• Revanche

    Cat Clarke

    Revanche, de Cat Clarke

    Titre en VO : Undone

    Année de la première publication (France) : 2013

    Nombre de pages : 491

    Editeur : Robert Laffont, collection R

    Site de l’éditeur : http://www.laffont.fr/site/page_accueil_site_editions_robert_laffont_&1.html 

    ISBN : 2-221-14021-4 (format kindle)

    Site de l’auteur : http://www.catclarke.com/ 

    Ma note : 5/10

    Publique conseillé : Filles et garçons à partir de 14 ans.

    Quatrième de couverture :

    Kai et Jem sont inséparables. Jem aime secrètement son meilleur ami, qui serait l'homme idéal s'il ne préférait les garçons... À la fin d'une soirée d'ivresse chez des amis communs, Jem rentre seule chez elle, Kai demeurant étonnamment introuvable. C'est le lendemain que tout bascule : la jeune fille reçoit un email de la part de ce dernier, avec en pièce jointe une vidéo de lui en compagnie d'un garçon qu'il a trouvé postée sur Internet. Cette vidéo plus que compromettante est très vite partagée par tout le lycée et Kai reçoit une salve d'e-mails agressifs qu'il ne peut bientôt plus supporter. Lui qui n'avait pas encore fait son coming out finit par craquer et se suicide... À la suite de ce drame, Jem prend trois résolutions : découvrir la vérité, venger son ami et se suicider elle aussi. Alors qu'elle mène sa petite enquête, elle reçoit un jour une lettre anonyme contenant trois noms : ceux des responsables. Sans hésitation, Jem abandonne son look gothique et décide d'approcher ces garçons. Mais sont-ils réellement les coupables ? 

     

    Mon avis :

    A sa sortie l’année dernière ce roman a fait beaucoup de bruit sur la toile. On nous parlait d’une histoire émouvante. J’avais donc beaucoup d’attentes et, je dois vous avouer que je suis assez déçue. Je ne ferais pas de résumé car il est assez complet.

     

    Parlons des personnages. Jem, la narratrice de l’histoire est agaçante et très vulgaire dans ses paroles. D’accord, elle est triste et dévastée mais ce n’est peut-être pas une raison pour être grossière à chaque page, non ? Vers la fin, elle se rend compte de ses erreurs et on peut « l’apprécier ». Kai, son meilleur ami, est homosexuel. On le rencontre par l’intermédiaire de lettre qu’il laisse à Jem. Il est touchant par son côté « fragile » mais fort. Louise, la petite sœur de Kai, est détestable au possible. Sasha, Lucas, Bugs, et Stuart, des amis de la jeune fille sont les plus populaires du lycée. Ils peuvent paraître sans cœur mais ne le sont pas.

     

    L’écriture est assez vulgaire, ce qui m’a dérangée. Les chapitres sont de longueurs inégales et peuvent passer très vite comme très lentement.

    Le sujet de l’homosexualité est très bien traité. On apprend que cette vie n’est pas toujours simple à assumer.

     

    La fin est touchante mais sans surprise puisque c’est écrit depuis longtemps dans le livre.

     

    Extrait : (choix : très touchant)

    « Je crois que ce que j'essaie de te dire, c'est que si tu rencontres des gens qui te rendent heureuse - mais vraiment heureuse - accroche-toi à eux. Parce que ça n'arrive pas si souvent. » 

     

    On adore : Kai, le sujet de l’homosexualité, la fin.

