• Auteurs

    Dans cette rubrique, vous trouverez les fiches des auteurs :

    • Fabienne Kisvel wink2
    • Fabienne kisvel, questions intello
    • Rebecca Donovan clown
    • Céline Landressie he
    • Céline Landressie, questions clown
    • Evelyne Brisou-Pellen cool
    • Cindy Van Wilder glasses
    • Cindy Van Wilder,  questions winktongue
    • Cathy Cassidy tongue
    • A.L. Host eek
    • A.L. Host, questions glasses
    • Samantha Bailly sarcastic
    • Samantha Bailly, questions cool
    • Inès LB, questions yes
    • Jérôme Noirez cool 
    • Jérôme Noirez, questions ^^
    • Gilles Legardinier happy
    • Gilles Legardinier, questions yes
    • John Green winktongue
    • Cornelia Funke ^^
    • Veronica Roth clown
    • Sophie Kinsella glasses
  •  Merci beaucoup à l'auteur d'avoir pris le temps de répondre à ces questions, merci d'y avoir répondu avec beaucoup de détails happy

     

    1. D’où vous vient l’envie d’écrire ? Comment avez-vous commencé ?

    Adolescente, je n’ai jamais écrit de journal intime, mais une multitude de poèmes et de petites nouvelles dont il ne me reste pas grand-chose… Je me suis toujours raconté des histoires, commencé bien des livres, mais c’est à la suite du film « La rançon » avec Mel Gibson que j’ai été jusqu’au bout du récit. Ce film, qui relate la prise d’otage d’un enfant, montre que les scénarios sont souvent montés autour des ravisseurs ou des personnes qui se battent pour récupérer l’otage, mais, dans les deux cas, on ne parle pas du ressenti et du vécu du captif. C’est en m’appuyant sur mon expérience professionnelle (psychologue spécialisée dans le syndrome de stress post-traumatique) que j’ai écrit mon premier roman, « Éclipse de vie », en 2012.

     

    2. Votre livre préféré ?

    Celui que j’emmènerai sur une île déserte ? Le Petit Prince de Saint Exupéry.

     

    3. Votre façon d’écrire. Plutôt clavier et ordi ou encre et papier ? Avec un plan bien défini ou une trame légère qui laisse place aux imprévues ? Pourquoi ? Perfectionniste ou non ? Un peu, beaucoup, trop ?

    Plutôt clavier, avec plein de petits bouts de papier que je sème partout avec une multitude de phrases, mots, idées... Un plan ? Plus ou moins, je dirais une trame et une écriture non linéaire, ce qui est parfois un problème pour raccrocher les morceaux... Parce que suivant l’humeur du jour, on a envie d’écrire une scène dramatique ou d’amour, ou de décrire un beau paysage. Oui, plutôt perfectionniste, j’y reviens souvent, je change un mot, un verbe, je cherche celui qui correspond le mieux à ce que je veux dire, surtout aux ressentis, cela correspond à des différences imperceptibles, mais c’est là toute la richesse de la langue française.

     

    4. Votre relation avec vos personnages ?

    Très affective, il faut que je les aime avec leurs qualités et leurs défauts, quant aux méchants, je les hais véritablement, mais je crée rarement des personnages manichéens, je pense qu’il y a une part de lumière et une part d’ombre dans chaque individu. Bref, mes sentiments par rapport à mes personnages sont plutôt exacerbés.

     

    5. Et avec vos livres ?

    Eh bien, curieusement c’est un peu comme avec un bébé, au début, on le materne, on ne le laisse pas être lu par tout le monde, on a de grandes espérances, et puis petit à petit, on le laisse plus libre, voler de ses propres ailes. Les lecteurs peuvent s’en emparer...

     

    6. Trois mots qui définissent « écrire ». (+ explications, si vous le souhaitez)

    Être dans sa bulle, vivre intensément une autre histoire, palpiter, se couper aussi du monde réel.

     

    7. Même question avec « lire ».

    S’évader, s’émouvoir (ou pas), découvrir.

     

    8. Ça vous fait quoi de rencontrer vos lecteurs ?

    J’adore ! C’est une véritable récompense, le partage, la vision de l’autre qui peut être si différente de la mienne, et ce que l’on a raconté et qui vous échappe... Je dis toujours qu’un livre c’est comme un tableau, il ne peut vivre qu’à travers le regard de l’autre... Seul dans le noir, il ne sert à rien et, il meurt.

