

     

    Extrait : (choix : le livre représente la haine, ce passage nous le montre)

    « Elle m’appelle. Pour l’amour de Dieu, Maman, ne fais pas ça. Tu ne sais pas qui nous surveille ! Mais à quoi pense-t-elle ? Elle laisse tomber son sac poubelle et elle court vers moi à présent.

    Démarre la voiture et barre-toi, Jude ? Tout de suite !

    Casse-toi.

    Pars.

    Ne pleurs pas, Maman. Je t’en supplie. Ne pleure pas.

    Je suis désolé.

    C’était une erreur.

    Je suis désolé.

    J’ai enfreint la règle n°1, la règle cardinale : Ne t’autorise jamais à ressentir quoi que ce soit. Les sentiments tuent. »

     

    On adore : L’histoire, les personnages, leur évolution, une sorte de psychologie.

    On regrette : Peut-être une lettre de Callum aussi pour Jude ?

    Chronique du tome 1 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/entre-chiens-et-loups-malorie-blackman-a103341987#

    Chronique du tome 3 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-choix-d-aimer-de-malorie-blackman-a106776826

    Chronique du tome 4 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-retour-de-l-aube-de-malorie-blackman-a107506132


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  • Entre chiens et loups

    Malorie Blackman

    entre chiens et loups, malorie blackman  

          

     

    Titre en VO : Noughts and Crosses

    Editeur : Macadam

    Site de l’auteur : http://www.malorieblackman.co.uk/

    Ma note : 8

    Quatrième de couverture :

    Callum m’a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Calum m’a caressé les joues, puis sa main a touchées mes lèvres et mon nez et mon front. J’ai fermé les yeux et je l’ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour explorées mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C’était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum où il voudrait m’emmener. Au paradis. Ou en enfer.

    Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Car il est blanc et fils d’un rebelle clandestin…

    Et s’ils changeaient le monde ?

     

    Mon avis :

    On a ici affaire au premier tome de la célèbre trilogie de Malorie Blackman. Chaque tome est basé sur un sentiment, pour celui-ci, il s’agit de l’amour. Premier tome qui est, d’ailleurs, très prometteur. L’auteur aborde un sujet important à travers une romance, à savoir le racisme, et tout ce qui s’y rapporte.

    C’est l’histoire de Callum, bientôt 16 ans, un jeune homme blanc à la vie compliquée, et de Sephy, à peine 14 ans, une fille noire, qui est du bon côté de la société et dont le père est ministre.

    Oui, parfaitement, l’auteur a inversés les rôles, ce ne sont pas les blancs mais les noires qui dirigent. Cela permet d’ailleurs de montrer que si l’histoire avait été différente, ce serai peut-être les noirs qui se montreraient supérieurs.

    Les deux personnages principaux se connaissent depuis leur enfance car la mère de Callum, Meggie Mcgrégor, travaillait pour la mère de Sephy, Mme Hadley, avant de se faire renvoyer, trois ans avant l’histoire. Depuis, les deux enfants se voient en cachette.

    Et cette année arrive un événement important. Certains enfants blancs sont admis dans les écoles noires. Callum, grâce aux cours que lui a donnés Sephy, est l’un d’entre eux. Mais ça ne se passe pas comme elle se l’imaginait. Elle voulait que cela soit bien, qu’ils puissent se voir plus souvent. Mais les enfants blancs sont rejetés, mal traités. Et elle, pour avoir essayé les aider, est frappée.

    Ainsi, l’école marque l’éloignement des deux amis. Et les problèmes familiaux de chacun n’arrangent rien.

    Callum, dont la mère ne travaille pas, dont la sœur Lynette est folle depuis un accident de voiture, dont le frère Jude ne lui fait pas confiance et se montre méprisant pour cacher qu’il est jaloux. Dont la vie est un enfer parce qu’il est blanc et que les noirs le regardent comme un moins que rien.

    Sephy, dont la mère est alcoolique, dont le père est absent, qui n’est pas proche de sa sœur Minnie, et qui voit le noir au lieu de voir sa chance comparé à son ami.

    Les personnages sont bien faits. Sephy dans le rôle de la petite riche dont la famille cache tous ses problèmes, de la petite innocente maladroite et pleine d’espoir, et vraiment bien. On perçoit son évolution tout au long du livre.

    Callum, désillusionné dès le départ, qui finit dans la haine pour oublier l’amour, dont on suit également la chute.

    Minnie, la sœur de Sephy qui l’aime un peu quand même mais ne le montre pas du tout.

    Lynette, enfermé dans son monde, au milieu d’illusions bien à elle, et touchante. D’autant plus quand on découvre enfin les circonstances de l’accident.

    Jude est juste plein de haine. La haine de noirs, des règles, de son monde.

    Le racisme est abordé avec souplesse et rigueur à la fois. L’auteur sait faire réfléchir sur nos opinions. L’écriture est fluide. Ça se lit comme on mange des petits marrons glacés.

    On alterne les deux points de vus. Ainsi, on a deux visions des choses à la fois très différente et quand même un peu proche.

    Ce livre vaut vraiment le détour selon moi.

     

    Extrait : (choix : c’est le début d’un quelque chose qu’ils ne soupçonnent pas)

    « — Quoi ?

    — Est-ce que je peux t’embrasser ?

    — Pourquoi ?

    — Pour voir ce que ça fait, a répliqué Callum.

    Berk ! Double berk ! Mon nez s’est plissé malgré moi. S’embrasser ? Pourquoi est-ce que mon meilleur ami avait tout à coup envie d’un truc aussi… débile ?

    — Tu en as vraiment envie ? ai-je grimacé. »

     

    On adore : Le sujet abordé, le style, les visions des choses, l’histoire en elle-même.

    On regrette : Peut-être un peu plus de tendresse entre les deux lors l’épisode de l’enlèvement.

    Chronique du tome 2 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/la-couleur-de-la-haine-malorie-blackman-a105433748

    Chronique du tome 3 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-choix-d-aimer-de-malorie-blackman-a106776826

    Chronique du tome 4 : http://oceanlivresque.eklablog.fr/le-retour-de-l-aube-de-malorie-blackman-a107506132


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