    On regrette : Jem, l’écriture trop vulgaire


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  • Desolation Road

    Jérôme Noirez

     

     

     

    Titre en VO : Desolation Road

    Année de la première publication (en France) : 2011

    Nombre de pages : 189

    Editeur : Gulf Stream Editeur

    Site de l’éditeur : http://www.gulfstream.fr/index.php 

    ISBN : 978-2-35488-129-0 (grand format)

    Site de l’auteur : http://www.jeromenoirez.fr/ et son blog :  http://jeromenoirez.over-blog.com/  

    Ma note : 10/10

    Publique conseillé : A partir de 13 ans, peut-être 14 (pour apprécier pleinement, il faut se plongé dans le contexte historique, le comprendre)

    Quatrième de couverture :

    CALIFORNIE, 1930. Dans le quartier des femmes de la prison de San Quentin, une jeune fille de dix-sept ans attend le jour de son exécution. Elle s’appelle June, a une bouille d’ange, parle avec maladresse et timidité. Elle raconte ce qui l’a mené là, sur la Desolation Road, la route de la désolation qu’on emprunte un jour et qu’on ne peut plus quitter : une passion absolue, déchirante, pour un garçon nommé David, une histoire d’amour ponctué par le vol, le kidnapping et le meurtre à travers la Californie de la Grande dépression, en compagnie des parias, des criminels et des fantômes. Quand le journaliste venu l’interviewer demande à June ce qu’est l’amour à ses yeux, elle répond : « De la poussière et des étoile monsieur. » Le long de la Desolation Road, il n’y a rien d’autre à contempler.

     

    Mon avis :

    Un coup de cœur !

    C’est pour moi une relecture (première lecture : dans le cadre du prix ados de Rennes en 2013), et ça reste un coup de cœur. C’est ce livre-ci qui m’a fait découvrir l’auteur, et qui m’a fait lire la dernière flèche.

    C’est l’histoire de June, 17 ans, qui est en prison. Un journaliste vient la voir pour qu’elle raconte son histoire. Tout au long de la Desolation Road, nous suivons donc cette adolescente, dans la passion au milieu de la grande dépression des années trente au Etats-Unis. Un genre de Road Movie, version livre.

    Dans son coin de campagne du Nevada, elle tombe amoureuse de David, qui l’aime aussi. Sa mère s’en va avec son oncle, et sa tante ne l’aime pas. David, battu par son père, fini par lui répondre, et le tue. Alors ils s’en vont tous les deux sur la route dans une Ford A. Ils rencontreront des gens dans leur cas, et deviendront des bandits par petits braquages, et rencontreront quelques criminels de plus ou moins grande envergure, ce qui les fera avancer plus loin sur la Desolation Road, jusqu’à la fin de la route. David est pendu, June attend son heure.

    Le journaliste, c’est Gayle. Comme tout le monde, il ne sait pas quoi penser de cette gamine. C’est vrai, il y a ses actes (braquage, meurtre, kidnapping), mais elle est tellement déconcertante. (Très honnêtement, moi-même, je ne sais pas quoi penser de June. Mais je me suis prise d’affection pour ce personnage très profond.)

     

    June est donc un personnage déconcertant, profond et indescriptible. Un truc que l’on sait avec certitude, elle aime David.

    David, je ne sais pas vraiment comment le décrire. Peut-être courageux et protecteur envers June. Et très amoureux.

    Gayle, lui, est, non pas absent, mais je dirais « fantomatique » dans l’histoire. On connaît un peu sa vie, et son avis sur June (qui se résume à « que penser ? »), mais on ne sait pas grand-chose de plus.

     

    C’est un roman à deux voix. On a Gayle qui raconte, quand il va au pénitencier, quand il parle avec June. Et puis, après, on a les paroles de June qu’il retranscrit (il écrit en sténographie ce que June lui dicte, et après, il les réécrit de façon normale, c’est à ce moment qu’on a la voix de June). Cela nous permet un avis extérieur sur June.

     

    Vous me direz que ce roman peut ressembler, dans les grandes lignes de l’histoire, à Une ado en prison. Mais seulement de loin. Certes, c’est une fille en prison qui raconte son histoire. Certes elle est arrivée là par amour. Mais ça s’arrête là. Desolation Road n’est pas bisounours, c’est pour les plus grands. Je trouve ce roman beaucoup plus réaliste que le premier. Et plus palpitant, plus profond, plus creusé. Et ici, on s’attache au personnage. June est plus profonde, elle a ce petit truc qui fait qu’on ne l’oublie pas.