     

    9. Vos sources d’inspirations ? Plutôt films et livres ou réalité ? Un mix des deux ? Autre chose ?

    Alors là difficile... Tout, la vie quoi... et, les films, une scène, un acteur, un moment bouleversant. Mais aussi les odeurs, les couleurs et les lieux des pays dans lesquels j’ai vécu, ou que j’ai visité, quelquefois, les histoires extraordinaires des gens ordinaires… Pas trop les livres, je crois que bizarrement, j’ai besoin du visuel. D’ailleurs, je décris toujours des images ou des scènes que j’ai dans la tête.

     

    10. Le problème de la page blanche, petits déboires et grandes impressions. (Sujet de rédaction du jour.)

    Non, pas vraiment de page blanche, parce que si je n’ai pas l’inspiration, je fais un autre chapitre (d’où le problème de la linéarité), j’ai même plusieurs livres en incubation, je peux aller de l’un à l’autre. Les déboires ? Lorsque je m’aperçois que ce que j’ai écrit deux mois auparavant ne correspond plus, par exemple je parle d’un personnage secondaire et j’ai oublié que je l’avais tué... Grandes impressions : Lorsque je reprends le début d’un livre et que je ne me souviens plus de certains passages (je mets deux ans à écrire un roman) et que, bêtement, mon cœur palpite, alors là, je sais que c’est bien, car ce que je cherche, avant tout, c’est l’émotion.

     

    11. Avez-vous déjà écrit à quatre mains ? Tenté d’essayer/recommencer ? Pourquoi ?

    Je n’ai jamais écrit à quatre mains... Pourquoi pas ? Le problème c’est de trouver le temps (et bien sûr la personne), parce que j’ai trois enfants, je travaille en tant que psychologue, et que je fais déjà ce que je peux pour trouver du temps à moi pour écrire...

     

    12. Utilisez-vous des fiches pour créer vos personnages ?

    Non, pour quoi faire ?

     

    13. Comment vous est venue l’idée de L’homme en bas de chez elle ?

    J’avais très envie d’écrire sur l’Afrique ; j’ai passé mes années de lycée au Gabon et j’ai gardé de ce continent le souvenir d’une terre de contraste ; alliant luxuriance et aridité, opulence et famine, pluies diluviennes et soleil de feu, silence et rythmes… Et, une phrase rapportée par une amie infirmière a été le déclenchement de la genèse du personnage de Mathieu ; un SDF, un peu rudoyé, aux urgences s’était écrié : « Je suis un être humain tout de même, et vous ne savez rien de moi et de mon histoire ! »

     

     

    14. De quels personnages vous sentez-vous la plus proche ?

    Je préfère mes personnages masculins, j’aime leur fragilité, je crois que les femmes sont plus fortes. Il faut que je sois un peu à la place de l’héroïne et que je tombe amoureuse, il me semble que mes personnages féminins sont moins attachants.

     

    15. Avez-vous, dans votre vie, connu un homme qui vous a inspiré Mathieu ?

    Non, vraiment pas, c’est un savant mélange et puis nous ne sommes jamais dans la tête de l’autre, alors que je suis dans la tête du héros de l’histoire.

     

    16. Avez-vous déjà visité les pays dans lesquels se rendent les personnages ?

    Oui, je connais les lieux que je décris dans « l’homme en bas de chez elle », ce qui ne sera pas le cas dans mon prochain roman.

     

    17. Y aura-t-il une suite de prévue ? Si oui, pouvez-vous nous dire la date ?

    Il y a une suite qui est écrite au trois quarts, j’espère l’avoir finie pour le mois de mai/juin 2017. Le titre provisoire est « Les neiges assassines » (scoop !). Nous rejoignons Mathieu en Afghanistan pour un périple terrifiant dans les montagnes de l’Hindou Kouch, où il tentera de sauver Marie...

     

    18. Qu’avez-vous voulu transmettre à travers ce roman ?

    Je ne sais pas si je cherche vraiment à transmettre un message... Sûrement à dénoncer, mais, surtout à conter.

     

    19. Avant de vous laisser retourner vaquer à vos occupations, je m’excuse de vous avoir embêté et je vous remercie d’éclairer nos lanternes sur ces quelques questions (pour le blog, certes, mais je dois bien l’avouer, aussi un peu pour notre curiosité personnelle). Je vais vous demander encore deux petites choses… D’abord, si vous avez quelques mots que vous souhaitez faire passer ? Un petit message ?