     

    On a un style fluide, une belle histoire, un super personnage, et une très belle couverture (je trouve en tout cas, c’est ce qui m’a fait lire ce livre en premier pour le prix ados, la première fois que je l’ai lu).

     

    J’ai eu du mal à choisir entre romance et drame. Finalement, ce sera drame. Ce qui se passe touche plus au drame qu’à autre chose. Et la romance est présente, mais pas au premier plan.

     

    Pour bien se plonger dans le roman, il faut toutefois comprendre le contexte. Les Etats-Unis des années trente, qui a connu dans les années 20, l’avènement de la voiture, puis la crise de 29 qui jette 2 millions de sans-abri sur les routes en 1933, avec 25% de chômage, et il y a aussi la prohibition. Mais on a des documents annexes qui expliquent tous ça à la fin, qui sont très bien fait (il vaut mieux les lire avant le livre pour bien comprendre).

    Je trouve que le contexte est un plus, puisqu’il nous permet aussi d’apprendre. (La première fois que j’ai lu le livre, la prohibition, je savais juste que c’était l’interdiction de produire de l’alcool. Le pourquoi et les conséquences… Aucune idée ! Quant à cette société des voitures des années 20, je n’en savais rien !)

     

    Pour résumer tout ça, c’est un coup de cœur !

     

    (Juste un détail à mentionner : il y a un élément qui ne trouve pas d’explications dans le livre. Et j’ai beau chercher, je n’en trouve pas pour moi ! Ce bruit dans la mine m’intrigue… Mais il donne une ambiance au lieu… Bon, si l’auteur passe par là, (peu probable mais possible, après tout), une petite explication ?)

     

    Extrait : (choix : j’aime beaucoup cette réponse.)

    « — Qu’est-ce que c’est que l’amour pour vous ?

    Les doigts de June abandonnèrent le livre, se posèrent sur sa joue, puis s’en allèrent brosser ses cheveux. Elle les contempla ensuite comme si des paillettes d’or s’y étaient déposées avant de répondre :

    — L’amour… C’est de la poussière et des étoiles.

    Gayle médita cette sentence sans parvenir à lui trouver de signification. »

     

    On adore : Tout, de la première couverture à la quatrième de couverture !

    On regrette : Absolument rien !


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  • Une ado en prison

    Marc Cantin

     

     

     

     

    Titre en VO : Une ado en prison

    Année de la première publication (en France) : 2008

    Nombre de pages : 160

    Editeur : Coyote jeunesse, collection visage du monde

    Site de l’éditeur : non trouvé.

    ISBN : 978-2-9529152-2-9 (grand format)

    Site de l’auteur : http://cantin.over-blog.com/ 

    Ma note : 6,5/10

    Publique conseillé : Un publique plutôt jeunes, à partir de 11-12 ans.

    Quatrième de couverture :

    Il descendait du car. Je l’ai tout de suite remarqué. Lui aussi m’a vue. Mon petit frère disait tu viens Bahia et tirait sur ma main. Je passais le prendre tous les soirs en rentrant du collège. A cette époque, on disait encore Bahia est une gentille fille. C’est une brave petite, sa mère peut être fière d’elle. On l’aimait bien Bahia. On ne connaissait que Bahia, cette tendre fille à qui Anthony a souri.

    Ce roman à deux voix, où une adolescente et un juge s’affrontent, est inspiré par l’histoire réelle d’une jeune prisonnière.

     

    Mon avis :

    Nus avons ici un livre jeunesse basé sur une histoire réelle. Bahia a été inspiré par une ado en prison. Entraînée par Anthony, elle se sera « mal conduit » (et pas qu’un peu). Elle a 14 ans aujourd’hui, et le juge qui va devoir bientôt rendre son verdict lui rend visite en prison.

     

    C’est un roman à deux voix. Un chapitre sur deux, Bahia et le juge.

    Bahia est une passionnée enragée. Elle ne veut personne en travers de sa route. Et elle en fait les frais.

    Le juge veut être impartial.

    Anthony, il me semble un peu profiteur,  mais on le voit très peu, alors je ne sais pas vraiment.

    Dans ce roman, ce sont deux personnages qui se parlent.

     

    Le fait que le roman soit à deux voix lui donne une dimension plus grande que pour un autre roman.

     

    Il est écrit de façon très simple et épurée. C’est un drame, mais c’est jeunesse aussi. Un drame adapté en jeunesse en fait. Et pourtant, il reste vrai, et pas trop doux, réaliste. Et la fin est belle. Peut-être bisounours, mais en même temps, c’est jeunesse et adapté aux collégiens, faut pas s’attendre à trop non plus.

    C’est une livre très court, et écrit gros, je l’ai lu d’une traite, en une heure. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attacher au personnage de Bahia.

     

    Le livre est complété à la fin par un petit documentaire (« Des adolescents en prison… Pourquoi ? Comment ? ») et par une petit interview de l’auteur.

     

    Extrait : (choix : J’en sais rien.)

    « — Salut. Je m’appelle Anthony. T’es du coin ?

    J’ai dit oui pendant qu’Abel continuait à me tirer sur la main comme s’il voulait m’allonger le bras. Puis j’ai demandé :

    — Et toi, tu habites ici ?

    — Non, je me ballade.
    Il se baladait.

    — Tu ne vas pas au lycée ?

    — Le lycée ? J’ai passé l’âge pour ces conneries.

    Il a sûrement vu mes yeux briller. Je me souviens qu’ils brillaient. »

     

    On adore : Le style, simple et épuré.

    On regrette : Le côté bisounours de la chose, le manque d’attachement au personnage.

     


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  • Je veux vivre

    Jenny Downham

     

     

     

     

    Titre en VO : Before I die

    Année de la première publication (en France) : 2011

    Nombre de pages : 379

    Editeur : Pocket jeunesse

    Site de l’éditeur : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-jeunesse/ 

    ISBN : 978-2-266-21714-9 (format pocket)

    Site de l’auteur : non trouvé

    Ma note : 7,5/10

    Publique conseillé : Entre 12-13 ans et 20 ans environ.

    Quatrième de couverture :

    Tessa vient d’avoir 16 ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d’une leucémie. Partagée entre la révolte et l’angoisse, Tessa veut tout connaître de la vie avant de mourir, les interdits, la célébrité, l’amour…

    Aidée par sa meilleure amie, entourée par ses parents, Tessa se lance dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !

     

    Mon avis :

    L’histoire est déjà bien résumé dans le résumé, je crois que je n’ai pas besoin de revenir dessus, si ce n’est pour dire que le « entourée par ses parents » ne reflète pas bien les choses.

    Donc, voilà, Tessa veux vivre avant de mourir (d’où le titre). Elle fera ça à travers une liste de choses à faire.

     

    Tessa, elle est révoltée, elle est bouillonnante, elle en veut au monde. Pourquoi elle ? Mais en même temps, elle a peur, tout le temps. Ça fait un sacré mélange. Je ne me suis pas vraiment identifié en elle, mais je me suis quand même attachée à elle, je l’ai quand même comprise.

    Sa meilleure amie, Zoey, c’est le genre fonceuse, qui se fout de ce que les gens pense et qui vit sans penser au lendemain. Puis, elle finit par s’assagir (de façon un peu forcée). Les deux versions du personnage me plaisent.

    Cal, le frère de Tessa, et un petit garçon auquel je me suis beaucoup attaché. (Peut-être parce que certain point chez lui me rappelle mon frère quand il était plus petit.) Par contre, il est dit à un moment qu’il a 11 ans, mais dans son comportement, il me paraît beaucoup plus jeune, je dirais 8 ans.

    Adam, le voisin, et un gars super sympa, mignon et attentionné. C’est aussi un bon jardinier. Il s’occupe de sa mère.

    Le père de Tessa et un peu dépassé par les évènements, il n’arrive pas à admettre que sa fille va mourir. Il l’aime. Il a peur pour elle et il l’entoure, il veut la protéger.