    Peut-être d’abord un coup de gueule. Je lis énormément, au moins un livre par semaine et je dois bien dire que seulement quelques-uns (deux ou trois par an) retiennent mon attention, je comprends de moins en moins le choix des éditeurs... Si nous ne tenons pas compte des gens connus qu’il est plus facile de vendre, d’autres livres trouvent leur place dans les librairies qui sont totalement inintéressants. On s’ennuie à les lire, on ne s’attache pas aux protagonistes ; ils peuvent être torturés, battus, disparaître, on s’en fou complètement, il y a parfois une forme de masturbation intellectuelle où l’auteur se perd dans des digressions abracadabrantes. Un livre doit nous émouvoir, nous faire trembler, vibrer, raconter du drame, de l’aventure, de l’amour (sans tomber dans la new romance souvent en très mauvais français). Il doit y avoir une vraie histoire avec du rythme, de belles descriptions, du suspense, c’est un peu comme un film, il ne suffit pas d’avoir un titre, de bons acteurs, de beaux décors pour que le film soit bon, il faut d’abord un vrai scénario ! Et d’autre part, merci à vous mes lectrices et lecteurs, et aux bloqueuses, blogueurs, sans vous, nous auteurs « autopubliés », n’existerions pas. Ce sont vos chroniques, vos avis, et le bouche-à-oreille, qui permet aux bons livres, ceux qui nous donnent du plaisir, de prospérer et de s’épanouir, et qui nous permettent nous auteurs d’avoir envie de continuer à vous raconter de belles histoires.

     

    20. Et enfin (j’espère ici une réponse spontanée, sans réflexion aucune) pourquoi aimez-vous écrire ?

    Alors en trois mots ? S’évader, dénoncer, raconter. 


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    Fabienne Kisvel

     

     

    Biographie : 

    Docteur en psychologie, Fabienne Kisvel raconte des histoires poignantes.

    Elle a vécue sur divers continents : Afrique, Amérique du Sud... 

    L'homme en bas de chez elle est l'un de ses premiers romans. 

    Site : Aucun

    Genre de prédilection : Contemporain 

    Bibliographie : 

    *L'homme en bas de chez elle

    *Eclipse de vie


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    Rebecca Donovan

     

     

    Rebecca Donovan

     

      

    Biographie : Rebecca Donovan commence véritablement à écrire au moment où elle se retrouve sans emploi. Sa série dramatique "Ma raison de vivre" est son premier grand succès. 

    Site : http://www.rebeccadonovan.com/

    Genre de prédilection : Drame 

    Bibliographie : Série Ma raison de vivre

                                *chronique du tome 1

                                          *chronique du tome 2

                                          *chronique du tome 3


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  • Nous remercions Céline Landrssie d'avoir répondu à nos questions avec sincérité, honnête et détails ! Merci de vous être prêté au jeu. 

     

    1. D’où vous vient l’envie d’écrire ? Comment avez-vous commencé ?

        

      Je ne sais pas d’où elle vient, elle a toujours été là. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu recours à l’écrit pour exprimer soit mes réflexions, soit mon imaginaire. La première nouvelle que j’ai couchée sur papier, j’avais neuf ans. Je l’ai tapée sur la machine à écrire de ma mère (qui faisait un boucan de tous les diables !). Mais il m’aura fallu longtemps pour envisager de réellement me lancer dans ce métier. Premièrement car je savais que c’était là une voie extrêmement difficile, et sans grand espoir ; et aussi car je considérais ne pas avoir le niveau requis. J’ai d’ailleurs détruit au fur et à mesure tout ce que j’ai pu produire avant « la Floraison » ^^’.

       

       

    2. Votre livre préféré ?

       

      Spontanément, je dirais l’Histoire Sans Fin, de Michael Ende. Ce livre a vraiment marqué mes jeunes années, j’ai passé de longues heures à rêver de ce monde, merveilleux et parfois inquiétant.

       

        

    3. Votre façon d’écrire. Plutôt clavier et ordi ou encre et papier ? Avec un plan bien défini ou une trame légère qui laisse place aux imprévues ? Pourquoi ? Perfectionniste ou non ? Un peu, beaucoup, trop ?

       

      J’écris 98% sur traitement de texte, mais lorsque je rencontre un blocage, je le contourne en général en reprenant crayon et papier pour quelques pages. Les notes concernant l’univers sont prises pour moitié à la main et pour moitié par ordinateur, ce qui représente au final un très gros volume d’informations.

       

      J’établis un plan pour chaque tome. Ayant une vision précise de cet univers et de ce qu’il s’y produit (ou va s’y produire), je me dois d’être rigoureuse. Laisser courir la plume ne conviendrait pas du tout à un projet comme celui-ci. Toutefois, le plan ne contient que les grandes lignes du récit, et quelques « moyennes lignes ». Le reste est à la discrétion des personnages, de leurs humeurs et de leurs réactions. J’ai appris à ne pas chercher à contrecarrer « leur volonté », faute de quoi le récit n’avance plus d’un pouce :’) !

       

      Perfectionniste, oui. À outrance. Lorsque je confie le manuscrit d’un tome, il a été lu, relu et peaufiné une bonne dizaine de fois, jusqu’à ce que tout me semble y être. Si pour quelques raisons, je n’ai pas le temps matériel de lire et relire comme je le souhaite, je garde un goût d’inachevé insupportable. Je ne peux pas rendre un manuscrit dans ces conditions ^^’ Écrire est pour moi un métier, pas un hobby. J’aborde donc la chose avec autant de conscience professionnelle qu’un artisan passionné par son métier, si je puis me permettre ce parallèle. Cela engendre beaucoup de stress, mais aussi de perpétuels challenges qui m’empêchent de me « reposer sur mes lauriers ». À la fois un bien et un mal, en somme, mais l’on ne se refait pas ^^’

       

       

    4. Votre relation avec vos personnages ?

       

      Fusionnelle. Je sais déjà que lorsque la saga et les spin-offs (si j’ai la chance de pouvoir tous les rédiger) seront achevés, ils vont beaucoup me manquer. J’ai passé un tel nombre d’heures à me consacrer à eux, à les « écouter » si je puis dire, qu’ils font partie de ma vie. Cela dit, j’ai plusieurs autres projets littéraires en tête - de plus en plus, à vrai dire -, alors il faudra bien trouver un équilibre ^^ !

       

       

    5. Et avec vos livres ?

       

      Conflictuelle, pour l’instant. Conséquence du perfectionnisme mentionné plus haut, ainsi que de diverses péripéties survenues durant leur création. Aussi je m’efforce de ne les considérer que pour ce qu’ils contiennent, et non pas pour les événements bien réels, et fort pénibles, qu’ils peuvent me remémorer.

       

       

    6. Trois mots qui définissent « écrire ». (+ explications, si vous le souhaitez)

       

      Exigence, persévérance et espoir. Il faut beaucoup des trois pour tenir dans le monde du livre et de l’édition, lequel est très loin d’être un long fleuve tranquille.

       

    7. Même question avec « lire ».

       

      Empathie, attention et voyage. Car sans les deux premiers, le troisième peut difficilement avoir lieu. En revanche, si tous les ingrédients y sont, je ne connais pas de plus grand dépaysement ou de plus grand bol de fraîcheur que la lecture.

       

    8. Ça vous fait quoi de rencontrer vos lecteurs ?

       

      Cela a toujours un goût de rêve éveillé ! C’est incroyable de rencontrer des personnes qui ont lu votre prose et, mieux, qui s’enthousiasment pour elle. C’est une chance, un honneur, de pouvoir vivre ces moments. Je suis déjà très reconnaissante aux lecteurs qui s’intéressent à la saga, cela me touche beaucoup que de surcroît l’on puisse avoir envie de passer me dire un petit bonjour ^^’ !

      Puis c’est terriblement précieux, car c’est grâce aux lecteurs qu’une œuvre peut survivre. Sans lecteurs, pas d’auteurs, tout simplement. L’époque des mécènes étant révolue, être publié relève davantage de questions financières et commerciales que de passion pour les Lettres. Il ne faut pas se leurrer, un titre qui ne paraît pas « réussir » financièrement aux yeux de ceux qui le financent est voué à la disparation. Alors, évidemment, rencontrer les lecteurs induit autant de choses émouvantes à titre personnel que de l’espoir à l’état brut pour la saga :)

       

       

    9. Vos sources d’inspirations ? Plutôt films et livres ou réalité ? Un mix des deux ? Autre chose ?

       

      Un mix des deux, de nombreux livres et films de tous poils m’ont interpellée.  Mais l’inspiration vient surtout de ce qui me préoccupe dans la vie réelle. Les questions que je peux me poser, les espoirs ou déceptions, les grandes joies comme les grandes peines. La vie elle-même, en somme.