    Sa mère est plus insouciante, elle aime Tessa, elle, au contraire du père, la peur la fait fuir, elle ne sait pas comment réagir. Elle finit quand même par comprendre.

    (Les parents sont séparés, au fait.)

    Tous les personnages évoluent dans le livre. Tessa, qui vit tout ce qu’elle peut, se prépare aussi inconsciemment à mourir. Cal et Adam se préparent à grandir, à vivre. Zoey s’assagit. Le père finit par mieux comprendre le pourquoi de la liste, la mère apprend à faire face. Tous, ils apprennent beaucoup dans le livre.

     

    Les chapitres sont assez courts. C’est un livre qui se lit de deux façons. Soit vous le dévorez, soit vous prenez tout votre temps.

    Il est assez particulier. Je m’explique. Je l’ai lu deux fois, la première fois je devais avoir 14 ans, et actuellement, j’ai 16 ans. Ma mère l’a lu aussi. Et bien, selon les âges, on ne voit pas le livre de la même façon. La première fois, l’histoire m’a touché, cette fois-ci, c’est plus le personnage. Quant à ma mère, et bien, elle m’a dit qu’elle avait mis beaucoup de temps à rentrer dans le livre, car le personnage est trop loin d’elle. J’ai fouiné un peu sur le net et autour de moi, et visiblement, les adultes ont plus de mal avec ce livre (d’où l’âge dans publique conseillé).

    Le style se base beaucoup sur l’observation. Tessa fait attention à beaucoup de détails dans ce qui l’entoure. Je n’y avais pas prêté attention à ma première lecture, mais c’est quelque chose qui m’a touché aujourd’hui.

     

    Extrait : (choix : j’aime bien ce passage.)

    « — Le pire qui puisse arriver, c’est quoi ?

    — Que cela fasse mal.

    — Ça fait déjà mal.

    Il acquiesce sans mot dire. Le temps paraît s’interrompre, tout s’arrête, et cette minute précise où nous nous regardons, si près l’un de l’autre, cette minute-là n’appartient qu’à nous. »

     

    On adore : Le style, l’évolution des personnages.

    On regrette : Le fait que ça s’adresse à un public précis.


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  • Et soudain tout change

    Gilles Legardinier

     

    Et soudain tout change, de Gilles Legardinier

     

     

     

    Titre en VO : Et soudain tout change

    Année de la première publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 367

    Editeur : Fleuve Noir

    Site de l’éditeur : http://www.fleuve-editions.fr/livres-romans/ 

    ISBN : 978-2-265-09750-6

    Site de l’auteur : http://gilles-legardinier.com/index.php 

    Ma note : 10/10 ! (Oui, un deuxième dix en si peu de temps, je tombe sur des bons livres en ce moment !)

    Publique conseillé : Honnêtement, je sais pas trop. Ça traverse les générations (ma tante et ma mère l’on lu aussi, tout comme ma grand-mère). Et fille comme garçons peuvent le lire (bien que ces derniers ne soient pas toujours sous leur meilleur jour…). Et je me vois parfaitement lire ça il y a deux ou trois ans. C’est tout public.

    Quatrième de couverture :

    Pour sa dernière année au lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie.
    À quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu’avant l’été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie… Du meilleur au pire, avec l’énergie délirante et l’intensité de leur âge, entre espoirs démesurés, convictions et doutes, ils vont expérimenter, partager et se battre. Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur …

     

    Mon avis :

    Un coup de cœur, je le dis haut et fort !

    C’est l’histoire d’un joyeux groupe d’ami, vu par Camille. C’est des jeunes qu’on retient. On commence par une récupération « ardue » de dossier d’inscription. Et puis la joyeuse bande s’en va, heureuse, pensant que c’est un des rares problèmes qu’ils auront jusqu’à leur bac à  la fin de l’année. Mais ils se trompent, il y aura bien plus grave et important…

    C’est drôle et touchant, on passe du rire à beaucoup d’émotions (et même parfois presque les larmes aux yeux, ce qui est déjà beaucoup pour moi qui ne pleure presque jamais pour un livre).