       

       

    10. Le problème de la page blanche, petits déboires et grandes impressions. (Sujet de rédaction du jour.)

       

      La page blanche est, en ce qui me concerne, directement lié au taux de stress. Plus celui-ci est élevé, moins la créativité pourra s’exprimer. Les déboires et soucis de santé ayant été nombreux au cours des dernières années, l’inspiration a souffert, engendrant de nombreuses journées de « pages blanches ». C’est ennuyeux car cela ralentit le processus, or personne n’a envie de piétiner, quel que ce soit le projet en cours. Puis, dans ce type de phase, on a tendance à se croire « rouillé », à penser que l’on n’y arrivera plus, ou que l’on s’échine pour rien, et blablabla… C’est pénible, mais tous les métiers artistiques sont soumis aux mêmes aléas, puisque tous sont liés à la disponibilité créative de l’esprit. Il faut apprendre à composer avec ces mauvaises passes et à trouver son chemin, même s’il est très lent, car mieux vaut avancer un petit peu que pas du tout ^^ ! « Après la pluie, le beau temps », prétend le dicton. En s’accrochant, les périodes de panne sèche finissent toujours par passer.

       

       

    11. Avez-vous déjà écrit à quatre mains ? Tenté d’essayer/recommencer ? Pourquoi ?

       

      Non, jamais. Pas tentée d’essayer, plutôt réfractaire à l’idée car cela ne me conviendrait pas, je ne pense pas avoir une méthode de travail compatible avec un tel projet. Je suis bien trop maniaque, ai une vision trop pointue du résultat souhaité, et travaille/pense trop les textes dans leurs moindres détails/double sens/etc pour pouvoir m’adapter à l’immixtion de quelqu’un d’autre, quel qu’il soit.

      Mais peut-être qu’avec le temps, et surtout sur d’autres types de projets, mon point de vue sur la question évoluera :)

       

        

    12. Utilisez-vous des fiches pour créer vos personnages ?

       

      C’est le contraire, en fait. Une fois qu’il a « pris corps », il donne lieu à une fiche, car il faut pallier les déficiences mémorielles, même lorsqu’on est l’auteur ^^’. Le recours aux notes est indispensable pour se souvenir de tous les éléments importants, d’un tome à l’autre. Mais ça s’arrête là. Si la question sous-entendait : « avez-vous une fiche préétablie que vous remplissez, un champ après l’autre champ, pour créer l’ossature d’un nouveau personnage », la réponse est non. Les personnages naissent spontanément, et souvent de manière impromptue.

       

       

    13. D'où vous est venue l'idée de Rose Morte ?

       

      L’idée m’est venue alors que je créais un personnage, a priori anodin, dans un jeu vidéo. Rapidement, ledit personnage a totalement échappé au simple divertissement. L’imaginaire a pris presque tout de suite le relais, me brossant un portrait du personnage que je jugeais captivant. Puis s’est révélé à sa suite un univers complexe, trop riche pour que je le laisse à l’état d’idée flottante. J’ai alors commencé à prendre des notes, à écrire quelques pages en pensant en faire une nouvelle… puis un roman… puis il s’est avéré que rien de tout cela ne rentrerait en un seul tome. Si je voulais consigner cette histoire, ce serait forcément une saga.

       

       

    14. Comment avez-vois créer cet univers si riche ?

       

      Voir à la question ci-dessus :) ! Je n’ai pas la sensation de l’avoir créé, il semble qu’il se soit créé tout seul quelque part dans un recoin de mon subconscient, avant de remonter à la surface une fois prêt. Néanmoins, je passe beaucoup de temps à développer divers points de cet univers « spontané » en effectuant les recherches adéquates. Lorsque je rédige, je m’efforce de savoir un minimum de quoi je parle - une autre raison qui demande beaucoup de temps pour la création d’un tome de RM : les recherches, essentiellement historiques -, alors je creuse. Force est de constater que ce que j’ai pu trouver a beaucoup étayé l’inspiration, ou l’intuition, initiale.

       

       

    15. La relation Rose/ Artus peut-elle évoluer vers une histoire d'amour ?

       

      Parce que ce n’est pas déjà le cas ^^ ?  Rose Morte n’a jamais été une romance balisée, à l’eau de rose (sans mauvais jeu de mots) et ne le deviendra pas. Ce projet s’attarde sur la difficulté, parfois insurmontable, des relations humaines. Lesquelles relations sont, dans le monde réel, multiples, complexes, semées d’embûches et fréquemment douloureuses. D’ailleurs, en règle générale, plus le lien est passionnel et plus mal les choses se passent. Or, les relations que nous entretenons avec notre prochain (élu de notre cœur, famille, ami, voisin, collègue, etc) conditionnent les choix que nous faisons, la manière dont nous allons évoluer, dont nous allons appréhender les autres. Tout, strictement tout, est d’abord question de relations humaines. C’est là-dessus que se penche principalement la saga.

      C’est aussi pourquoi jeter son dévolu sur Rose Morte pour occuper une soirée de déprime serait probablement mal inspiré. Cette saga n’est pas taillée pour remonter le moral ou apporter du réconfort quant au monde et à la nature humaine ^^’. S’il faut situer le projet, alors sans conteste il s’agit d’une saga dans la veine (hum…toujours sans jeu de mots ^^) des romans fantastiques/gothiques du 19e siècle. À savoir : sombre, pragmatique malgré la dimension fantastique, mais aussi émotionnellement touffu.

       

       

    16. Artus laissera-il une plus grande liberté à Rose par la suite

       

      Rose est une femme très indépendante, bien trop pour son époque. Rien ni personne ne peut entraver cela, elle est parfaitement libre. Les efforts et concessions qu’elle a pu fournir furent faits par amour, non par contrainte. Quant à Artus, il a une lourde charge sur les épaules, laquelle requiert une vigilance sans faille. Ceci explique sans doute le « cela », dont vous gardez l’impression ^^

       

       

    17. Y aura-il un tome 4 ? Combien de tomes comptera approximativement la série ?

       

      Un tome 4 et un tome 5. La saga « principale » a toujours été annoncée en 5 tomes depuis sa parution en grand format, il y a 4 ans. Toutes les infos sont à disposition sur la page facebook, ou le site :)

       

       

    18. Pouvez-vous en dire un peu plus sur l'Érudit et sur ce qu'il souhaite vraiment ?

       

      Répondre à cette question donnerait une illustration parfaite à l’expression : «  se tirer une balle dans le pied » x’) ! Ce point est l’un des axes principaux de la saga, je suis désolée mais le seul moyen d’en apprendre plus sera… de lire :D

       

       

    19. Avant de vous laissé retourner vaquer à vos occupations, je m’excuse de vous avoir embêté et je vous remercie d’éclairer nos lanternes sur ces quelques questions (pour le blog, certes, mais je dois bien l’avouer, aussi un peu pour notre curiosité personnelle). Je vais vous demander encore deux petites choses… D’abord, si vous avez quelques mots que vous souhaitez faire passer ? Un petit message ?

       

      Vous ne m’avez pas embêtée du tout ! Au contraire, je vous remercie toutes deux de votre intérêt :)

      Si j’ai un message ? Oui, encore et toujours le même : milles fois merci aux lecteurs qui suivent et soutiennent inlassablement cette saga. Vous êtes nombreux à avoir témoigné votre impatience  et enthousiasme pour le tome 4, ainsi que les projets de spin-off (notamment  Bleu Nuit , héhé ^^), je ne saurais dire combien c’est revitalisant, réconfortant, et important. Je vais rabâcher, mais sans vous, lecteurs, aucun projet ne peut survivre. À commencer par celui-là. Alors, merci, merci beaucoup !

       

       

    20. Et enfin, (j’espère ici une réponse spontanée, sans réflexion aucune) pourquoi aimez-vous écrire ?

       

      Pour rêver. Et aussi parce que ça me donne l’illusion de pouvoir - peut-être, avec un peu de chance - toucher le cœur des gens.

     


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  •  

    Céline Landressie

     

    Céline Landressie

     

      

    Biographie : Céline Landressie est née en 1979. Passionnée par l'Histoire et le fantastique depuis son plus jeune âge, elle donne vie à Rose, une héroïne au caractère bien affirmé. 

    Site : http://celinelandressie.fr/

    Genre de prédilection : Fantasy, fantastique 

    Bibliographie : trilogie Rose Morte *(chronique du tome 1)

                                                                 *(chronique du tome 2)

                                                                  *(chronique du tome 3)

     


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