     

    Camille est une jeune fille qui se pose beaucoup de questions, une ado comme les autres, avec ses peurs et ses doutes. Plus souvent observatrice qu’actrice. Elle a bon cœur et est dévouée aux autres. Elle adore son chat, aussi.

    Sa meilleure amie, Léa, est plus démonstrative et sûre d’elle.

    Axel est un gentil garçon, celui dont nous rêvons toutes, je crois, mes chères camardes de célibat. Attentionné, doux et réservé, mais quand même sûr de lui, il dégage une énergie bien particulière. Et il est beau gosse.

    Tibor, lui, est un fou furieux, un des tarés comme je les aime, avec ses idées toutes plus farfelues les unes que les autres. Et en plus, il a la bosse des maths ! (Debo, je t’interdis toutes comparaisons.) En fait, je crois qu’il me fait autant craquer qu’Axel.

    Il y a aussi Léo l’agent secret, Manon dont les parents divorce, et beaucoup d’autres… (Dont certain bien moins sympathiques.)

    J’adorerais ravoir un prof comme Monsieur Rossi (j’en ai déjà eu que j’ai particulièrement appréciés et qui m’ont donnés beaucoup plus que de simples notions de cours). Les personnages nous touchent, on s’identifie à eux. Et on les aime. Nombreux et pas tous très importants ou creusés, ils mettent une ambiance et un ton particulier qui les rend tous indispensables, y compris le petit monsieur que Camille croise tout les matins en allant au lycée.

     

    On navigue entre le quotidien (faire en sorte que les parents de Manon ne puisse pas vendre leur maison et ne divorce pas, aider Axel à repayer une voiture qu’il a « abîmée », le chat qui saute sur le cerisier pour le première fois, aider une copine a débarrasser sa petite sœur d’un petit branleur de première, et j’en passe) et la situation dramatique qui remet tout en perspective. Comme dirait mon prof de français, c’est du « relativisme ». Mais celui-là (contrairement à celui qu’il s’obstine à nous faire passer et démontrer au travers de textes et de commentaires composés), est clair et pousse réellement à la réflexion.

     

    Le style est drôle, plutôt ironique, et on se tape des barres (ce qui m’a fait longuement hésiter sur la rubrique), mais il y a aussi les questions importantes de la vie, comme par exemple notre place dans le monde ou parmi nos proches. (J’aime beaucoup la théorie comme quoi nos proches seraient actionnaire de nous, je me suis amusée à faire le calcul de qui aurait quelles parts de moi sur un post-it orange avec un crayon de couleur bleu.) Je pense qu’on réfléchie aussi un peu, même si pas autant qu’on rit. En tout cas, moi oui.

     

    Que me reste-t-il à dire ? Beaucoup je crois. Je pourrais épiloguer pendant quelques heures, et peut-être faire un commentaire composé ou une dissert’ dessus ! Mais je vais m’arrêter là, ça risque de devenir ennuyant pour vous, pauvre lecteur que j’embête déjà depuis assez longtemps comme ça avec mes divagations. Je peux juste dire que je conseil chaleureusement ce livre.

     

    (Je vais juste rajouter que j’ai trouvé quelques citations, mais chut, l’auteur de ce livre n’est pas très fan des citations ou des intellos qui les utilisent trop.)

     

    Extrait : (choix : j’ai hésité entre beaucoup, mais trois en particulier, du coup vous aurez les trois)

    « On ne devrait donc plus dire un gros connard, mais un non-pensant en surpoids. »

    « Camille, on couche parce qu’on a envie. On aime parce qu’on a pas le choix. »

    « Il y a des gens comme vous plein la cours du collège. La seule différence, c’est la carte de crédit et les rides ! »

     

    On adore : Euh, je crois que la liste est trop longue pour l’exposer ici.

    On regrette : Absolument rien !

     


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